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Spéculations neuro-psychiques (70-77)

D 16 juin 2019     H 04:50     A Louÿs Jacques     C 0 messages


70 : Ne confondons pas ce qui déglingue la construction d’un faire « un » avec son opposition oscillante sur l’axe ∆ de la réalité. Toute acceptation d’une violence quelconque, la veut-on la plus justifiée, vient démolir le faire « un ». Si l’on tend trop un arc, il casse. C’est de rater l’oscillation avec le pôle de la mesure que l’on tombe dans la démesure. L’action de faire « un » doit pouvoir rester dimensionnée à la situation, au contexte.

71 : La démesure du neurologique est de ne pas respecter les limites physiologiques du corps, y compris celles de l’âge, de la santé, de la situation hormonale, de l’utilisation de neurotropes. Celle du psychisme est de ne pas respecter, chez chacun, les limites de la non-violence fantasmatique. Celle du symbolique est de forcer le joug commun, sans que le plein accord de chacun puisse s’exprimer librement.

72 : L’oscillation de l’axe ∆ entre le faire « un » et la mesure à garder pour le faire, reçoit l’aide de l’axe Ω, qui améliore l’adéquation du sexué avec la réalité. L’axe imaginaire va osciller entre ce qui est idéal, presque hors de portée et ce qui ouvre grand les possibilités. Il n’y pas vraiment de figure parfaite unilataire qui nous montrerait la continuité sûre entre ∆ et Ω, mais beaucoup de pliages et d’arrangements nous permettent de la rendre crédible.

73 : Pour résumer la fonctionnalité du quatrième programme, qui est celui de la sexuation reproductrice :
- axe ∆ oscillant entre le faire « un » et la mesure,
- axe Ω oscillant entre la sûreté et l’arrangement.

74 : Le pôle de la « sûreté » fait éviter de s’unir corporellement avec des trop proches. C’est comme pour l’évitement de son propre reflet. La personne ne les voit pas comme pouvant être partenaires d’union. Le pôle de « l’arrangement » favorise, lui, les unions sexuelles entre personnes pas trop éloignées quand même. C’est pour éviter les risques de trop d’inconnu par l’attachement déjà existant, notamment pour procréer.

75 : Pour le psychisme, l’oscillation « sûreté / attachement » nous montre l’anticipation partagée entre les pôles de l’axe Ω. D’un côté, il y a l’amour commun idéal, le coup de foudre idéalisant tenant lieu d’image du miroir. De l’autre côté, il y a le pragmatique de l’arrangement, qui permet, pour les personnes entrées dans l’union, de fonctionner ensemble, vaille que vaille, surtout si un enfant est le fruit de l’union sexuée.

76 : Pour le symbolique socio-langagier, la « sûreté » penche vers l’autonomie morale persistante de la personne, qui lui permet de se dégager si l’union n’est pas assez légitime. Du côté de « l’arrangement », c’est la possibilité de complexifier l’union des partenaires, comme avec la création d’enfants.

77 : Neurologique, psychisme et social se retrouvent liés par un monisme tétravalent. Ce n’est pas la métaphysique qui permet cela, mais la sexuation de l’humain. Importance de la logique tétravalente pour comprendre cette fractalisation.

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