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Libre arbitre et psychisme

D 13 octobre 2020     H 14:31     A Louÿs Jacques     C 0 messages


Un ami nous sort en réunion entre collègues : « On est condamné à la clandestinité, par cette croyance qu’il y a bien du psychisme ». Aujourd’hui, il n’y en aurait plus que pour le cerveau.

Cela me fait penser à la dispute, qui a durée tout le Moyen-âge, sur la providence (tout est prévu par les liens de cause à effet à partir de la cause première, dirait-on aujourd’hui) et le libre arbitre. A la Renaissance et avec l’humanisme, le libre arbitre a prévalu, porté par la pensée des libertins (ceux qui étaient pour la liberté de penser). Mais les philosophes, Kant en premier, n’ont jamais laissé tomber pour autant la providence et le fatalisme, ou le stoïcisme et la résignation, le libre arbitre n’étant pas suffisamment démontrable.

Aujourd’hui les ‘scientifiques’ (les philosophes physiciens et biologistes) sont dans une crise profonde avec la mécanique quantique. Tout n’est donc pas si déterminé, comme ils le croyaient si bien ! Les neurones peuvent même avoir un fonctionnement quantique et il y a de l’indéterminé à envisager ! Alors, ils confondent l’indéterminé avec le libre arbitre et feignent d’avoir trouvé le mécanisme de la conscience.

C’est, bien sûr, insuffisant. L’indétermination est certainement nécessaire au libre arbitre, mais insuffisante. Ils en restent au hasard, alors que le libre arbitre nécessite la volonté de choix dans ce hasard.

C’est là où le psychisme existe. Certes, il oscille entre déterminisme et indétermination, mais il nous amène une capacité de choix volontaire, qui ne peut exister vraiment dans le système des philosophes physiciens.

En conclusion : la discussion sur l’existence du psychisme se cristallise de plus belle sur la notion de libre arbitre. Une psychiatrie psychodynamique aura toujours un rôle à jouer à ce propos, l’aliénation étant la perte du libre arbitre par le fait de la maladie qui augmente trop les déterminations et submerge la personne.

 

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