Vous êtes ici : Accueil » LOGIQUE CLINIQUE DU MODÈLE FONCTIONNEL » L’autisme : handicap ou maladie mentale ?

L’autisme : handicap ou maladie mentale ?

D 28 septembre 2005     H 12:39     A Louÿs Jacques     C 2 messages


 

L’autisme, handicap ou maladie mentale ? De la définition même du problème, découle la manière d’y apporter des solutions. Quatre associations de familles saisissent le Comité national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), cet été 2005, pour dénoncer les traitements des personnes autistiques par des méthodes de psychiatrie psychanalytique en France, “méthodes obsolètes et abandonnées depuis de nombreuses années aux USA et dans les pays scandinaves”. Il s’agit de promouvoir les projets thérapeutiques et éducatifs, intégrant les données de la psychologie cognitive et de l’analyse comportementale [1].

 

Comme psychiatre libéral, je me demande bien de quelles méthodes psychanalytiques de traitement de l’autisme, il est question en psychiatrie. Puis, je réfléchis plus loin : quels sont, en fait, les modèles utilisés pour aborder l’autisme en psychiatrie ? J’en vois trois principaux, de modèles, et non pas deux. Chacun donne une façon différente de voir ce qu’est un handicap et une maladie.

 


 Le modèle spiritualiste


 

Le premier modèle est le modèle spiritualiste. C’est celui qui envisage une âme incorporée, capable éventuellement de se détacher du corps, d’avoir une énergie propre de fonctionnement et même de se réincarner. Cette façon de voir a des racines très anciennes, notamment platoniciennes (5e siècle avant J.C.). Elle a toujours refait surface au cours des siècles. Derrière le corps et ses limites (handicaps ou maladies évolutives), l’âme est censée être intacte et c’est à elle que l’on va faire appel pour l’aider à dépasser les limites, parfois affreuses, de ce corps. On retrouve, par exemple, cette recherche dans les essais de communication assistée ou facilitée. On y aide l’autre à communiquer, en interprétant intuitivement ses attitudes, ses comportements, ses incohérences. Ou alors, on considère que ce corps est occupé par des esprits pollueurs qu’il faut éliminer, au moins en les ignorant et en parlant directement à la belle âme muette et cachée. il s’agit de soutenir celle-ci et de lui montrer qu’on l’écoute et qu’on écoute sa souffrance. On pratique une “psychothérapie de soutien”. On parle à la personne atteinte comme si, derrière le tableau clinique, cette âme, parfaite par nature, pouvait nous entendre au-delà de son handicap. C’est l’âme intacte qui est handicapée et limitée par les maladies du corps. Qui n’a pas fait un jour ce genre de projection avec une personne autiste ? Le psychiatre trimballe ce modèle lui aussi comme tout le monde et l’utilise même à son insu.

Chez les psychiatres qui se réclament de la psychanalyse, beaucoup sont en fait des spiritualistes qui font de la communication assistée ou du soutien psychothérapique. Chez les comportementalistes, ça se retrouve aussi facilement. J’entends, dans leur mode de fonctionnement réel avec les personnes autistes. Et c’est souvent un mode d’approche des parents, à ce qu’il me semble, car ce modèle reste important en pratique, avec des succès limités mais indéniables [2]  [3] .

 


 Le modèle matérialiste


 

Depuis la même antiquité, avec Aristote, il y a le courant idéologique contraire du premier, qui est celui du matérialisme et aujourd’hui de la psychologie cognitivo-comportementale. C’est le modèle de la mouche du fumier : le fumier macère, des mouches en sortent et les corrélations statistiques sont là pour le prouver. Aujourd’hui, on parle de compétition darwinienne de gènes qui aboutit à l’éclosion de la vie et, in fine, à l’apparition de capacités psychiques de plus en plus élaborées, qui sont des capacités neurologiques par essence. Il n’y a pas d’autonomie psychique envisageable. C’est, en biologie, l’extension d’une notion physique qui est la propriété d’émergence ; vous fondez du sable avec un liant et la matière vitreuse qui en résulte a une propriété émergente qui n’existait pas auparavant : la transparence [4]. Mais la matière ne change pas de nature dans cette émergence, c’est juste une propriété nouvelle qui surgit si les paramètres adéquats le permettent. Des maladies génétiques et fœtales entraîneraient, ainsi, des défauts d’émergence de facultés psychiques par de mauvais paramétrages de base. Vous obtenez à la fin un handicap social. La notion d’handicap est devenue « sociale » notamment depuis l’élaboration de la Classification internationale des handicaps : déficiences, incapacités et désavantages, en droite ligne de cette idéologie de strates successives. Dans ce modèle, il y a, au départ, plutôt une maladie, essentiellement génétique, qui débouche à la fin sur un handicap. Les corrélations statistiques nous montrent, en effet, dans l’autisme comme dans la psychose en général, que les données génétiques sont importantes. Un seuil n’a pas été franchi chez certaines personnes qui permettrait chez elles l’émergence de fonctions supérieures spécifiques [5] .

Travailler sur cette notion de seuil est importante. Je pense, par exemple, aux débordements sensoriels que présentent nombre d’autistes qui ne supportent pas les bruits forts ou les sensations de contact physique. Il ont un seuil de sensibilité sensorielle trop bas, un manque de filtrage [6]. Le travail d’éducation à ce niveau, s’il peut se faire, est primordial. Mais voir tout le problème de l’autisme sous cet angle et préconiser toutes les prises en charge à partir de ce modèle, comme le voudraient les cognitivo-comportementalistes, me semble exagéré et entraver la recherche scientifique en confondant ce qui est trait d’avec ce qu’est un symptôme. Car, ne sachant pas bien dans leur modèle distinguer les deux, ils ne peuvent comprendre comment leurs interventions rééducatives peuvent prévenir, ou faire apparaître, ou majorer certains symptômes. Certains reprennent, à leur compte, les notions psychanalytiques de “prescription du symptôme”, mais si on ne sait pas réellement ce que c’est un symptôme, cela reste un meli melo conceptuel [7] . Cela dit, ceux qui pourraient intervenir à ce propos, les partisans du troisième modèle, ne sont manifestement pas à la hauteur de la tâche actuellement.

 


 Le modèle de l'équilibre fonctionnel


 

Le troisième modèle est celui de l’équilibre fonctionnel (homéostasie fonctionnelle). C’est un modèle intermédiaire entre les deux précédents. Il admet un psychisme autonome par rapport au corps, mais, en même temps, c’est un psychisme qui n’a pas d’énergie propre, qui ne peut jamais être réellement indépendant. Le psychisme dépend du corps pour fonctionner quantitativement, même si, qualitativement, il réalise une distance par rapport au corps en filtrant et en modulant les ressentis et les actions à effectuer, à travers un filtre inconscient qui n’est pas un filtre neurologique. C’est ce paradoxe que Freud avait essayé de formaliser de différentes façons, il y a un siècle, sous la notion de pulsion, en gardant toujours l’antagonisme de pulsions contraires. Cela explique qu’un certain nombre de psychiatres français se réclament toujours du freudisme, sans que cela soit exclusif, car les progrès de l’éthologie, la science des comportements animaux, ces dernières décennies, sont venus apporter des notions précieuses sur le fonctionnement des êtres biologiques, notamment à propos de l’imprégnation mère-enfant dans la constitution des fonctions psychiques du rejeton.

L’homéostasie est une notion de physiologie essentielle en médecine, qui dit que les fonctions physiques ou psychiques sont nécessairement contradictoires et qu’elles s’équilibrent, sans cesse, de cette façon, par des rétroactions, dans des oscillations pseudo-régulières. Ce sont ces antagonismes qui sont primordiaux pour que cela fonctionne physiologiquement. Le corps chauffe et refroidit s’il le faut mais il n’y a pas de thermostat central ; ce sont des rétroactions entre systèmes fonctionnels opposés qui s’auto-régulent.

C’est la même chose, au niveau psychique, entre des fonctions contraires. Dans l’autisme, sous cet angle, lors de la phase d’autonomisation de l’enfant, des fonctions contraires ne s’équilibrent pas ou très mal. Par exemple, des fonctions de construction d’un moi secret, isolé, quand l’enfant prend plaisir à se cacher, ne s’équilibrent pas bien avec les fonctions, trop peu élaborées, de construction d’un moi idéal où il apparaît idéal. Elles deviennent trop fortes par rapport à la construction réflexive et cognitive issue du stade du miroir. Il y a aussi des fonctions sociales qui se déséquilibrent de la même façon, notamment celles qui participent au langage etc. Les causes en seront toujours multiples, mais, déjà, en grande partie génétiques, donc quantitatives comme on le sait maintenant. Les handicaps génétiques possibles,- ici on va parler de handicap, ne vont pas donner la force nécessaire au psychisme de l’enfant pour s’équilibrer, pour s’harmoniser entre fonctions contraires. On va avoir, comme résultante, un développement dysharmonique qui débouche sur la construction d’un caractère anomal [8], non-standard (plutôt que anormal). L’oscillation psychique se passe mal et certains traits sont trop prégnants, en face d’autres pas assez élaborés. [9]

Des souffrances psychiques particulières peuvent se surajouter, qui viendront faire souffrir la personne présentant déjà cette dysharmonie fonctionnelle de base. On pourra alors parler de maladie psychique chez les autistes : par exemple des crises d’angoisses affreuses ou des phobies terribles comme celle du regard d’autrui. Ce sont, en fait, les fonctions pas ou mal élaborées, qui vont surgir de travers et de force, dans des symptômes, par un effet de retour du refoulé. D’abord en crises aiguës, puis par périodes de plus en plus rapprochées, à mesure que la personne ne tient plus son caractère de base. On considère, dans ce modèle fonctionnel, à l’envers du précédent, qu’on a plutôt des handicaps au départ, génétiques ou/et d’imprégnation par exemple, qui aboutissent à un caractère anomal, mal ou pas du tout équilibré. Et que peuvent se surajouter d’authentiques maladies mentales, à la fin, par le fait même du fonctionnement psychique global qui va lutter pour sauvegarder sa fonctionnalité oscillatoire, pour forcer l’oscillation contre les blocages locaux et les insuffisances d’élaboration des pôles psychiques.

 


 

L’autisme est donc à prendre en charge dans le champ éducatif ou rééducatif pour son problème de caractère anomal, avec des méthodes éducatives qui concernent d’abord les éducateurs, même si le psychiatre peut donner son avis à des fins préventives. Mais il concerne aussi, plus directement, le psychiatre dès qu’un symptôme émerge, à des fins de traitement symptomatique et curatif. Dans ce dernier cas, il s’agit de “prescrire le symptôme”, c’est à dire d’obtenir que la fonction qui émerge péniblement et de travers dans le symptôme puisse prendre sa place effective d’opposition fonctionnelle. Cela seul permettra au psychisme de fonctionner plus harmonieusement dans ses oscillations de base. C’est plus vite dit que fait, bien sûr, comme dans tout le champ de la psychose [10]. Des traitements symptomatiques, par contre, luttant contre l’émergence du symptôme, vont soulager la personne, mais ne résoudront pas la dysharmonie de base à l’origine du symptôme. [11]

Voilà, en tout cas, comment répondre dans le modèle fonctionnel, à la notion de handicap ou de maladie. C’est un peu le contraire du modèle matérialiste. Ici, il y a un handicap mental certain à la base dans l’autisme et il y a des maladies psychiques potentielles qui peuvent venir se surajouter. L’autiste, en plus de son handicap de caractère, peut très bien (et souvent) tomber malade psychiquement et le psychiatre avoir à s’occuper des symptômes qu’il présente.

Reconnaître ce qu’est un symptôme et la douleur de celui-ci, faire prendre en considération le symptôme qui n’est pas un trait de caractère et la nécessité de son traitement, est donc le métier de base du clinicien dans ce modèle ou devrait l’être. Ce n’est pas forcément facile et les traitements envisageables ne sont pas encore très élaborés à cause de cette confusion entre traits de caractères et symptômes. La modestie de la recherche clinique en psychiatrie est lamentable. J’espère de tout cœur que les coups actuels des partisans du modèle matérialiste vont réveiller les énergies et relancer la recherche clinique, à propos de l’autisme, chez les partisans de ce modèle intermédiaire. Cela leur permettra de répondre sur le terrain scientifique, à savoir comment les symptômes nous révèlent les fonctions psychiques défaillantes chez telle ou telle personne en particulier, comment les interventions éducatives peuvent prévenir les troubles mais, aussi, comment elles favorisent l’émergence de symptômes cliniques chez la personne autiste, comment on peut envisager de rationnaliser l’utilisation des psychotropes à ce propos [12]  [13], tout cela pour remédier au mieux à ces souffrances parfois terribles des symptômes chez les personnes autistes. [14]

 


 

> voir l’article qui en décrit les principaux symptômes : LOGIQUE CLINIQUE DE LA PSYCHOSE DISSOCIATIVE

 


 

> voir aussi l’article : ARTICULATION CLINIQUE : DISSOCIATION DE L’IMAGE IDÉALE (CONVERSION HYSTÉRIQUE ) ET AUTISME

 

 


Popularité :
19100 lecteurs au 10/02/2015


[1Lire : Les recommandations de l’Avis N° 102 du CCNE, parues le 8-11-07 : « Sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme »

[3Lire aussi l’avis des détracteurs matérialistes de la communication assistée : COMMUNICATION FACILITEE ET GOUROUS SUBVENTIONNES 

[4Pour cette idéologie de l’émergence, il ne s’agit jamais de perte d’opacité dans le verre mais toujours d’émergence de transparence. C’est là où cette idéologie devient délétère, en ne pouvant concevoir l’autisme comme un mode de défense, déjà contre le risque d’intrusion sensorielle douloureuse.

[5Des données récentes (2011) élaborées par une équipe de l’Université de Standford, à partir de paires de jumeaux et de faux-jumeaux dont l’un au moins des deux souffrirait d’autisme, concluent ainsi à une responsabilité de « l’environnement » (épigénétique) pour 55 % des cas d’autisme et de 37 % pour les facteurs génétiques proprement dits. Mais c’est un filtre trop dualiste, à mon avis.

[6Ce manque de filtrage est bien rendu, en psychanalyse, par le concept de défaut de « pare-excitation ». Tout autant qu’une carence de stimulation, une hyperstimulation, par carence de filtrage, peut se révéler redoutablement délétère.

[7Cela n’empêche pas que le marché de nombreux « traitements » ré-éducatifs soit devenu conséquent et remarquablement lucratif.

[8Anomal : qui s’écarte de la règle ou du fait habituel.

[9C’est en prenant en compte toutes les possibilités de création d’un déséquilibre fonctionnel du psychisme que l’on pourra démêler la multiplicité des « causes » de l’autisme.

> Un article du 22/03/11 sur l’hypothèse des facteurs « toxiques » environnementaux : La prévalence de l’autisme se développe trop rapidement pour qu’elle soit une maladie génétique. Au lieu de cela, l’autisme est probablement causé par l’exposition du fœtus à des substances nocives…

Il existe aussi des facteurs auto-immuns vraisemblables, notamment des anti-corps maternels etc. Cela permet de comprendre pourquoi les politiques actuels tiennent tellement à coller à l’hypothèse génétique exclusive de l’autisme et aux techniques de ré-éducation d’un déficit génétique ! Leur responsabilité pourrait être engagée, en cas de causes environnementales. On comprend leur si grande complaisance envers des associations de parents d’autistes, qui représentent le courant exclusif du matérialisme intégriste, en guerre contre la psychanalyse et le modèle de l’homéostasie. Qu’aucune revue scientifique française ne soit capable de rendre compte du conflit, nous montre la crise de civilisation incroyable où nous sommes plongés et l’aliénation, tout aussi incroyable, des scientifiques subventionnés. Résultat d’une étude de juin 2013 : Les femmes exposées à une pollution atmosphérique élevée au cours de leur grossesse ont deux fois plus de risques de donner naissance à un enfant autiste.

[10Selon la définition large de la psychose que je donne sur ce site : à savoir, la décompensation symptomatique d’une difficulté, voire d’une d’impossibilité, de fonctionnement d’un ou des pôles ternaires du psychisme.

[11Janvier 2013 : suivons, avec intérêt, à ce propos, les essais cliniques actuels avec l’utilisation du bumétanide, diurétique capable de stimuler la pulsion de rejet et diminuant la gène occasionnée par les stimulations sensorielles pas assez filtrées ; cela pourrait encourager la compréhension « homéostatique » de l’autisme.
Janvier 2014 : communiqué de l’INSERM : La communauté scientifique s’accorde sur l’origine précoce – fœtale et/ou postnatale – de l’autisme. L’équipe de Yehezkel Ben-Ari, directeur de recherche émérite à l’Inserm et son équipe de l’Institut de neurobiologie de la méditerranée (INMED), vient de franchir un nouveau cap dans la compréhension de la maladie. Les chercheurs démontrent dans un article publié dans Science que les taux de chlore dans les neurones de souris modèles d’autisme sont élevés et le restent de façon anormale dès la naissance. Ces résultats valident le succès du traitement diurétique testé par les chercheurs et cliniciens chez des enfants autistes en 2012 et suggèrent chez la souris que le diurétique pris avant la naissance corrige les déficits chez les descendants. Ils montrent également que l’ocytocine, hormone de l’accouchement, produit une baisse du taux de chlore pendant la naissance qui contrôle l’expression du syndrome autistique.

[12Voir comme exemple actuel d’embroglio conceptuel et de confusion entre les traits de caractères et les symptômes, l’avis du 20 juillet 2005 de la Commission de la transparence de la Direction de l’évaluation des actes et des produits de santé, à propos de Risperdal* dans l’indication « Enfants âgés de 5 à 11 ans : traitement des troubles du comportement (tels que hétéro-agressivité, automutilation, impulsivité majeure et stéréotypies sévères) observés dans les syndromes autistiques, en monothérapie »

[13Voir comme autre exemple, toujours aussi malheureusement actuel, d’embroglio conceptuel et de confusion entre les traits de caractères et les symptômes : « Autisme et autres troubles envahissants du développement : interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent », recommandations éditées en France par la HAS et par l’Anesm en février 2012

[14Mars 2012 : il serait aussi très utile que des organismes officiels comme la HAS en France, ne se mettent pas en tête, au sujet de l’autisme, de n’imposer que les ré-éducations définies dans le modèle matérialiste. Cela obscurcit considérablement le débat nécessaire entre éducation spécialisée et traitement des symptômes, au lieu de l’éclaircir. Cela montre combien l’idéologie matérialiste de l’émergence a gangrené les meilleurs esprits. Je me demande comment des médecins éminents, notamment universitaires, n’arrivent pas à comprendre simplement cela ! 

1 Messages

  • à mon sens l’ autisme n’est ni un handicap ni une maladie mentale.
    Il n’est que l’ attribut que nous lui accordons.
    En tant que fervent spiritualiste, je dirais que l’ autiste a la faculté de taire sa manifestation pour que son esprit puisse se manifester dans toute sa plénitude...


    • Il se tait, car il est pris dans les excès de la pulsion de rejet et d’excrétion. Il est aliéné à cette pulsion et ne peut prendre du recul. Il est tout, sauf libre de le faire. Il peut revendiquer son aliénation comme l’esclave peut revendiquer ses chaînes, mais c’est une adaptation pathologique. L’esprit ne peut être que liberté, au contraire.

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher

Rubriques

 

Dernières brèves