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Spéculations neuro-psychiques (60-69)

D 8 juin 2019     H 07:58     A Louÿs Jacques     C 0 messages


60 : L’axe Ω du langage se partage entre analyse et synthèse, entre métaphore (antonymie) et métonymie (holonymie). Comme dans les registres neurologiques et psychiques, il sert
à améliorer le fonctionnement de l’axe ∆. En général, du côté des métonymies, on donne du sens ;
du côté des métaphores, on retient du sens.

Résumé de la fonctionnalité générale du langage ci-dessus.

61 : Les linguistes classent les langues de la Terre de façon ternaire, selon l’ordre d’énonciation des éléments SVO (sujet-verbe-objet) dans les phrases déclaratives. Ils n’ont pas encore su y adjoindre C, le complément, sans doute par crainte de la complexité. Ils y perdent la fonctionnalité oscillante tétravalente du langage.

Voir, par exemple :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Langue_SVO

62 : Un petit mot sur la danse sociale du symbolique. Les sociétés et groupes humains se déploient comme le langage : la chefferie tient lieu de sujet ; la foule fonctionne comme complément ; l’individualité fait le verbe ; les unités sociales donnent l’objet. Les oscillations ∆ et Ω y sont à l’oeuvre, entre métonymies et métaphores. Les métonymies augmentent la signification de l’énonciation. Les métaphores recèlent du sens.

63 : Il nous reste le quatrième programme, en parallèle avec les trois précédents, celui de la sexuation reproductrice. C’est une réduction du réel où l’agent opérant fait « un », y compris pour les axes logiques ∆ et Ω. Il y a perte de leur séparation. Ces axes s’y révèlent comme l’envers et l’avers d’une bande unilataire de Moebius. Leur croisement résulte d’un point de vue surplombant un endroit d’aplatissement de la bande de Moebius.

64 : Faire « un » permet de comprendre comment les oscillations de l’axe Ω peuvent intervenir sur celles de l’axe ∆ et cela de façon réversible. Dans les croquis fournis auparavant, je superposais sur un plan deux axes séparés ∆ et Ω, censés ainsi se croiser. Le point de vue unilataire devient évident si l’on tient compte du 4e programme. On y considère que les oscillations axiales se passent sur une même structure, comme sur le ruban de Moebius ou autre figure topologique analogue.

65 : Dans la sexuation reproductrice, il y a appariement d’un couple amoureux sans fusion, perte fonctionnelle de la séparation dans une danse sexuelle qui aboutit à créer un nouvel humain. Le contexte est celui de la retenue par l’interdit familial de l’inceste, qui laisse le couple reproducteur accomplir sa tâche et la facilite. Axe ∆ entre accouplement et échappement par la protection familiale. Axe Ω entre amour de couple et création d’un bébé.

66 : Un rapport fait que quelqu’un s’accorde à un autre ou à d’autres. Il n’y a pas de rapport sexuel, ou de relation sexuelle proprement dite, puisqu’il s’agit d’y faire « un ». Il n’y a pas d’accord ou de relation à trouver, mais une unité fonctionnelle à réaliser. Dans la réduction sexuée du réel, deux ou plusieurs personnes ne vont faire qu’une unité d’action.

67 : Dans le registre neurologique, des conditionnements issus d’accouplements satisfaisants servent de guides corporels pour l’action sexuelle. Quand les comportements réflexes d’accordage sexuel s’épuisent, le plaisir oscillatoire des pôles peut se continuer par inertie. Ce plaisir d’oscillation persistant donne ce que l’on appelle la jouissance sexuelle, au-delà de l’orgasme mécanique. Elle signe, comme un fantôme fugace et parfois prolongé, le retard inhérent du neurologique par rapport à l’événement.

68 : Pour le psychisme, le partage d’une partie des signifiants crée une berlue commune typique, le « fantasme sexuel ». Pour une meilleure concordance entre fantasme et réalité, cette anticipation utilise un scénario de domination-soumission ou de séduction irrésistible. Cette manipulation fréquente nous montre la fragilité de cette projection anticipante. Ce forçage bien intentionné a ses limites dans le risque de violence, qui désagrège aussitôt le rêve éveillé commun.

69 : Quant au faire « un » du symbolique, il nécessite l’élaboration d’un nom commun qui fonctionne comme un drapeau signalant la présence active des personnes unies par un lien « conjugal ». Les conjugaux se placent sous le même « joug » pour tirer leur attelage ensemble. Ils font unité fonctionnelle et cela nécessite une entière fidélité pour perdurer. Sinon, la trahison défait vite l’attelage.


> La suite bientôt...

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