Vous êtes ici : Accueil » LOGIQUE CLINIQUE DU MODÈLE FONCTIONNEL » Spéculations neuro-psychiques (30-39)

Spéculations neuro-psychiques (30-39)

D 20 mai 2019     H 16:20     A Louÿs Jacques     C 0 messages


30 : Être capable de passer d’une image d’évitement à celle d’attachement et inversement, va permettre une grande souplesse d’adaptation au cerveau. Dans certains types de conditionnement, l’utilisation de ces images leur permettrons de se montrer plus performants et pourront être amplifiés. Ils entreront en concurrence avec d’autres, qui vont pouvoir décliner. L’axe ∆ de la réalité devient globalement plus habile.

31 : Remarquons qu’un pôle neurologique de l’axe imaginaire Ω ne va jamais pouvoir complètement l’emporter sur l’autre. Dans la réalité, on ne sait jamais ce qui est vraiment bon au long cours. L’oscillation entre évitements et attachements doit pouvoir toujours se continuer, même à vide.

32 : En résumé, le neurologique fonctionne sur deux axes :
- le premier est celui ∆ de la réalité entre réduction sensori-motrice du réel et repli émotionnel ;
- cet axe utilise les résultats de l’axe imaginaire Ω pour établir des conditionnements d’évitement ou d’attachement à des éléments répétitifs de cette réalité.

Grâce à ses capacités propres d’imagerie, le neurologique « présentifie » le réel dans une réalité mouvante. Ce n’est toujours pas de la « représentation » psychique intuitive, où l’on se prépare à la réalité à venir la plus probable.

33 : Le neurologique se prête bien aux études scientifiques basées sur les répétitions et les expérimentations. Reste à expliquer (hors Twitter) une clinique spécifique des troubles de la fonctionnalité oscillatoire neurologique des axes ∆ et Ω. Cette clinique tient d’abord compte des excès ou des insuffisances des pôles logiques neuronaux. Sortir d’une conception « pyramidale » de la neurologie devient très utile, car cette dernière sert de base idéologique aux ré-éducations totalitaires comportementales actuelles.

34 : Penchons-nous maintenant sur le psychisme intuitif et sa fonctionnalité. Sur l’axe ∆ de la réalité, 2 pôles :
- celui de la berlue projetée : anticipation probable de la réalité ;
- celui de l’échappement à toute projection : inhibition par un calme imperturbable.

Un certain degré de libre-arbitre permet à l’humain d’osciller entre ces deux pôles logiques, grâce à l’intervention de l’axe imaginaire Ω. Ne pas confondre anticipation réaliste et imaginaire psychique !

35 : Les projections psychiques des berlues se superposent à la réalité filtrée du neurologique. Elles créent une pseudo-réalité intuitive, utilisant les mêmes circuits cérébraux que le neurologique, mais se voulant capable d’anticiper les événements. Le psychisme est comme un fantôme hantant le cerveau afin de palier au retard pris par le neurologique et son inertie pour fonctionner en temps réel.

36 : Dans les projections psychiques fantomatiques d’une personne, est observable un ensemble d’activation de traces mnésiques, avec l’utilisation régulière de mêmes signifiants constitutifs. Les signifiants sont des traces mnésiques articulées entre elles, selon des règles de condensation et de déplacement. L’origine est à rechercher dans l’empreinte matricielle tétravalente de la dyade mère-enfant des premiers mois de la vie.

37 : Les personnes liées par un lien maternel de parenté, présentent les mêmes signifiants psychiques de base, mais avec de petites variantes entre individus. Il est touchant de constater que les membres d’un couple ont souvent des signifiants similaires. Cela expliquerait la familiarité qu’un membre du couple ressent envers l’autre, impression souvent éprouvée d’emblée dans la première rencontre, en amitié comme en amour.

38 : Evoquons les intuitions psychiques exceptionnelles, qui surgissent comme prescience d’une réalité vraiment imprévisible. La collecte de récits de telles prémonitions et l’étude des informations signifiantes dans ces récits, nous montrent qu’elles utilisent les mêmes signifiants que ceux utilisés dans les anticipations habituelles de la personne. Le problème reste celui de leur source.

39 : En utilisant la mémoire du corps, le psychisme veut prévoir ce qui va arriver, afin de garder son calme. Une capacité de libre arbitre va l’aider à amplifier les prévisions pertinentes, mais aussi à décoller des intuitions qui ratent trop leur cible. Ce libre arbitre améliore ainsi l’autonomie de la personne, qui peut mieux ajuster ses prévisions face à l’incertain du réel. Il permet à l’enfant de ne pas rester cantonné à la fonctionnalité de la dyade mère-enfant.

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher

Rubriques

 

Dernières brèves