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Document clinique : Sadisme et masochisme comme aspects de la même perversion

D 21 février 2004     H 11:01     A Donatien Alphonse François de Sade     C 0 messages


 Extrait de « La nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu » - Chapitre XV 

Justine, envoyée par son maître chez madame de Gernande, vint avertir M. de Verneuil que, malgré l’état d’affaiblissement dans lequel se trouvait sa maîtresse, qui venait de perdre six palettes de sang, il n’y avait pas une heure, elle allait, soumise aux volontés de son époux, recevoir la compagnie qu’on lui annonçait.

  • Ah, ah ! tu viens de la saigner ! dit Verneuil, tant mieux ; j’aime infiniment à la voir dans cet état. Approchez, jeune fille, poursuivit-il en troussant Justine, pour lui prendre les fesses, venez ; je serai fort aise aussi de voir votre cul ; je le crois joli. Messieurs, continua-t-il en s’adressant à Gernande, à Bressac et à d’Esterval, je vous invite, pendant ce temps, à passer chez ma femme ; pardon, si je ne vous y présente pas ; mais soyez sûrs de sa soumission ; je vous exhorte à ne pas plus vous gêner chez moi que je ne vais le faire chez vous.
  • Eh bien, dit Verneuil en entrant chez madame de Gernande, soutenu par ses bardaches, suivi d’une vieillie, et dans l’état du monde le plus immodeste, vous mécontentez donc toujours mon frère ? Il ne cesse de me porter des plaintes contre vous, et je n’arrive jamais que pour l’aider à vous mettre à la raison. Voilà madame, poursuivit-il en montrant Dorothée, qui, témoin de votre mauvaise conduite, vient de me certifier des choses qui devraient vous valoir les plus cruels tourments, si mon frère, moins livré à sa bienfaisance, écoutait un peu plus sa justice ; allons, déshabillez-vous. 
     
    Et Justine, exécutant l’ordre, offre, en un instant, sa pudique maîtresse aux regards effrontés de ce scélérat.
  • Mettez-vous toutes deux dans le même état, dit Verneuil en s’adressant à Justine et à Dorothée, et, surtout, déguisez les cons. Pour vous, mes beaux enfants, continua-t-il en parlant aux bardaches, n’ôtez que vos culottes ; le reste de vos habits vous parant au lieu de vous nuire, vous pouvez les garder ; j’aime tout ce qui me rappelle un sexe que j’idolâtre : si les femmes avaient des habits d’homme, je ne les ferais peut-être pas ôter. 
     
    Tout le monde obéissait ; Justine seule faisait quelque résistance, mais un coup d’œil effrayant de l’homme le plus terrible et le plus rébarbatif qu’elle eût encore vu la détermina promptement. Verneuil place Justine et madame de Gernande, agenouillées toutes deux sur le bord du canapé, les fesses tournées vers lui, et les laisse un moment là, pendant qu’il examine le cul de Dorothée.
  • Foutre ! madame, lui dit-il, vous êtes faite à peindre... c’est le corps d’un bel homme ; j’aime à la folie ce poil qui l’ombrage, je le baise avec un vrai plaisir... j’adore ce brun de l’orifice de votre cul... il prouve de l’usage... écartez, que j’y mette ma langue ; oh ! comme vous êtes large... que j’estime cette preuve authentique de la dépravation de vos mœurs... vous aimez quand on vous encule ? vous idolâtrez le vit au cul... il n’y a que cela madame... il n’y a que cela ; voilà mon cul, que je vous offre, il est de même... il est excessivement large... 
     
    Et Dorothée, baisant avec délices le cul de Verneuil, lui rendait amplement les gamahuchades qu’elle en avait reçues.
  • Vous me plaisez infiniment, madame, poursuivit Verneuil ; il ne vous reste plus, pour achever de me tourner la tête, que d’accepter la proposition que je vais vous faire, et sans l’accord de laquelle tout votre art ne réussirait peut-être pas à faire jaillir mon sperme. Vous êtes riche, dit-on, madame, eh bien, en ce cas, il faut que je vous paie ; si vous étiez pauvre, je vous volerais. Dans la circonstance contraire, il faut que vous ne vous prostituiez à moi que pour une somme très forte. Il faut que vous cachiez cette clause à votre mari, et que vous m’assuriez que la somme que je vais vous donner ne sera employée par vous qu’à des dépenses libertines, il faut que vous me juriez surtout que pas un écu n’en sera destiné pour de bonnes œuvres... que vous n’en payerez, en un mot, que le crime... Que dites-vous de ma passion ?
  • Elle est singulière, monsieur ; mais croyez que j’ai assez de philosophie pour ne me surprendre d’aucune. J’accepte vos propositions ; j’aurai de mon côté mille fois plus de plaisir à m’amuser avec vous, et je vous fait le serment le plus sacré de ne dépenser votre argent qu’en débauches.
  • En infamies, madame, en infamies.
  • En tout ce qu’il y aura de plus affreux, je vous le jure.
  • Eh bien ! madame, voilà cinq cents louis, êtes-vous contente ?
  • Non, monsieur, ce n’est pas payer.
  • Ah ! délicieuse ! divine ! enchanteresse ! s’écria Verneuil ; en voilà mille de plus et vous êtes la plus aimable femme que j’aie connue de mes jours ! Ah ! putain, je triomphe, et tu es à moi maintenant... Gitons, branlez mon vit, pendant que je manie le cul de cette garce, vous, victimes, restez sous mes yeux... Eh quoi ! madame, quelque chose repousse ce mouchoir ; je n’ai cru déguiser qu’un con, je découvre un vit. Foutre ! quel clitoris... Retirez, retirez ce voile ; bien plus homme que femme, l’illusion m’est permise : vous n’avez besoin de rien cacher. 
     
    Et le paillard branlait, suçait cette excroissance, assez majestueuse pour mettre celle qui la possédait en état de remplir avec succès tous les rôles d’un homme.
  • Vous devez être libertine au dernier degré, madame, poursuivit Verneuil ; vous devez avoir tous nos goûts. 
     
    Et il lui enfonçait, en disant cela, trois doigts dans le cul, dont l’effet électrique fit aussitôt lever ce clitoris, au point que Dorothée voulut foutre un giton. Verneuil aide à l’entreprise, et claque vigoureusement les fesses de la Messaline au moment qu’elle agit.
  • Voulez-vous que je vous moleste ? lui dit-il ; je ne le demande point aux victimes, mais à vous...
  • Faites ce qu’il vous plaira de mon cul, dit Dorothée ; il ne vous est offert que pour tout endurer. 
     
    Verneuil lui pince alors les fesses d’une si cruelle force, que la putain décharge à l’instant.
  • Eh bien ! poursuit-il en la voyant pâmer, convenez qu’il n’y a que le supplice pour hâter l’éjaculation. Sacrificateur ou victime, je ne connais que cela pour arriver au but.
  • Et ces culs, dit Dorothée, ces culs que vous avez mis là, vous ne vous en occupez donc point ?
  • L’état où je vais les mettre vous prouvera bientôt le contraire, dit Verneuil. Et, s’approchant d’eux : Voyons, dit-il, laquelle de ces deux femmes sera la plus courageuse. 
     
    Il pince en même temps, à la fois et d’une manière cruelle, le téton droit de madame de Gernande et la fesse gauche de Justine. Quoique les ongles se fussent imprimés dans les chairs de celle-ci, elle tint ferme. Il n’en fut pas de même de madame de Gernande. Le traître lui avait tellement froissé le bout du téton, elle se trouvait d’ailleurs si faible qu’elle tomba presque évanouie.
  • Oh ! c’est divin ! dit-il à Dorothée en lui suçant le clitoris ou la bouche, et toujours en lui branlant le trou du cul, c’est délicieux ! voilà de ces hauts-le-corps que j’aime à la folie... Et vous, madame, bandez-vous en voyant souffrir ?
  • Vous le voyez, monsieur, répondit la tribade en montrant le bout de ses doigts inondés du foutre de son con ; vous voyez que nous agissons je le crois, à peu près dans les mêmes principes.
  • Je le répète, madame, il n’y a que la douleur pour faire décharger. 
     
    Et le paillard, entre les bardaches et Dorothée, s’irritait, s’enflammait, comme le taureau prés de la génisse.
  • Sotte créature ! s’écria-t-il en saisissant sa belle-sœur d’une main, et s’emparant de l’autre d’une discipline à cordelettes de boyaux très noueux, qu’il avait toujours dans sa poche, femme pusillanime, tu ne sais donc rien souffrir ? et bien ! tu seras punie de ta faiblesse. 
     
    Et plaçant son vit furieux entre les mains de Justine, il lui ordonne de le branler, pendant que Dorothée, qu’il arme d’une seconde discipline, va rendre à son cul ce qu’il est prêt à entreprendre sur celui de sa belle-sœur, et que les ganymèdes exposeront leurs fesses à ses regards. L’opération commence. Le fouet, activement et passivement distribué, était une des plus vives passions de Verneuil ; vingt-trois minutes de suite son bras vigoureux se déploie sur le beau cul de la Gernande ; elle est déchirée depuis le milieu des reins jusqu’aux talons ; on le lui rend avec usure ! le sang jaillit de toutes parts : rien n’était aussi singulier comme ce mélange d’invectives d’un côté, de plaintes et de cris de l’autre. Trop occupée de sa besogne pour écouter la voix de son cœur, la malheureuse Justine secouait, tant qu’elle le pouvait, l’énorme instrument, dont on lui avait confié le soin, sans oser demander la grâce de sa maîtresse. Ce n’est pas qu’elle n’eût détourné ces coups terribles, si elle eût cru pouvoir le faire ; mais l’inflexibilité de l’âme des scélérats commençait à lui être trop connue pour qu’elle entreprit de fléchir celui-ci. Verneuil s’aperçoit pourtant de la maladresse de sa branleuse.
  • Qu’est-ce donc que cette petite putain-là ? dit-il en s’emparant d’elle ; ah ! garce, je vais t’apprendre si c’est ainsi qu’on branle un vit comme le mien. 
     
    Et le remettant aux mains de Dorothée, ce n’est qu’à elle qu’il s’en rapporte sur la manière dont il faut doubler ou diminuer à propos les titillations du plaisir, pendant qu’à grands coups de martinet, le scélérat maltraite à outrance les douces et délicates fesses de notre intéressante Justine. 
     
    Aucun des instruments dont elle avait été flagellée dans son cours de libertinage, ne l’avait molestée comme celui-là ; chaque cinglon, s’imprimant d’une ligne au moins dans les chairs, y laissait, avec une épouvantable douleur, des traces aussi sanglantes, que si l’on se fût servi d’un canif. En un instant, elle est toute meurtrie. Verneuil alors fixe ses deux victimes l’une à l’autre, en les attachant ventre contre ventre ; et, toujours branlé par Dorothée, il leur applique une seconde flagellation, en frappant tant qu’il a de forces, tantôt sur l’une, et tantôt sur l’autre. Ici la Gernande, affaiblie de ses trois saignées du matin, chancelle, perd connaissance, tombe en entraînant Justine avec elle ; et les voilà toutes deux à terre, nageant dans les flots du sang que leur bourreau vient de faire jaillir. Verneuil coupe aussitôt les liens, et, se précipitant sur sa belle-sœur, il a l’art de la rendre à la vie, au moyen du nouveau tourment d’une jouissance, qui toute naturelle qu’elle est, n’en déchire pas moins cette malheureuse femme, par l’étonnante disproportion qui se trouve entre elle et son agresseur.
  • Fouettez-moi ! fouettez-moi ! madame, s’écrie Verneuil à Dorothée ; campez Justine sur mes reins, et déchirez-nous tous les deux. 
     
    Parfaitement servi par Dorothée, et bien mieux peut-être encore par la monstruosité de ses opérations, le vilain faune écume... blasphème, et décharge en jetant les hauts cris... en prouvant enfin à tout ce qui l’entoure, que, si la nature l’a mieux membré que son frère, elle lui a départi de même, et la quantité du sperme, et les crises de volupté dans un degré bien supérieur.
  • Eh bien ! madame, dit-il à Dorothée, comment me trouvez-vous dans le libertinage ?
  • Superbe, monsieur, répondit celle-ci ; mais je ne croyais pas que vous foutiez des cons.
  • Je fous tout, mon ange, je fous tout ; et pourvu que mon vit monstrueux blesse ou déchire, ce qu’il pourfend me devient égal.
  • Mais, vous préférez le cul cependant ?
  • Me feriez-vous l’injure d’en douter ? Faut-il, pour vous convaincre, enculer un bardache ?
  • Non, répond Dorothée, c’est mon cul qu’il faut foutre, si vous voulez me persuader ; le voilà, monsieur, foutez-le.

Et le paillard, toujours en rut, est bientôt au fond de l’anus.

  • Vexez donc ces deux femmes pendant que je vous sodomise, madame, je vous en supplie, dit Verneuil. 


 
Et la putain, sans le faire répéter, plante à plaisir, pendant qu’on l’encule, ses ongles crochus dans les chairs et de Gernande et de Justine. Tous deux déchargent pendant que les victimes pleurent ; et chacun d’eux, en perdant son foutre, a mordu jusqu’au sang la langue du giton qu’il caressait pour s’exciter.

  • En voilà assez, madame, dit Verneuil à Dorothée, vous êtes une créature charmante ; je veux que nous renouvelions nos plaisirs.
  • Je vous en ferai goûter de toutes les espèces, monsieur, répondit Dorothée ; plus nous nous connaîtrons, mieux nous nous conviendrons, je m’en flatte. 
     
    Tous deux furent rejoindre la société. Justine seule resta chez sa maîtresse.

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