Vous êtes ici : Accueil » LOGIQUE CLINIQUE DU MODÈLE FONCTIONNEL » Spéculations neuro-psychiques (1-9)

Spéculations neuro-psychiques (1-9)

D 2 mai 2019     H 00:11     A Louÿs Jacques     C 0 messages


Je continue mes recherches spéculatives sur les relations entre neuro-corporel et psychique. Comment ces fonctions s’articulent t’elles ? Ce n’est pas un sujet très débattu. On y manque d’idées nouvelles. Généralement, on se contente de faire partie d’une école ou d’une autre. Etant devenu « retraité », je n’ai plus d’enjeux professionnels et ne risque plus rien à publier quelques propositions non-conventionnelles. Pour cela, je reporte des illustrations parues sur Twitter (@tetralemme), avec le texte qui les accompagne.

1 : Le neurologique corporel, notamment le système nerveux central (SNC), assure une réduction du réel pour le cerveau. Pour celui-ci, il crée une réalité sensori-motrice simplifiée, filtrée, mais suffisante pour la vie organique. En cas de mise en échec de la réduction utilisée, se produit un reflux émotionnel dramatique : le trauma.

2 : Pour échapper au trauma, le neurologique apprend à contourner les situations dangereuses grâce à des conditionnements : évitements et renforcements d’action. Pour y arriver, il doit détecter des régularités, avec lesquelles il peut composer. Les régularités décelées sont le fruit de ses capacités neurologiques d’imagerie. Toutefois, il reste démuni en cas d’événement imprévisible.

3 : Le problème du neurologique, c’est d’être toujours en retard sur la réalité et ses risques de trauma. Il lui faut forcément du temps pour s’adapter à ce qui se passe, ce qui peut mettre en danger l’organisme tout entier. A ce moment-là, il va recevoir l’aide du psychisme, car c’est le rôle du psychisme d’anticiper les situations et leurs risques possibles, mais cette aide reste limitée, elle-aussi.

4 : Avec un entraînement poussé, les capacités neurologiques de conditionnement peuvent être incroyablement développées. Pensons aux résultats des grands sportifs, aux musiciens d’exception, aux calculateurs prodiges, à la grâce des grands danseurs ! Leurs gestes deviennent presque parfaits.

5 : Le psychisme se développe parallèlement au neurologique, pour prévenir les risques de l’imprévisible. Il anticipe la réalité par des projections, des « berlues », qu’il construit à partir de traces mnésiques, issues de l’imprégnation mère-enfant. Il considère les berlues comme des réalités probables, pour aider le cerveau à s’adapter d’avance à ce qui pourrait se passer. On ne peut créer volontairement une berlue. Elle s’impose d’elle-même en surimpression de la réalité, sous forme d’intuition.

6 : Pour le cerveau, quand on conduit en automatique dans la vie et sur la route, les routines neurologiques suffisent et le psychisme peut divaguer. Lorsque l’incident arrive, le psychisme est entièrement à la barre pour prévoir et assumer les situations à court terme. Les deux programmes se superposent et se suppléent.

7 : Parfois, les capacités d’anticipation psychiques sont plus longues. J’ai personnellement été témoin chez quelqu’un d’un échappement spontané à une situation de danger corporel. Un bon quart d’heure à l’avance, cette personne suit une intuition subite en changeant de place, dans un mouvement impérieux et irraisonné. Cela lui a permis de ne pas être blessée par la survenue d’un événement absolument improbable et imprévisible.

8 : Dans la réalité de tous les jours, pour arriver à utiliser une berlue projective adéquate, le psychisme doit apprendre à choisir celle qui est la plus pertinente. Ses capacités imaginaires sont là pour l’aider à faire le tri et prendre une décision concrète d’action.

Pour le cerveau, le neurologique peut se révéler plus sûr que le psychisme. Dans telle ou telle situation de vie, un bien acquis vaudrait parfois mieux que deux probabilités. Le dressage parfait est même le rêve des utopies.

9 : L’imagerie neurologique élabore des régularités répétitives concrètes et permet des réponses conditionnées plus rapides dans la vie ordinaire ; les capacités imaginaires psychiques définissent des singularités probables et préparent d’avance la personne à l’inattendu.

Utiliser les deux manières de faire aide l’organisme à fonctionner aisément dans son environnement, même si les équilibres homéostatiques du vivant restent précaires.

Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher

Rubriques

 

Dernières brèves