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Traiter et prendre en charge les psychopathes, sociopathes, personnalités "borderline"

samedi 3 décembre 2005, par Louÿs Jacques

Article lu à 19863 reprises

 


Introduction


Ce que nous appelons ainsi est centré, au niveau clinique, sur le passage à l’acte agressif. C’est une impulsivité incontrôlée et malheureuse. Elle est particulièrement mal supportée quand elle se porte sur d’autres que la personne et les amène à souffrir considérablement. C’est un symptôme qui peut très bien être dirigé aussi sur la personne elle-même, afin de la faire souffrir directement. Voir l’exposé du tableau clinique dans l’article intitulé : Psychopathie, sociopathie, personnalité borderline.

Pour comprendre la logique utilisée ici pour établir cette clinique, il faut la resituer dans la conception du psychisme décrite dans l’article : Le modèle oscillatoire de la réalité psychique : un modèle trans-niveaux.

Brièvement, nous considérons que le passage à l’acte agressif résulte de deux effondrements successifs de fonctions psychiques opposées. Ces fonctions sont normalement en équilibre oscillatoire harmonieux (homéostasie psychique). Un pôle de l’oscillation s’effondre, puis l’autre, pour aboutir à un passage à l’acte, hétéro ou auto-agressif. Un caractère de base peu harmonieux, aggravé par un moyen de défense peu efficace, conduit à l’apparition de décompensations symptomatiques.

Il ne faut pas confondre, à notre sens, la psychopathie avec la personnalité antisociale, plus proche de la perversion. Voir l’article : La perversion-psychose dans le registre social du psychisme : passages à l’acte agressifs paranoïaques, attentats, massacres, génocides, guerres totales, “suicides” collectifs.... Nous la distinguons, aussi, de l’écroulement résultant du caractère hystérique dont les défenses sont débordées. Cela, même si une personne peut présenter des traits impulsifs appartenant aux deux types d’écroulement psychique, notamment quand apparaît une tentative de suicide : voir l’article Articulation clinique : suicides et disparitions impulsives avec névrose imaginaire compensatoire.

Pour une recherche bibliographique à ce sujet, consultez le travail du Dr Linda Sarfati à la page : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE - 1. DEFINITION - GENESE - EVOLUTION CLINIQUE et suivantes, travail effectué pour la Haute autorité de santé (HAS) à l’occasion de l’AUDITION PUBLIQUE - Prise en charge de la psychopathie - Jeudi 15 et vendredi 16 décembre 2005 - Ministère de la Santé et des Solidarités

 


Les deux effondrements successifs


Premièrement, des personnes ont des capacités d’adaptation faibles au préalable dans leurs relations sociales ou personnelles, sexuelles ou dyadiques. Un épuisement de leurs capacités d’action structurée se produit un jour dans ces registres relationnels, en globalité ou dans un registre plus particulier. Cela se passe :

  • lors d’un changement de responsable ou de règles dans la collectivité dont elles participent,
  • lors d’un changement des responsabilités sociales qu’elles doivent elles-mêmes tenir, ou par immersion dans un champ social trop difficile pour leurs capacités d’adaptation,
  • par fatigue corporelle s’accentuant ou vieillissement se profilant,
  • par difficulté d’assumer une position sexuée ou une relation de pouvoir.

Ce qui est le plus en jeu dans tout cela, ce sont les capacités d’adaptation à de la nouveauté, à des situations nouvelles. Ces capacités sont très faibles de fond.

Arrive un état d’épuisement de l’action structurée qui provoque, en contrecoup, un état hyperémotionnel. Il peut être déjà “réactionnel” si cet effondrement est soudain : peur horrible (“attaque de panique”), dépression réactionnelle, gaieté irraisonnée, honte insupportable, culpabilité intense, colère déchaînée etc.

Mais, il peut s’établir plus lentement, ou bien les moments réactionnels peuvent devenir de plus en plus rapprochés. L’hyperaffect devient chronique comme moyen de défense contre le risque, que la personne sent venir, d’apparition du symptôme de passage à l’acte agressif. Un état prolongé d’hyperaffect peut se réaliser alors, état que la personne tiendra plus ou moins longtemps jusqu’à l’épuisement secondaire de ses capacités à le tenir. On parlera de dépression, de manie ou d’équivalent dépressif ou maniaque puisque les autres affects, hormis l’humeur, sont très mal repérés et pris en compte pour eux-mêmes en clinique (au mépris de la réalité).

Surgit, alors, chez ces personnes en état hyperaffectif au long cours, la réapparition de l’action, sous une forme impulsive et malencontreuse : le passage à l’acte agressif. La personne peut pendant longtemps s’accrocher à son état hyperaffectif, lutter contre l’envie du passage à l’acte et essayer de le retenir. On parle, par exemple, de l’apparition d’obsession-impulsions ou d’intuitions délirantes et d’hallucinations survenant à bas bruit, avant que l’explosion ne se fasse.

Mais, chez d’autres personnes, la surcharge des capacités psychiques affectives est telle et/ou la faiblesse de celles-ci si prononcée d’emblée, que se provoquera un deuxième effondrement quasi-immédiat des capacités affectives. On aura un passage à l’acte quasi-simultané de l’effondrement des capacités d’actions structurées, comme une déstructuration massive et soudaine de l’action face à un obstacle. C’est cela qui qualifie, au mieux, la personnalité borderline. Les deux effondrements se suivent quasi immédiatement, souvent dans un aspect d’intolérance totale à la moindre frustration, mais parfois par simple épuisement des capacités psychiques de la personne .

Les passages à l’acte agressifs rencontrés peuvent être :

  • des destructions d’objets incohérentes,
  • de la violence sociale idiote,
  • de la domination interindividuelle soudaine et méchante,
  • des vols irraisonnés,
  • des attentats à la pudeur irrésistibles,
  • des viols impulsifs,
  • des dons sexuels de soi-même inconsidérés à l’ogre pervers rencontré...

Sur soi-même, on aura aussi les différents types :

  • d’automutilations avec des objets tranchants (lacérations),
  • avec les ongles (griffures... jusqu’à l’énucléation),
  • avec les dents (morsures, déchirures),
  • avec des seringues pour s’injecter des produits divers,
  • avec des manoeuvres de vomissements,
  • l’utilisation de moyens de purges incoercibles,
  • l’ingestion de produits capables de provoquer des ivresses aiguës...

En soi-même, plus intériorisées, les impulsions agressives auront l’aspect :

  • de brusques hallucinations péjoratives et injurieuses,
  • d’interprétations persécutrices immédiates (voir une description clinique plus complète dans l’article sus cité).

Il est important de ne pas trop séparer ce qui est impulsivité interne de ce qui est automutilation ou impulsivité externe, car, si une personne peut garder une certaine monotonie de ses passages à l’acte, répétant sans cesse le même type d’auto ou d’hétéro-agressivité, car s’effondrant généralement dans le même registre psychique, elle peut parfois varier et symptomatiser dans un autre registre : un halluciné habituel reste fort capable, aussi, d’automutilation et de passage à l’acte hétéroagressif. Cela complique considérablement la prise en charge de ces états.

La logique du deuxième effondrement, à savoir celui des capacités affectives, explique pourquoi le borderline passe à l’acte sans rien éprouver affectivement, sans frein perceptible à ce niveau. Il n’éprouve rien dans son ressenti. Il ne pense à rien non plus sur le moment. Cela explique aussi que l’acte agressif n’est pas un retour à une action structurée réussie sur soi-même ou sur l’autre. Ce n’est pas une manoeuvre disciplinaire, mais cela reste un symptôme d’agressivité inconsidérée et malheureuse pour tout le monde, y compris pour la personne elle-même, au vu des conséquences immanquables de ses impulsivités.

Mais, que la personne tienne durablement ses moyens de défense affectifs ou que ce passage à l’acte borderline surgisse dans un double effondrement quasi instantané, changera toutefois la manière d’aborder la prise en charge de ces problèmes souvent très éprouvants de comportement.

 

1 ) Dans le premier cas, on traitera la personne comme une personne présentant des troubles de l’humeur ou assimilés, comme une psychose affective. Y compris avec des médicaments, mais au risque de provoquer intempestivement le passage à l’acte par une sédation brusque de l’affect (avec des neuroleptiques) et une exagération soudaine des capacités d’action (avec des antidépresseurs IRS). C’est le cas si l’on n’est pas loin de l’effondrement des défenses affectives de la personne, quand on s’en occupe. Et, ne penser qu’aux médicaments, entraîne tout de suite le risque d’oublier les problèmes des autres registres qui facilitent l’épuisement psychique de la personne et de ne pas réussir, vraiment, à résoudre le problème.
2 ) La prise en charge, dans le deuxième cas, est la prise en charge, proprement dite, de la personnalité borderline et de ses symptômes si pénibles que sont les passages à l’acte agressifs, brusques et souvent très répétitifs. Au moindre blocage d’action, à la moindre surtension affective concomitante, elle s’effondre et passe à l’acte. Tout le traitement consiste donc à traiter le passage à l’acte, puis à limiter les apparitions des passages à l’acte en veillant à éviter les surtensions affectives et les effondrements affectifs concomitants des épuisements d’action. Cette surtension calamiteuse a un seuil d’apparition très bas dans ce type de caractère. Il n’en faut souvent pas beaucoup pour que la personne borderline passe à l’acte.

 

En clinique, tous les tableaux intermédiaires peuvent se rencontrer !
La discussion sur la prise en charge ne peut donc être standardisée, au désespoir des personnalités rigides aimant les "protocoles". En pratique, il faut choisir vers quel tableau clinique on penche dans chaque cas particulier, mais l’apparition de symptômes impulsifs chez un déprimé montre qu’on est en phase d’épuisement des capacités de rétention affective de la personne.

 


Le traitement et la prise en charge de la personnalité borderline


Le traitement d’urgence commence par la mise au repos, à la fois le repos de l’action et le repos affectif. Il faut amener la personne borderline à s’isoler, à rester tranquille, à éviter les risques de surtension affective.

S’il est en institution, une mise en chambre d’isolement peut être très utile. Mais, il s’agit de concevoir cette “chambre d’isolement” (selon le terme réglementaire utilisé), comme une chambre de repos et non comme une cellule encore plus stressante pour la personne que l’on “punirait”, ainsi, d’avoir présenté des symptômes insupportables. Il faut concevoir une chambre de repos où la personne ne peut pas se blesser, mais où tout est mis en oeuvre pour qu’il s’apaise. C’est faire la différence entre un moyen thérapeutique et un mitar de prison. Le personnel doit être suffisamment informé pour ne pas être hostile ni trop empathique, afin de ne pas reprovoquer des passages à l’acte par un surcroît affectif chez la personne. C’est un point très important.

Le repos, c’est le repos, dans toutes ses dimensions. On voit, ici, que la “neutralité bienveillante” nécessaire est une façon de comprendre le problème de l’autre.

Par après, il s’agit de comprendre comment la personne est amenée à s’épuiser au niveau de l’action et à présenter des moments de surtension affective insupportables pour ses moyens propres. Il faut élaborer un changement de la prise en charge institutionnelle de ces personnes, pour corriger cela.

Hors institution, la prise en charge consiste à trouver de même le moyen de mettre la personne au repos, le temps suffisant pour que se calment les passages à l’acte.

Des calmants (benzodiazépines), qui dépriment les circuits d’action ainsi que du Sulpiride ou de l’Amisulpride, qui stimulent l’émotivité, peuvent aider à passer un moment de décompensation impulsive [1]. Mais le risque est de se limiter à ce genre de traitement, alors que le traitement médicamenteux de fond est le même que celui des dépressions et équivalents dépressifs, avec le rôle central des régulateurs d’humeur, et le contraire exactement du traitement symptomatique immédiat...

On peut lire avec profit à ce sujet l’article : Note sur le traitement médicamenteux de l’hyperactivité symptomatique et des impulsivités

Le traitement par des neuroleptiques retards modernes qui agissent, à la fois, sur les circuits cérébraux à sérotonine et sur ceux à dopamine, ne devrait être réservé qu’à des personnes volontairement "antisociales", c’est à dire relevant de la perversion-psychose et qui demandent de l’aide, vu les ennuis qu’elles s’attirent.

La psychothérapie a, ensuite, un rôle important pour amener la personne borderline à prendre conscience de ses limites, à la fois de ses limites d’action structurée et, à la fois, de ses limites affectives. Cela, afin d’arriver à ne pas dépasser ses limites. Le travail à ce niveau, est de trouver cela pour chacun. Un travail de groupe peut être envisagé tout de même, car entendre les recettes que les autres ont pu trouver est toujours profitable.

Au niveau social, il faut que les politiques se rendent compte de l’importance de ce problème et le comprennent en terme de santé mentale. La société devient de plus en plus complexe. Les capacités d’adaptation à une action structurée deviennent de plus en plus fragiles. Les états dépressifs consécutifs, ou autres hyper-affectivités consécutives, sont de plus en plus nombreux. Il est donc normal que les passages à l’acte sociopathiques, ainsi que les auto agressions, deviennent de plus en plus fréquents aussi. Mettre les borderline en prison, comme cela arrive si souvent, n’est vraiment pas une solution réaliste, même avec un suivi sociojudiciaire à la sortie. Développer une prise en charge collective, socialiste au sens large, pour venir en aide à ces personnes épuisées, leur ouvrir largement les CAT par exemple, ou en créer pour eux avec la présence d’un personnel soignant formé en leur sein, devrait être la moindre des choses. Cela ne veut pas dire collectiviser tout le monde, mais tenir compte des problèmes que crée, pour certaines personnalités, une société en pleine mutation et en plein bouleversement .

 


Note pour les analystes


Peut-on aller plus loin, c’est à dire dépasser le niveau traitement quantitatif de la pulsion chez les personnalités borderline et arrriver à un traitement qualitatif des représentations, c’est à dire à une prise en charge de type psychanalytique ? Oui, une fois la stabilisation de la situation à peu près obtenue, si l’intensité du passage à l’acte ne vient pas empêcher la discipline de la séance de fonctionner. Le cadre doit alors être particulièrement immuable pour ne pas mettre en tension les qualités d’adaptation de l’analysant et la neutralité affective doit être soigneusement préservée aussi. Tout est dans le doigté nécessaire à ne pas provoquer un passage à l’acte qui est, pourtant, inévitable à un moment donné. Et tout est dans la manière de récupérer alors la situation pour ne pas retomber dans un coaching régressif. Le but de l’analyse sera d’arriver à ce que la tentation de l’écroulement ne soit pas confondue avec la recherche de la jouissance mais qu’elle soit pris au contraire pour ce qu’elle est : une figure de la pulsion de mort.

Notes

[1] Sulpiride ou Amisulpride à dose faible, non saturante des récepteurs neuronaux dopaminergiques ! en veillant bien à rester à des doses qui stimulent la dopamine cérébrale et qui ne la dépriment pas, qui ne soient pas sédatives, sinon on obtient un résultat contraire en diminuant les capacités de rétention affective de la personne - ceci est très important alors que des doses croissantes de neuroleptiques sédatifs sont généralement données avec de très mauvais résultats, ou qui restent moyens avec des neuroleptiques "modernes" qui dépriment aussi la sérotonine cérébrale et entravent donc relativement le surgissement du symptôme - des études compratives rigoureuses resteraient à mener à ce sujet afin d’empêcher les neuroleptisations massives d’être autant pratiquées faute de discernement clinique suffisant des praticiens qui se croient face à des cas de schizophrénies, notamment en cas d’hallucinations intenses

14 Messages de forum

  • Le 18 octobre 2006 à 16:54 , par eva67

    merci pour cet artice je l’ai lu avec beaucoup de sérieux.Je ne m’y retrouve pas vraiment à part dans quelques passages notamment sur les passages à l’acte.Je trouve que tout çà ne reflète pas vraiment la souffrance de la personnalité border line.Je souffre jour après jour de cette personnalité et je suis fatiguée de devoir sans arret me battre pour ne pas dépasser mon seuil d’émotivité.

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    • Le 19 octobre 2006 à 06:24 , par JLS

      N’hésitez pas à transmettre votre témoignage à ce sujet (anonymisé, bien sûr)

      Répondre à ce message

      • Le 13 décembre 2006 à 00:41 , par Monique99

        Cet article est très intéressant.

        Je sens que je dois être sur le qui-vive pendant toute la journée afin de me contrôler.

        C’est exténuant. Vivre pour vivre n’existe plus pour moi. Je connais les excès de joie et de colère.

        Lorsque c’est de la colère, je me retiens, mais je dois quitter l’endroit.

        Connaissez-vous une personne intéressée à avoir une relation avec une personne ayant des problèmes de l’humeur ?

        Comme vous le dites si bien, on a peur de l’abandon. Oui, c’est vrai.

        Depuis 2002, je suis seule. Je ne vois pas comment me faire des amis, tout le monde semble m’éviter.

        Je m’habitue, et j’essaie de ne pas laisser affecter, mais c’est difficile.

        J’aimerais bien trouver une personne avec qui parler sans qu’on me regarde d’un air bizarre.

        Je suis souvent triste. Lorsque je travaille, je suis occupée et je pense à ce que je fais et dois faire.

        Encore là, on s’est aperçu que je suis lente. J’ai peur de me retrouver sans emploi.

        On m’a déjà dit que je m’exprime à l’envers des pensées normales des gens.

        Par contre, ça veut dire la même chose.

        Il y a déjà un bon moment que je sais ma condition. J’ai passé une année à travailler tellement fort pour me débarrasser de cette maladie en apprenant à me contrôler.

        Erreur. J’ai toujours la condition et maintenant, j’apprends à l’accepter et que peu importe ce que je fais, ce sera toujours là.

        Une fois que je l’aurai accepté, on dit que la moitié du chemin est fait, on le dit pour les gens normaux.

        Alors, pour moi, j’ai de la difficulté à l’accepter. J’ai honte de moi. Je sais que je ne suis pas responsable, mais quand même.

        L’avenir pour moi est quoi ??

        Je ne pense plus à l’avenir, c’est comme inutile.

        Monique

        Veuillez svp me conseiller,

        Je vous remercie d’avance.

        sos

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    • Le 25 novembre 2006 à 11:30 , par Sihaya

      Chere Eva, J’ai lu , moi même, cet article avec beaucoup d’intêret etant infirmière en secteur psy ; ce que j’en ressent, c’est que bons nombre de médeçins psychiatres étiquettent, trés vite, les patients soit en troubles bipolaires(psychose maniacodépressive), soit en schizophrénie, soit en troubles schizoaffectifs, risquant de les maintenir dans un état d’Assisté(pension d’invalidité, activité professionelle thérapeutique, ect...). Alors,te battre chaque jour pour savoir quels sont tes limittes au niveau du seuil de tolérance de ton STRESS me semble le moindre mal ! Saches que la Personnalité Normale n’existe pas et que tu es simplement et heureusement différente des autres !Connais toi toi même et tu t’en sortiras. Bon courage ! Sihaya

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  • Le 18 janvier 2007 à 19:14

    Merci pour cet article, la plupart des sites sont très réducteurs. J’ai récemment été "cataloguée" comme borderline mais je ne peux pas l’accepter. Je le sais et je ne le sais pas en même temps. Je soupçonne certains psychiatres de ne pas connaitre leur travail et ainsi de mettre des étiquettes sur les gens pour les laisser à l’écart.

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    • Le 10 avril 2007 à 03:36 , par Malabar

      Bonjour,

      J’ai besoin d’aide. Je cherche désespérément un moyen de calmer mon impulsivité, mes coups de colère, de modérer mes émotions, surtout quand c’est nécessaire ou vital (travail, relation avec la famille, des collègues)...

      J’ai déjà vu des "psy" (de toutes sortes) étant adolescent et pris différents traitements médicamenteux (j’ai fait une crise d’ado. tardive vers mes 16 ans, mes parents en ont bavé et ça a tué mes études...), donc je connais un peu le domaine de la "psy" et des cachets assomeurs de boeufs...

      J’ai la quasi certitude (sorte d’a priori fondé sur mon expérience passée de cela) qu’un psy ne pourra m’aider et que les médicaments ne m’aideront pas plus (il faut dire que ceux de ma jeunesse étaient toujours trop forts et j’avais l’impression qu’ils altéraient gravement mon comportement au point que je ne me reconnaissait pas "sous traitement")

      Ado et jusqu’à mes 25 ans environ, j’ai eu de nombreuses crises d’épilepsie (non clairement diagnostiqué, plutôt de type "cryptogamique", cas rare où les analyses ne décèlent rien de clairement anormal). Ayant 30 ans maintenant, cela fait près de 5 ans sans une seule crise, ni "signes annonciateurs de crise imminente" comme autrefois...

      Mon couple, ma famille et mon travail souffrent de ma maladie actuelle... Ca me bouffe, me ronge, m’épuise...

      Moi qui ai une grande culture et qui ai l’habitude de souvent trouver de quoi combler mes lacunes grâce à ma maitrise de l’Internet... là, je ne trouve RIEN de vraiment satisfaisant et j’ai peur de "creuver" de stress, de perdre mon travail, de perdre ma femme...

      Désolé d’appeler au-secours ainsi ici, mais je me suis dit que c’était la moins pire façon au moins pire endroit.

      Salutations.

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  • Le 29 juin 2007 à 02:20 , par mona

    Je suis sortie pendant deux ans dont une année de vie commune avec un homme qui a des facultés tres altérées de sa propre perception. Au bout de six mois il a commencé a ne plus pouvoir retenir son aggressivité à mon égard pour la moindre raison. Parfois un simple "bonjour" dont le ton ne lui avait pas plu pouvait déclencher plusieurs crises d’aggressivité et d’injures à mon encontre dans la meme journée. Il a une tres mauvaise adaptation aux autres oublies tres rapidement les choses qu’il ne peut assumer avoir faites et ne se remet que tres rarement en question. Je pense qu’il n’y a pas qu’une grande part de mauvaise fois pratiquée quotidiennement mais aussi un vrai déreglement de ses comportements et de sa personnalité qui peuvent etre du à son passé mais aussi à de sérieux problèmes psychiques. Ce qui est interessant c’est qu’il est avéré que dans sa famille plusieurs personnes ont ce genres de problèmes ou assimilés. Tous les trois jours en moyenne il se défoulait en déversant son aggressivité sur moi le jour suivant tout allait bien il était charmant puis le jour d’apres la tension recommençait à monter jusqu’à l’explosion du troisieme jour. Le plus étonnant pour moi et ce qui m’a le plus marqué est aussi qu’il projetait régulièrement ses comportements sur moi me reprochant des choses que je n’avais pas faites mais que lui faisait régulièrement, par exemple plus je tentais d’obtenir sa confiance et de le rassurer plus il se méfiait de moi et s’imaginait que ma gentillesse et ma patience cachait des actes répréhensibles à son égard que j’avais du lui cacher... Je ne savais plus quoi faire surtout qu’il montrait parfois des signes de perversité qui m’effrayaient. Ayant moi meme eu une période de dépression et un gros manque de confiance en moi je me suis retrouvée piégée de cette relation où j’ai eu la sensation de lui servir de putching ball régulier. Aujourd’hui séparée je cicatrise de cette relation qui m’a beaucoup affectée mais lui vit tres mal sa solitude et ne va pas tarder à tomber dans l’auto-destruction, les premiers signes apparaissent. Je tenais à apporter ce témoignage pour que malgré la souffrance de ces personnes malades on n’oublies pas les personnes qui vivent au jour le jour avec eux et qui ne voulait qu’une chose les aimer et qui peuvent sortir de ces relations en etant démolies.

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    • Le 23 décembre 2007 à 23:58 , par Lison

      Bonjour Mona,

      Ton témoignage me parle car il rejoint ce que je vis actuellement. Je vis depuis un an avec un homme. Durant les 10 premiers mois, je vivais une très belle histoire me permettant même de dépasser mes propres craintes vis à vis de l’engagement. En septembre, nous faisons le projet de faire un enfant. Un rendez-vous chez le medecin est pris après notre retour de voyage. Là, l’enfer va commencer. Un autre visage commence à naître durant le voyage...l’agressivité, la froideur emotionnelle s’installe...Au retour, les choses se calment mais je décide d’ajourner notre projet pour qu’il s’occupe un peu de lui avant d’envisager de s’occuper d’un enfant. Il le vis comme une punition. Peu à peu, il s’éloigne, me confie qu’il doute de notre histoire. L’autodestruction est en marche. Lui qui redoutait mon abandon, m’abandonne. Il a accepté l’idée de se faire soigner. Mais à ce jour, je suis partie. Plus j’essayais de le comprendre et de l’aider plus il me démolissait. J’ai du chemin à faire...pour envisager ma vie sans lui. Je n’en suis as encore là.

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    • Le 18 février 2008 à 12:57 , par oliviange

      Le récit de Mona est effarant de similitudes avec mon propre vécu ; à croire que les personnes souffrant de ce type d’affection ont toutes plus ou moins le même comportement ambivalent et malveillant vis à vis de leur partenaire, compagnon ou conjoint ! Suite à une rencontre internet, j’ai eu une relation suivie avec un enseignant qui de surcroit (gage de sérieux et de crédibilité) avait obtenu la garde de son enfant. Malgré un coup de coeur (qui avait toutes les apparences idylliques de la réciprocité), de réelles affinités intellectuelles et sensuelles, cet homme manifesta très vite une ambivalence et des bizarreries, et m’imposa peu à peu cloisonnement, isolement social, planning ciblé et restrictif etc... Dénigrement, dévalorisation, insultes masquées, intimidations, menaces directes (physiques, et même de mort) ou plus perverses (de procédure judiciaire sans merci -il était déjà dans ce cas avec la mère de son enfant, et pire, avait gagné jusqu’ici abusant la justice par ses manipulations et les témoignages obtenus auprès de ses "adeptes" conditionnés). J’étais divisée entre l’envie et l’espoir de le sauver par un amour généreux et indulgent, et le besoin de lui faire réaliser son problème en lui expliquant l’irrationalité et la dualité de son fonctionnement relationnel.

      Il mentait et niait aussitot ses dires avec un aplomb incroyable, me laissait entendre qu’il avait d’autres relations (pronait en privé l’infidélité et la polygamie) puis me reprochait ma révolte à ses idées scabreuses ou encore, quand je menaçais de mettre fin à la relation, prétextait que "je n’avais rien compris, qu’il parlait en général, par pour ’Nous’ !" et redevenait tendre et calin. Je me rebellais parfois l’incitant à en parler ou au contraire acceptais ses dysfonctionnements, sans me formaliser ; il ne savait plus que faire pour me provoquer... Pourtant ses atteintes et surtout la froideur, le manque de compassion, la méchanceté finirent par me pousser à la fuite ! Il la provoqua aussi sans doute, la préméditant, car je devenais "dangereuse", plus assez docile et visiblement tentait de sortir de son emprise. En parallèle, son comportement ambigu, l’éducation tyrannique, réductrice et destructrice, et l’atmosphère incestuelle qu’il faisait vivre à son enfant me culpabilisaient (il me mettait dans le rôle du témoin impuissant = complice). Mais bientôt, j’ai compris que cet homme "n’aimait pas" son enfant, qu’il "l’utilisait" dans une stratégie égocentrique et pathologique et que ce petit vivait une situation terrible (impensable) sans pouvoir se rebeller ni fuir ! Ma 3ème rupture fut la bonne (j’avais la sensation de "me couper un bras" pour pouvoir partir tellement son attraction affective et le pouvoir qu’il avait encore sur moi était fort !). Il y eu maints rebondissements (mails hypocrites, déclarations d’amour anachroniques, menaces et dévalorisations - irresponsabilité, folie, déséquilibre - tout ce qu’il projetait de lui !!!) et il me fallu quelques mois pour me reconstruire... et enfin oser témoigner, faire un signalement pour tenter de protéger et de mettre l’enfant dans de meilleures mains. Ce fut très difficile et parfois mal compris (mis sur le compte de la vengeance, jalousie !!!). Le crédit et la confiance que certaines personnes, dont des professionnels avertis et compétents m’ont manifesté m’ont rassurée et confortée dans le sens altruiste (simplement protecteur et "maternel") et citoyen de ma démarche. Je mettrais la même énergie à défendre l’intérêt de cet enfant que j’avais donnée à tenter de l’aimer, malgré tout, lui. Il n’y plus rien à faire pour lui, ou plutôt j’ai admis que je n’y pouvais RIEN, moi. Il continue à sévir (sur le net ou ailleurs) et à faire d’autres "victimes" impunément qui seront, tout comme moi voire bien pire traumatisées meurtries démolies ou culpabilisées -jusqu’au suicide ?- Son schéma est si répétitif et si semblable qu’il n’est pas difficile d’alerter l’une ou la suivante de ses proies. Mais cela reste une bataille stérile comme celle de Don Quichotte contre les moulins à vent, tant qu’il ne sera pas dénonçé et reconnu "sur la place publique" ! Le vrai "pervers" (borderline ?) peut-il se soigner (puisqu’il ne se remet jamais en question), peut-on améliorer son comportement (en apaisant ses angoisses, ses peurs paranoîaques, sa "dissociation schyzophrénique") pour lui et SURTOUT POUR LES AUTRES (ainsi épargnés de ses impensables et - souvent socialement - parfaitement câchées, malveillance et malfaisance).

      Votre site m’a éclairé encore sur cette inhumanité (humaine) qu’à défaut d’admettre, il m’est absolument nécessaire de comprendre.

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      • Le 19 février 2008 à 09:48 , par Jacques Louys

        Il me semble que vous décrivez plutôt une personnalité perverse . Ce genre de personne n’est pas forcément "borderline", c’est à dire qu’elle peut être très agressive volontairement afin de gouverner l’autre par la peur et le dominer, mais elle n’a pas forcément de passages à l’acte agressifs involontaires comme symptômes (incontrôlables).

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        • Le 29 février 2008 à 13:33 , par Oliviange

          Merci de votre réponse (le contenu de votre site est instructif et passionnant) C’est sans doute ainsi... mais je n’en suis pas si sûre malheureusement. Je ne crois pas que cet homme "contrôle" toutes ses réactions.

          Je l’avais vu par 2 fois se mettre à "délirer", parler sans à propos, avec des mouvements rotatifs des yeux (impressionnants), phénomène qu’il avait par la suite expliqué comme "des pensées qu’il ne pouvait partager".

          Quant à la menace de mort, elle était survenue soudainement (hors de tout contexte conflictuel) lors d’un pique-nique paisible à la campagne mais... le jour de la Fête des Mères ! Cet incident m’avait profondément choqué...

          Quand quelque jours après je lui avais demandé des explications à cette "pulsion de mort" (toujours ce besoin de le comprendre !) il avait semblé ébranlé à tel point qu’il répétait la "phrase assassine" comme si c’était moi qui le lui avait dite ! Je n’ai cessé alors durant quelques minutes de lui répondre "c’est TOI qui l’a dit, c’est TOI qui ME l’a dit..."

          Il changeait d’humeur sans préavis, devenant sombre et parfois "terrifiant" (à tel point que 2 fois il déclencha chez moi une puissante décharge d’adrénaline - comme animale et instinctive - un reflexe de survie, que je n’avais éprouvé jusque là que lors d’un tremblement de terre au Maroc ! ! !)

          Sexuellement il commençait à devenir physiquement violent par exemple me couvrant brutalement le visage de sa main sans me laisser me dégager et ne me laissant pas respirer...

          Pour revenir à votre avis Mr Louys, que je sollicite à nouveau si vous le permettez ; ce monsieur avait déjà été qualifié d’ano-obsessionnel (?) par un psychiatre, ce diagnostic a t-il quelque chose à voir avec la "perversion" ?

          (Je me demande encore comment la justice a t’elle pu confier la garde de son enfant à un tel personnage ? nota bene : selon ses dires, il avait fait de la psy experte auprès des tribunaux sa maîtresse ! Puis malmenée et désavouée comme les autres : oui, certains manipulateurs se régalent de jouer avec la loi en toute impunité - jusqu’à s’en croire divins ou diaboliques)

          Je suis un peu restée sur ma faim quant aux prises en charge possibles médicales, psychologiques, juridiques ou traitements de ces profils non seulement destructeurs et malfaisants mais potentiellement dangereux. Le passage à l’acte ne me semble vraiment pas exclu lors d’une crise de colère "blanche" ou de "dédoublement" : pour cet enfant, pourvu que je me trompe ! (Pourquoi la Société attends t’elle toujours qu’il "y ait du sang sur les murs" pour réagir au lieu de tenter de prévenir ...)

          Si cet homme n’en manifeste pas la volonté, car forcément il a raison et tous les autres sont "fous", n’y a t’il vraiment rien à faire ?

          Désolée pour mon "obstination" (cela ne m’empêche pas de me remettre personnellement en question quant à ma "dépendance affective" et à ma mise sous emprise) mais je me refuse jusqu’ici à admettre qu’il faille tout simplement accepter et subir, voir subir par d’autres, femmes ou enfant (dans ce cas précis), et qu’il n’y ait pas de "solution"...

          De victime, mais rescapée donc renforçée, j’en deviendrais "militante" et infiniment plus "sensible" à la cause des enfants en danger et maltraités : serait-ce le véritable bénéfice de cette histoire malencontreuse ?

          Sincères salutations et le bonjour à tous vos lecteurs.

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      • Le 28 mars 2008 à 13:24

        Je pense que tu as eu affaire à un pervers narcissique, pas à un borderline. ET ça n’est pas du tout la même chose. Tu trouveras mille choses sur le net mais le meilleur est le "harcèlement moral" de Hirigoyen et le dernier chapitre du "génie des origines" de Racamier. Bon courage.

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        • Le 27 janvier à 01:20 , par sycie

          J’ai lu l’article "harcèlement moral" de Hirigoyen. Je subit un vrai psychopathe depuis 18 ans : j’ai fuit à maintes reprises, j’ai porté plainte car j’ai des enfants de lui mais je n’ai jamais été protégé par la loi car son travail le protège. Il cumule curieusement beaucoup des symptômes les plus graves. Il est réputé délinquant et même criminel mais n’a jamais fait l’objet de condamnations : il a des crises où il s’écroule, pert le langage et parle en charabia,après une courte et brève scène d’agitation gesticulaire où il se plaint d’être victime de complots. Quand je le reprend sur certains actes de sadisme moral, il prétend ne pas s’en souvenir : mais depuis le temps, il s’est trahit plusieurs fois ; sa mémoire est intacte ; il déforme simplement la réalité pour manipuler sa victime. Quand il commet un délit avec un commerçant par exemple, il le persécute puis s’arrange avec la victime jusqu’au point de devenir ami par force. C’est à croire que ses victimes ont le syndrôme de stockholm. Il utilise toutes les techniques de manipulations qui existent avec une facilité déconcertante. Il adore le chantage affectif, mais est très fourbe et se venge froidement après avoir soumis sa victime à sa cause. Il a des états hypnotiques. Il connait parfaitement sa maladie mais la dissimule en la faisant passer pour du paludisme quand son corps tout entier lâche à force de tensions vécues. Il s’accapare les qualités des autres dans son travail et dans la vie envie beaucoup les signes extérieurs d’ascension sociale des autres, et fait tout pour avoir les mêmes par n’importe quel moyen, même illégalement. Il a des vies "affectives" multiples (maîtresses) et vit des histoires parallèles au point de se tromper de femme. Il a même deux femmes dont l’une incarne l’autre : il veut celle qu’il défavorise et s’en sert comme victime expiatoire au profit de l’autre, et ne s’en cache pas : aux yeux de tous, celle qui a ses faveurs est l’officielle, mais l’autre est sa chose, et la possession de l’une va de pair avec la possession de l’autre.Il veut l’amour, l’affection mais se chosifie lui-même, pour satisfaire l’égo d’autrui. Il a une force de persuasion hors pair dans son travail. Mais gare si vous êtes son ennemi : il n’a qu’un objectif, détruire sa cible. C’est une personne très déloyale, infidèle, lâche, immorale, mais fais croire le contraire. Il est particulièrement cruel dans tous ce qui est humainement répréhensible et s’en vente : il s’auto justifie et ne se sent jamais coupable : ceux qui cherchent à le culpabiliser ou à le moraliser deviennent des cibles à abattre. Il utilise toutes les croyances des autres pour les manipuler. Il ne ressent pas les émotions : juste les sensations. Il ne faut jamais mettre en cause sa personne qu’il tient très très haute en estime. Mais il est capable de reconnaître avoir des incapacités mentales, qu’il estime ne servir à rien. Sa réussite sociale est criante, au détriment de beaucoup. Il ne doute jamais de lui. Ses avoeux de faiblesses sont juste utilisés pour s’auto amander de passages à l’acte incontrôlés. Il peut attendre des mois, des années avant de se venger, car il ne peut pas relativiser une atteinte à sa magnifiscience, à sa force sociale ou à quoi que ce soit qui le détermine aux yeux des autres : il en va de la survie de son système de constitution. Parfois, c’est vrai, il fait pitié car il a l’air de souffrir... juste 5 minutes...après quoi il passe à autre chose. On peut carrément sentir ce passage à travers l’expression décalée de ses paroles et gestes... C’est une personne épuisante. Il joue avec la mort mais la déteste : il peut jouer à la roulette russe sur lui même, faire des accidents catastrophiques de voiture et est fasciné d’en avoir réchappé. En réalité il teste son immortalité. Il jouit de la peur qu’il peut infliger à autrui. Toute privation est vécue comme une castration. Avec un tel personnage, je ne pense pas qu’on peut séparer manipulateur-pervers-narcissique-psychopathe...

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