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Les États-Unis et les Nations unies prônent la coopération dans la lutte contre la faim

Par MacKenzie C. Babb Rédactrice

D 22 octobre 2011     H 17:38     A     C 0 messages


Washington - L’appel lancé par des dirigeants américains en faveur d’une stratégie globale et coopérative destinée à garantir la sécurité alimentaire des 925 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde a trouvé un écho auprès du secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, le 11 octobre.

« Un nombre croissant de gouvernements, d’organisations intergouvernementales, d’organes régionaux et sous-régionaux, de groupes de la société civile et d’entreprises s’associent pour mettre en ouvre des solutions communes. Leur approche se systématise et s’axe davantage sur la stabilisation de l’approvisionnement en nourriture, sur l’amélioration de l’accès aux aliments et sur l’optimisation de la nutrition à l’échelle des ménages », a déclaré M. Ban.

Son message s’adressait aux centaines de représentants de gouvernements, d’organisations non gouvernementales, d’organes des Nations unies, de groupes philanthropiques et du secteur privé qui s’étaient réunis à Rome, du 11 au 14 octobre, pour la 36e conférence annuelle du Comité sur la sécurité alimentaire mondiale. La session de 2010 était la première à inclure des membres de la société civile.

Mme Ertharin Cousin, ambassadrice des États-Unis auprès des agences des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture basées à Rome et chef de la délégation américaine à la conférence, a salué l’approche globale de la conférence et souligné l’importance de la collaboration en matière de lutte contre la faim.

« Ce problème ne sera pas résolu par les seuls gouvernements ; il exige l’intervention de la société civile, du secteur privé, des gouvernements des pays développés et en développement ainsi que des agences des Nations unies ouvrant tous ensemble. Le Comité sur la sécurité alimentaire leur offre l’occasion de se rencontrer et de parler d’une seule voix », a déclaré Mme Cousin à America.gov. Mme Patricia Haslach, également membre de la délégation américaine, a rappelé que si le nombre des personnes souffrant de la faim était tombé du pic historique de un milliard atteint en 2009, il restait encore beaucoup à faire.

« Nous avons beaucoup fait au plan de l’augmentation de la productivité, surtout dans le domaine des céréales de base, mais nous régressons au plan de la nutrition », a-t-elle encore déclaré.

Mme Cousin a souligné l’importance de la combinaison des programmes mis en ouvre par les agences gouvernementales et non gouvernementales pour offrir un soutien nutritionnel aux adultes et aux enfants qui, selon elle, souffrent le plus du manque de nutriments alimentaires.

« La nutrition ne doit pas seulement comprendre les interventions médicales mais aussi un soutien agricole pour des cultures diverses qui garantiront une alimentation plus équilibrée, surtout pendant les mille premiers jours de la vie des enfants », a-t-elle continué.

Elle a aussi annoncé ce qu’elle a qualifié d’ « excellente nouvelle », à savoir que la quête de solutions au problème de la nutrition était devenue partie intégrale du travail du comité.

« Lorsque l’on parle de mettre fin à la faim dans le monde, on parle de sécurité alimentaire et de nutrition. Il est impossible d’éliminer la faim dans le monde et on ne pourra pas le faire tant que l’on n’aura pas résolu le problème de la nutrition et c’est un concept que le comité a maintenant adopté. »

Mmes Cousin et Haslach ont abordé une autre question soulevée par le comité cette année, celle de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les programmes de développement agricole.

Mme Haslach a rappelé que de 60 % à 80 % des produits alimentaires sont produits par des femmes, et qu’elles n’ont cependant pas le même degré d’accès que les hommes au financement, à la technologie et à l’éducation. Investir dans les femmes est aussi bénéfique à l’économie locale, a-t-elle insisté.

« Lorsque les femmes commencent à gagner un salaire juste pour les produits qu’elles font pousser, il est prouvé qu’elles réinvestissent dans l’alimentation et dans l’éducation de leurs enfants », a-t-elle ajouté. « Cela a un effet multiplicateur qui leur confère un rôle vital. »

Le Comité sur la sécurité alimentaire est une tribune qui vise à améliorer la gouvernance mondiale en matière de sécurité alimentaire : il se réunit tous les ans avant la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre. Il est parrainé par les trois agences des Nations unies basées à Rome qui s’occupent de l’alimentation : l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme alimentaire mondial et le Fonds international de développement agricole.

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