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IV - Clinique de la vie religieuse : clinique de la monnaie - 5 ) Tricheries morales des deux grandes écoles métaphysiciennes occidentales - Introduction

D 9 mai 2012     H 10:03     A Louÿs Jacques     C 1 messages


 


 

 


 Marchés et monnaie


 

Nous sommes toujours dans l’étude des conséquences économiques de la sexuation du registre psychique symbolique. Ce registre symbolique rassemble langues et sociétés humaines, dans une même structure fonctionnelle oscillante. Les ratages, blocages et reconstructions, plus ou moins branlantes, de ce monde symbolique, nous permettent d’en élaborer une clinique logique. Une partie de cette clinique du social concerne les mécanismes socio-économiques, où se rencontre, depuis longtemps, le rôle central de la monnaie. Ces mécanismes nécessitent de superposer, au registre symbolique, le registre psychique sexué. Se construisent, ainsi, des ALLIANCES RELIGIEUSES entre groupes humains de structures différentes. Si des alliances socio-économiques sont devenues primordiales dans nos sociétés, sous la forme de marchés, c’est parce que ce sont des alliances de nature religieuse, au sens large. Les marchés nécessitent, tout d’abord, une confiance réciproque par une foi commune. Nous sommes aujourd’hui, dans notre société, dans une crise de CONFIANCE grave, une crise morale qui est, d’abord, une crise monétaire et, fondamentalement, une crise de nature religieuse. La monnaie symbolise l’adoration réciproque des partisans du marché, mais elle nécessite une conduite tout à fait morale pour fonctionner sans danger.

J’utilise, pour analyser cela, les termes de METAPHYSIQUE et de PHYSIQUE. Ils évoquent, traditionnellement, pour la « métaphysique », la science du devenir. C’est la science de ce qui crée le « temporel ». Pour la « physique », il s’agit de la science du mouvement. C’est la science de ce qui crée le « spatial ». Ce sont des réductions différentes de la réalité, dues au fonctionnement même du registre symbolique. La « physique », sous cet angle, est tout aussi bien AU-DELA de la « métaphysique » que l’inverse, ce que n’avait pu envisager Aristote. Chacune des réductions contredit l’autre et rend la symbolisation imparfaite. La synthèse de l’espace-temps naît de la volonté de corriger l’imperfection du symbolique, par son érotisation. Celle-ci permet que chaque réduction, spatiale et temporelle, devienne le « manque » de l’autre, comme dans une relation sexuelle. Chacune peut être mise en « rapport » avec l’autre, même s’il s’agit d’un rapport paradoxal, celui du manque et du désir de l’autre comme complètement différent. Une volonté d’appariement effectif peut en naître. C’est une construction logique nécessaire à la création d’un marché religieux, local et temporaire. Dans la construction religieuse, il y a coït social symbolique et utilisation, principalement, du Phallus érotico-symbolique que réalise la fabrication de la monnaie, pour favoriser des échanges correcteurs typiques et moraux. Ce sont ces échanges qui vont soulager les parties du marché de leurs tensions internes propres.

 


 Les lignées « métaphysiciennes » égalitaires / concurrentielles


 

Des groupes humains sont des groupes de « métaphysiciens ». Ils élaborent, en première instance, la réduction symbolique de la temporalité. Ils constituent des lignées humaines temporelles, des « filiations », par reproduction générationnelle et adoption. Ces lignées ne sont pas rattachées directement à un territoire propre. Elles sont de nature fonctionnelle EGALITAIRE-CONCURRENTIELLE. L’égalité de principe de leurs membres et écoles se corrige de l’acceptation de leur concurrence et inversement. Ce sont leurs constantes. Leurs écoles élaborent des INFORMATIONS, des savoirs et techniques utiles, au groupe social, pour réussir des MUTATIONS D’ENSEMBLE, c’est à dire concernant le groupe tout entier. Ces savoirs et techniques sont indispensables, quand les conditions d’environnement sont trop changeantes. Ce sont, par exemple, des savoirs et techniques sur les manières théoriques et pratiques de MODIFIER LEUR ENVIRONNEMENT de façon habile, artificielle, ce qui est une ADAPTATION PARADOXALE aux changements de conditions de vie trop dégradées. C’est ainsi que sont nées les techniques agricoles, pastorales et industrielles de la révolution néolithique. Cela peut également être d’EMIGRER ensemble, pour changer radicalement d’environnement et en trouver un nouveau, plus viable. La « mutation d’ensemble » (du groupe entier) est la solution des « métaphysiciens », face au risque de disparaître. C’est ce qui permet au groupe tout entier de persister par des techniques collectives de changement d’environnement, soit en transformant ensemble l’environnement, soit en partant ensemble dans un environnement meilleur, par des savoirs et techniques migratoires. Ces filiations sont progressistes. Elles gardent la mémoire des réussites adaptatives, pour s’en inspirer en cas de nouvelle crise.

La fonctionnalité « égalitaire-concurrentielle » de ces groupes de « métaphysiciens », doit rester équilibrée, sous peine de prêter le flan à la constitution d’une clinique :

 


 

• Si des écoles d’une lignée temporelle penchent trop vers la CONCURRENCE à tout prix, pour prétendre résoudre des adaptations cruciales, c’est afin de sélectionner les plus aptes à diriger l’adaptation paradoxale de l’environnement ou la migration d’ensemble nécessaire. Mais, cette sélection amoindrira leur égalitarisme constitutif et la quantité et la qualité des réponses adaptatives possibles en cas d’imprévu. Une école particulière tendra à devenir trop dogmatique et hégémonique. Cela appauvrira la lignée toute entière, en cas d’échec de l’école prépondérante, car le groupe entier n’aura plus de savoirs et techniques suffisantes de remplacement.

 


 

• Des écoles, par contre, vont pencher vers plus d’EGALITE, afin d’assurer une mutation d’ensemble réussie. Elles préconisent l’union égalitaire renforcée de tous afin de permettre le succès global et, surtout, de n’oublier personne. L’avenir est toujours plein de surprises et, pour elles, aucune chance d’adaptation ne doit être oubliée ni perdue. Cet égalitarisme de principe affectera la concurrence nécessaire aux évaluations de l’efficacité pratique et actuelle de chacun. Aucune solution n’apparaîtra comme réellement la meilleure en temps réel, que cela soit dans les adaptations paradoxales indispensables ou les techniques de migration d’ensemble nécessaires. La lignée aura donc du mal de choisir la meilleure solution adaptative et de s’y conformer, même si l’égalitarisme améliore les chances théoriques de la lignée.

Les crises des « métaphysiciens » seront toujours issues d’un excès d’un genre d’école ou de l’autre. Ce sont, dans les deux cas, des excès d’idéalisme et de théorisation. Comme une crise adaptative nécessite toujours de trouver des solutions effectives, elle est l’occasion de tensions considérables entre écoles « métaphysiciennes » différentes, entre celles prônant la concurrence à tout prix et celles ne voyant le salut que par l’égalité radicale. Ces tensions naissent des dangers qu’une hégémonie trop accentuée d’une école ou un égalitarisme trop prononcé entre écoles risque d’amener, en cas de crise grave. Une façon de résoudre ces tensions sera d’accepter un marché avec des « physiciens », en crise eux-aussi. En cherchant à constituer une alliance religieuse et un marché correcteur avec eux, les « métaphysiciens » vont bénéficier des ressources des « physiciens » concernés, pour résoudre leurs propres problèmes de fonctionnement.

 


 Les territoriaux « physiciens » inégalitaires / solidaires


 

Les groupes humains territoriaux, eux, sont des « physiciens », construisant leur monde symbolique par la réduction de l’espace. Ils sont, pour leur part, de nature fonctionnelle INEGALITAIRE-SOLIDAIRE, en équilibre entre inégalités et solidarités, autres constantes qui les opposent nettement aux lignées « métaphysiciennes ». Les territoriaux se retrouvent involontairement ensemble sur un territoire qui porte une formation naturelle, dont ils font partie « naturellement ». Ils y constituent des ensembles composites de clientèles d’une oligarchie dominante. Ils vivent des « produits » de la formation naturelle où ils se trouvent. Cela nécessite une réelle solidarité entre membres des clientèles inégalitaires, avec des dominants et des dominés affiliés. Tout cela compose une oligarchie assez figée, ritualisée, discrétionnaire, procédant par récompenses et punitions, envers les affiliés. Ils sont absolument conservateurs, à moins de crise environnementale grave, qui dépasse leurs capacités propres d’accommodation. Ils s’accommodent collectivement des changements mineurs d’environnement, en changeant partiellement leurs équilibres inégalitaires. Mais, les « accomodats » [1] peuvent se trouver en crise grave de survie, en cas de changement drastique de leurs conditions de vie. Leur très relative souplesse adaptative collective intrinsèque ne va pas être suffisante. Ils vont donc trouver intéressant de demander l’aide des savoirs et techniques des « métaphysiciens » et accepter les conditions d’un marché avec eux.

Comme j’ai déjà traité de ces questions, je n’y reviendrai pas pour le moment, bien qu’il y aurait beaucoup à travailler encore là-dessus pour éclaircir le sujet. Les « physiciens » conservateurs vont chercher à établir des marchés avec des « métaphysiciens » progressistes, censés leur apporter des solutions adaptatives. Cela peut être l’occasion de trahir ces « métaphysiciens » par des abus sans nom, en détournant et en s’emparant de ces « métaphysiciens », appelés à l’aide.

> Voir deux articles sur les conséquences de l’immoralité possible des « physiciens », lors de l’établissement de marchés correcteurs. Le premier concerne les formations naturelles, en voie d’appauvrissement.

 


Clinique de la vie religieuse : clinique de la monnaie - 1 ) Tricheries morales des « physiciens » sur la monnaie : de la pénurie au totalitarisme

 

 

Le second concerne les crises des formations naturelles trop riches :


Clinique de la vie religieuse : clinique de la monnaie - 2 ) Tricheries morales des « physiciens » sur la monnaie : de l’abondance à la guerre civile et son résultat

 

 

Aujourd’hui, nous sommes dans une crise adaptative inouïe. La planète est devenue une unique formation naturelle et la crise environnementale est devenue majeure. Une oligarchie mondiale s’efforce d’émerger, en même temps que se révèle son incapacité à empêcher la mort par faim et soif de plus en plus d’humains terrestres. La planète ne se révèle pas assez riche pour tout le monde. L’atteinte de ses limites physiques se montre radicale, par l’impossibilité d’une colonisation spatiale. L’appauvrissement dû à la surpopulation est inéluctable. Nous allons donc vers de nouveaux totalitarismes, qui émergent partout depuis un siècle et qui traduisent l’échec du marché correcteur des alliances des « physiciens » aux abois, avec une école « métaphysicienne » absolument hégémonique, celle de la techno-science productiviste actuelle. Cela a débuté avec les mouvements bolcheviques, fascistes et national-socialistes, au début du 20e siècle, qui ont tous essayé de détourner la techno-science à leur profit et ont viré au totalitarisme. Mais, la crise n’est toujours pas dépassée, avec l’islamisme en plein développement. L’islamisme n’a pas encore réussi à s’emparer autant des scientifiques que les mouvements des « physiciens » précédents, notamment ceux de la science nucléaire, mais il n’y a pas de raison que cela n’arrive pas bientôt. Les mouvements soufis ont du mal de garder leur influence [2]. Les démocraties occidentales essaient d’éviter que l’un ou l’autre type de société ne prenne trop longtemps le dessus par des changements réguliers de majorité, mais le nombre de pays, où la démocratie décline, progresse toujours.

> L’alternance démocratique proposée entre « physiciens » et « métaphysiciens » dans les slogans des affiches de l’élection présidentielle française de mai 2012 :

  • La temporalité « métaphysique » : « Le changement, c’est maintenant »
  • La territorialité « physique » : « La France forte »

 


 

> Lire aussi l’article : Document clinique : Le nombre des pays libres est en baisse, selon une étude

 

 


 L'utilité d'un marché religieux


 

Rappelons que la nécessité de l’appariement entre ces groupes humains si différents, doit permettre normalement l’établissement d’un « marché » juste, correcteur des dérives de chacun, avec des échanges profitables aux deux parties. Chaque genre de société humaine a son type d’organisation prévalante. Chaque société présente des risques de crise, pouvant l’amener à avoir besoin d’échanges avec une autre société différente, censée posséder les réponses manquantes à ses propres problèmes. Le marché religieux a donc, comme utilité, de rapprocher des « métaphysiciens » en crise avec des « physiciens », eux-aussi en crise, afin de permettre à chacun de se soulager de ses tensions propres, par des échanges adéquats. En s’alliant, pour un marché, entre sociétés différentes, ils éviteront des dérives dangereuses pour leur identité et leur survie même, notamment celles de se laisser détruire ou absorber par une autre société similaire, temporelle ou territoriale, au cas où ils seraient amenés à lui demander inconsidérément de l’aide. Ces groupes peuvent voir le vraiment « autre », comme porteur de ce qui lui manque, avec de moindres risques. Ils peuvent alors se mettre à danser ensemble, lors d’un « marché », pour réussir la fête d’alliance. Ils peuvent érotiser leurs relations de groupe pour coïter entre groupes, en quelque sorte, de façon profitable à chacun. Ce coït symbolique est ce qui fonde le marché comme marché religieux. Malgré tout, il n’est pas exempt de risque.

La fête, si particulière, du marché, concrétise l’alliance entre « métaphysiciens » et « physiciens », dans un espace-temps singulier, qui est celui, mis en commun, du marché. Cela a une fonction foncièrement pratique, puisque des échanges symboliques vont se produire, entre inventions métaphysiciennes et productions territoriales. Le Phallus érotico-symbolique commun y est élaboré principalement par une MONNAIE commune, depuis que cette invention s’est révélée si pratique pour favoriser les échanges du marché, notamment depuis les cités grecques antiques. C’est grâce à la monnaie, que vont pouvoir s’évaluer et s’échanger informations « métaphysiciennes » et produits matériels des « physiciens », grâce à des marchandages profitables aux deux parties. Ces marchandages vont permettre l’établissement d’une VALEUR D’ECHANGE marchande. La valeur d’échange est une valeur religieuse, qui n’est pas une valeur d’usage coutumière. C’est une différence fondamentale. La valeur d’usage coutumière, stable, est sous la garantie de la chefferie. La valeur d’échange découle des tractations libres du marché. De tels marchés correcteurs nécessitent la création d’une « adoration » et d’une « foi » commune, comme pôles de rebondissement d’un pacte, assurant l’oscillation religieuse,- voir l’article : Description de la vie religieuse. L’adoration se voit dans le rite commun, bariolé, retrouvé et recréé à la fois, de la fête et de l’utilisation d’un même Phallus érotico-symbolique. La foi commune est l’élaboration d’une confiance morale intangible de marché, qui est élaborée ou retrouvée pour l’occasion. Cette foi commune est émise dans une confession de foi partagée et déclarée [2], un pacte ré-actualisé. Nous sommes dans une vibration dynamique et non-statique. Insistons sur le fait que le « marché » est sans cesse à ré-inventer et à ré-actualiser de façon ponctuelle. Sinon, naît la clinique de cette oscillation, par altération de la dynamique vibratoire. Le marché se fige, alors, dans des répétitions délétères. Malheureusement, les marchés sont des occasions de traîtrise, non seulement par les groupes de « physiciens », mais aussi par les lignées « métaphysiciennes », qui vont trahir le pacte passé avec les « physiciens », au détriment de ces derniers.

 

La vibration religieuse :
adoration / foi
monnaie commune / pacte collectif
valeur d’échange probabiliste / valeur d’utilité potentielle

 


 

L’articulation interne de chaque groupe se passe entre le pôle de l’antonymie : « la partie sans tout », et le pôle de l’holonymie : « le tout pour la partie ». Une foi commune, entre les deux types de groupes, s’installe par l’utilisation d’une même « antonymie », c’est à dire, fondamentalement, l’utilisation d’un même « verbe », commun aux deux sortes de groupes. Un même verbe de ce genre doit être, à la fois, du type « avoir » (territorial) et, à la fois, de la lignée « être » (temporelle). Il faut un verbe assez équivoque pour exprimer la foi commune. Il réalise ce noyau du serment, cette élaboration de la confession de foi commune du marché. On peut rechercher, dans une langue, une classe de verbes, ou de tournures verbales, qui soit spécialisée aux fins d’une telle utilisation. Par exemple, en français, nous avons les verbes de la classe de « croire », du latin crēdere, qui viendrait de l’indo-européen commun *ḱred dʰeh₁- (« placer en son cœur », « croire »), phrase verbale composée de *ḱḗr (en latin cor) et *dʰeh₁- (« placer ») (Wiktionary). Le syntagme « placer en son cœur » peut être aussi bien une localisation spatiale, une situation au centre de gravité d’une formation, qu’un maintien temporel, une persistance dans une lignée humaine, malgré le déroulement des aléas. Par conséquent, ce verbe peut être utilisé pour un tel serment, ainsi que tous ceux qui se rattachent à lui, peu ou prou, par une même utilisation fonctionnelle.

De même, une adoration commune s’installe par l’utilisation d’une même métonymie, que l’on appelle holonymie, c’est à dire fondamentalement l’utilisation d’un même symbole. C’est, ici, un symbole commun aux deux sortes de groupes et qui indique l’appariement des deux « morceaux » conjoints, dans la rencontre spatio-temporelle du marché. On peut rechercher, dans ce qu’on appelle les symboles religieux, la construction de tels artéfacts ou de telles déclarations, réalisant un montage conjoint de morceaux différents, mais réunis pour ces fins, c’est à dire pouvant s’articuler. Comme la définition de ce qu’est le fait religieux, est beaucoup trop restreinte, aujourd’hui, il faut chercher, dans le monde des symboles, tout ce qui fait pacte de cette façon et pas seulement ce qui représente l’accointance avec une partie divine ou spirituelle ou les représentants humains de celle-ci. Les tables de la Déclaration des Droits de l’Homme font tout aussi bien l’affaire que les Tables de la Loi de Moïse. La monnaie, avec son avers et son revers, son côté face et son côté pile des pièces de monnaie, en est l’exemple le plus pratique et utilisé.

 


 Les malheurs des territoriaux


 

Résumons : le marché passé va être l’alliance proposée par une entité « métaphysicienne » en crise, à des « physiciens » territoriaux, eux aussi dans le malheur. Ces derniers ne peuvent réaliser, par eux-mêmes, une accommodation suffisante des diverses composantes de la formation, face aux conditions devenues trop délétères de leur environnement territorial. Les « métaphysiciens » vont leur proposer de leur venir en aide, afin, bien sûr, de régler, en même temps, leurs propres problèmes de fonctionnement. C’est alors que les « métaphysiciens » peuvent se révéler, à cette occasion, immoraux par une mauvaise foi sans nom et se mettre à se servir du marché religieux, pour asservir les « physiciens » pas assez vigilants. Le moyen de l’abus est facile à comprendre : dépasser le temps ponctuel et le lieu limité du marché correctif, pour le rendre permanent et général.

Les « métaphysiciens », choisis comme partenaires du marché, ne sont pas toujours, en effet, d’une moralité parfaite, d’une « foi » parfaite, malgré les confessions de foi communes, qui sont élaborées pour permettre le marché. Ils peuvent se mettre à profiter de la situation, à devenir abusifs, par détournement des finalités du marché. Les « physiciens » seront apparemment sauvés, mais en devenant des élèves perpétuels ou des collaborateurs éternellement dévoués des « métaphysiciens » immoraux. Des malheurs dans leur formation, ils vont passer aux calamités d’être « sauvés » par des « métaphysiciens » pas assez scrupuleux.

Il y a deux manières principales, dont ces « physiciens » peuvent se faire abuser. Certes, ils pourront rester dans leur formation améliorée, transformée grâce aux savoirs et techniques, apportés par les métaphysiciens, ou fonder une nouvelle colonie migratrice en changeant d’environnement, mais au prix d’une dénaturation de leur fonctionnement propre. Mais surtout, par les manipulations des « métaphysiciens », ils seront forcés, eux aussi, de rentrer dans des relations d’égalité ou de concurrence avec les territoriaux d’autres formations naturelles. Cela dénaturera leurs modalités de fonctionnement propres et un retour du refoulé ne manquera pas de se manifester un jour, dans des symptômes caractéristiques que nous allons découvrir.

Cela donnera naissance, logiquement, à deux sortes de RELIGIONS ABUSIVES, en vue de l’installation d’une mutation permanente et généralisée des habitants des formations, pris dans les rets trop intéressés des « métaphysiciens ». La première réalisera l’établissement d’une transformation permanente des relations naturelles des « physiciens » par la création d’un égalitarisme acharné, entre des formations piégées, mais aussi entre les habitants de ces formations. La deuxième montrera les « métaphysiciens » s’efforçant de transformer en disciples perpétuels des « physiciens » englués par une concurrence forcenée entre formations différentes et entre habitants de ces formations. Comme le terme de « religion » a été incroyablement réduit actuellement, nous dirons qu’il s’agit de deux IDEOLOGIES ABUSIVES en cause, en sous-entendant que ce sont bien des idéologies d’alliances religieuses. Nous nous placerons typiquement dans les cas où ce sont des lignées « métaphysiciennes » humaines qui sont abusives, comme représentantes d’esprits supérieurs ou se plaçant, elle-mêmes, comme esprits supérieurs, comme humains plus évolués que les territoriaux. Il s’agit, en fait, d’humains privilégiant la symbolisation du temps et le culte des ancêtres fondateurs dans des lignées évolutives.

 

 Les ideologies abusives de l’Occident « métaphysicien » :
Concurrence forcenée / Egalitarisme acharné 

 

Nous allons poursuivre la découverte de ces deux idéologies dans des articles à venir :

  • L’idéologie abusive de la concurrence forcenée et les crises qui en découlent.
  • L’idéologie abusive de l’égalitarisme acharné et les crises qui en découlent.

J’ai déjà donné des exemples des crises de ce type dans l’article : Clinique de la vie religieuse - PREMIER TABLEAU CLINIQUE : LES ABUS DE CONFIANCE DU GROUPE METAPHYSICIEN. Je vais y revenir pour insister sur les manipulations monétaires typiques, qui vont s’y remarquer.

La monnaie est utilisée, dans le premier cas, pour mettre tous les membres d’une formation en concurrence, en faisant disparaître le troc et ses valeurs fixées, par une utilisation générale de la monnaie pour tous les échanges et un marchandage généralisé.

Dans le deuxième cas, la monnaie est mise au service des assurances et des impôts redistributifs pour que la solidarité formationnelle normale soit transformée en fraternité égalitaire de plus en plus pointilleuse.

Dans chaque type de dérive, celle du marchandage généralisé et celle de l’assurance globalisée, la confiance de l’alliance va être mise à rude épreuve : par les territoriaux qui comprendront qu’ils se font flouer dans l’affaire, mais aussi par les progressistes conscients des tricheries en cours et moralement éprouvés. Une « crise » se produira quand une nouvelle alliance entre ces deux composantes pourra enfin se réaliser et qu’elles pourront envisager de mettre fin à ces dérives. Cette nouvelle alliance devra être capable de refondre religieusement la notion même d’alliance. La résolution positive n’en sera pas toujours assurée. Une catastrophe peut en résulter qui prendra l’aspect d’une de ces dégénérescences religieuses abominables dont l’histoire de l’humanité regorge.

 

 


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[1Wikipédia - Accomodat : Un accommodat désigne une modification ou l’ensemble des modifications morphologiques et biologiques non héréditaires d’un organisme vivant lorsqu’il est soumis à des facteurs abiotiques différents de ceux de son milieu habituel. Ce terme désigne aussi l’organisme vivant présentant de telles modifications.

[2Une « confession de foi », déclaration collective, n’est pas une « profession de foi », qui reste, elle, individuelle, même si elle est une déclaration ouverte et publique d’une croyance et/ou d’une foi.

1 Messages

  • 1
    Abitur
    2 août 2012 @ 20:03
    Absolument fondamental, comme texte. Ne pourriez-vous pas traduire vos articles en différentes langues (allemand, anglais....)

    Louys Jacques
    2 août 2012 @ 20:05
    Volontiers, mais seriez-vous volontaire pour le faire ?


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