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Le sacrifice mystique selon la tradition Alevî

samedi 25 juillet 2009

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Ce texte est une illustration de l’article : La vie spirituelle : I - Description de la vie mystique


Kurban Erkanî

Le mot Kurban vient de l’arabe Kurb qui signifie se rapprocher de Dieu et par le consentement de Dieu, gagner son rapprochement. Ainsi il correspond sur la voie de Dieu, au sacrifice des biens et de son âme et renoncer à toute chose par l’amour.

Le Kurban n’est pas d’égorger ou couper un animal. Le consentement de Dieu s’obtient par l’aide aux indigents, pauvres, et orphelins. Parmi ces aides : couper un animal pour le distribuer aux pauvres n’ayant pas mangé depuis des mois de la viande, « gagner leur cœur » afin d’obtenir le consentement de Dieu… Et il doit être accompli quand la situation le nécessite.

Mais le bienfait n’est pas de sacrifier par « formalité divine » un animal. Pour faire œuvre pie, il convient de donner ce dont le pauvre, l’orphelin, l’indigent ont besoin. Si un pauvre n’a pas les moyens d’acheter du bois pour se réchauffer en hiver, la bonne œuvre sera de lui acheter du bois…

Ainsi le Sacrifice se fait pour gagner l’amour de Dieu, éviter Sa colère, et recevoir Son intercession dans le monde éternel.

Hajj – 34, 35, 36 : Pour chaque communauté, en retour des bienfaits du monde que Dieu leur a donné comme subsistance, grâce à Allah, et Il institue le sacrifice en invoquant le nom de Dieu par-dessus l’influence de ses grâces. Et nourrissez de ce que vous avez coupé, les indigents et les pauvres.

Hajj – 37 : Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint ce sont la prière, l’aspiration loin de tout étalage. Ainsi pour vous avoir mis sur le droit chemin, vous les a-t-Il donné comme ordre sacré afin que vous proclamiez la grandeur d’Allah, O Muhammed, annonce la bonne nouvelle aux bienfaisants.

Le Kur’an évoque clairement que le sacrifice ne se réduit pas à égorger un animal. Aider ceux qui sont dans la nécessité c’est le plus beau sacrifice accompli. En sacrifiant l’animal et en venant en aide aux nécessiteux par l’ordre de Dieu, on se conforme ainsi à l’ordre divin. La personne qui accomplit, quant à elle, doit nécessairement s’être purifiée de ses mauvaises intentions et comportements et être possesseur d’une foi, croyance et conduite droite, s’appliquant dans cet effort. C’est, dans la croyance Alevî, maîtriser et prendre soin de ses mains, sa langue, et ses lombes. C’est servir le Peuple, par la croyance et la foi, et le servir c’est servir Hakk. S’il y a nécessité de sacrifier un animal, il est à respecter très minutieusement les règles de convenance. S’il l’animal souffre pendant le sacrifice, il y a là grand pêché.

- 1– Un animal qui se trouve à coté d’un animal sacrifié ne doit pas le voir.
- 2– Pendant le sacrifice, on doit invoquer le nom d’Allah : Tekbir.
- 3– Les yeux de l’animal doivent être bandés et le sacrifice doit être accompli par une personne maîtrisant la pratique pour ne pas faire souffrir l’animal
- 4– Si la personne qui accomplit le sacrifice, ne maîtrise pas la technique, il convient d’évanouir l’animal pour ne pas le faire souffrir.
- 5– Les organes qui ne se mangent pas et le sang doivent être enterrés.
- 6– 2/3 de la viande doit être distribué aux pauvres
- 7– Si dans la communauté où l’on vit, personne ne manque de viande, il n’y a pas de raison de sacrifier un animal. Il serait plus droit de donner à la place ce que le pauvre nécessite, et s’il n’y a pas de pauvre dans son entourage, servir sa communauté…

En outre, le sacrifice ne s’accomplit pas uniquement pendant le Kurban Bayrami, mais lors des cérémonies rituelles (ayn-ul jam, serment, après les jeûnes de hizir ilyas, de Muharrem …) : Serment (Ikrâr), Frère de l’Au Delà (Musahip), jam d’Abdal Musa, Hizir, fête du Sacrifice (Kurban Bayrami), levée de la Déchéance (düskün), Muharrem, Nevruz, Dâr, Toprak.

Voir en ligne : Source : http://www.alevi.fr/

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