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Spéculations neuro-psychiques (50-59)

D 31 mai 2019     H 19:03     A Louÿs Jacques     C 0 messages


50 : La conscience est conscience du présent. C’est son caractère essentiel. C’est un effet de l’affirmation du symbolique dans le premier pôle logique, qui est celui du « sujet ». Le sujet est ainsi consciemment présent au monde, à l’autre, ainsi qu’à soi-même dans la pensée.

NB : S’il n’y avait pas de langage et de focalisation de conscience, nous en resterions au « pré-conscient », comme les animaux.

51 : La conscience se décline dans les autres pôles logiques en « conscience de la flèche du temps »
(le temps qui passe, du passé vers l’avenir), en « conscience de la chronologie » (au futur antérieur),
sans oublier la « conscience de l’éternité » (de ce qui échappe au temps).

La conscience est aussi conscience de l’espace, car l’espace est un volume en déploiement, qui nécessite un certain temps pour être parcouru.

52 : La conscience du présent est issue du langage par une astuce simple : dans des phrases, on aligne des syntagmes (groupes de mots) qui tiennent lieu de pôles logiques, selon des ordres divers de succession. En utilisant toutes les alternances possibles entre les syntagmes, cela crée un effet d’ensemble. Cet effet sous-entend dans l’énoncé une disparition du temps d’énonciation. Le dernier syntagme énoncé peut devenir aussi bien premier etc. Cela fait illusion, mais reste assez précaire.

53 : Une langue est un nouage génial, mais qui reste imparfait dans son abord du réel, d’où une dérive incessante et un morcellement des langues. Toutefois, il n’y a qu’un langage humain. La structure oscillante des axes ∆ et Ω reste fonctionnelle dans chaque langue. On y trouve la présence des quatre pôles logiques du langage, souvent décrits comme : sujet, objet, verbe, complément.

54 : Dans le langage humain :
- L’axe ∆ oscille entre « sujet » et « complément ».
- L’axe Ω oscille entre « objet » et « verbe ».

La manière de concrétiser ces fonctions logiques dans chaque langue est incroyablement diverse. En français, on décrit différents types de phrases qui s’efforcent de traduire ce coté logique selon l’ordre d’énumération de leurs éléments et certaines intonations :
- phrase déclarative (ou assertive),
- phrase exclamative,
- phrase interrogative,
- phrase injonctive (ou impérative).

55 : Le « sujet » affirme sa présence par une métonymie du type : « la partie pour le tout ». Le sujet s’affirme comme le fait un ambassadeur (la « partie ») se présente au nom d’un pays (d’un « tout »). Il fait une déclaration à l’autre, par une phrase déclarative. En français, le sujet est généralement mis en premier dans l’ordre d’énumération des syntagmes de cette tournure déclarative : « Je vous parle ». On baisse aussi de ton à la fin de la phrase.

56 : En oscillation sur l’axe ∆, le « complément » module le sujet dans sa prétention à trop s’affirmer.
Dans la phrase, on utilise une métaphore du type : « le tout sans partie », c’est à dire un synonyme, qui indique l’unité égalitaire du sujet. En français, on utilise aussi la phrase exclamative, avec son ton montant : « Je vous parle avec mon coeur ! ». Plus généralement, le complément est mis en valeur par la prosodie, tonalité « affective » qui met tous les syntagmes de la phrase sur un pied d’égalité.

57 : L’oscillation sur l’axe ∆ du langage se fait ainsi entre sujet et complément, entre distinction de l’autre et regroupement indistinct avec l’autre. Le sujet se sépare de l’autre en s’affirmant face à lui. Le complément rassemble, en refoulant la différence et la séparation entre l’un et l’autre. Oscillation entre une métonymie (méronymie) et une métaphore (synonymie).

58 : Le « verbe » et « l’objet » se retrouvent comme pôles d’oscillation de l’axe Ω du langage. Le verbe est une métaphore du genre « la partie sans tout ». Il négative le « tout » au profit de la « partie » par une démarche analytique. Celle-ci isole un élément d’une généralité, qui est alors démembrée. Quand on boit, on oublie ainsi toute autre activité.

Pour accentuer le verbe, on utilise une tonalité impérative, ce qui veut dire : « Ne fait pas autre chose, concentre toi sur ton activité en cours ! ».

59 : « L’objet » du langage est une métonymie du genre « le tout pour la partie ». On utilise un nom commun de classe pour signifier un élément de la classe, par exemple le mot global « le chien » pour parler d’un chien en particulier. On y privilégie la synthèse à l’analyse. Les tournures de phrase interrogatives servent aussi à cela, car poser une question sous-entend une réponse particulière entre toutes les réponses possibles : « Que veux-tu acheter ? »

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