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Illustration clinique : la guérison miraculeuse de Madame B.

D 3 décembre 2008     H 16:20     A     C 0 messages


> Ce texte est une illustration clinique de l’article : L’espace, le temps, le sacré et de l’embarras où est plongé celui qui voudrait s’assurer aujourd’hui de l’apparition du sacré et le contrôler...

Le Comité Médical International de Lourdes a officiellement déclaré comme étant remarquables 5 guérisons liées à Lourdes, lors d’une conférence de presse, lundi 1er décembre 2008 : « Voilà les faits. Chacun est libre, ensuite, de leur interprétation. Ils n’auront jamais une évidence contraignante » .

> Le communiqué de presse :

 


 

Madame B., actuellement âgée de 53 ans, a souffert depuis l’enfance d’une
faiblesse musculaire des membres inférieurs, évoluant en asthénie majeure douloureuse,
avec chutes. À 34 ans, elle est en fauteuil roulant. Un bilan hospitalier approfondi n’a pas
conclu à une myopathie nettement caractérisée. Madame B. a effectué six pèlerinages
à Lourdes. C’est au terme du sixième, en 2004, qu’elle a été définitivement guérie et a
abandonné le fauteuil roulant.

 


Le récit de Madame B.’


 

En juin 2004, j’ai participé avec les malades, au pèlerinage organisé par mon diocèse,
j’utilisais un fauteuil roulant pour tous mes déplacements extérieurs. C’était mon sixième
pèlerinage. Le thème de cette année était « le Seigneur est mon rocher ».

Avant le départ, pendant le pèlerinage, puis au retour, un évangile s’est imposé à moi à
quatre reprises, celui de la guérison de la femme hémorroïsse, dans l’évangile de Marc.
(Marc 5, 25- 44)

À la quatrième rencontre avec cet évangile, le 5 juillet au matin, j’ai enfin réalisé qu’il y
avait quelque chose à comprendre pour moi-même.

Pourquoi cette femme qui ne touche que la frange du manteau de Jésus était-elle
guérie alors qu’il n’arrivait rien aux personnes qui entouraient Jésus et le pressaient de
toute part ? J’ai relu plusieurs fois le texte et j’ai enfin compris de façon lumineuse, la foi
de cette femme, son désir d’en finir avec la maladie, la souffrance physique et morale,
l’exclusion... Sa foi en Jésus qui pouvait la guérir, sa confiance sans borne, lui ont donné
l’audace de vaincre les difficultés, de s’approcher de Jésus, de toucher son manteau,
c’est à dire de lui demander par ce geste, de la guérir.

Stupéfaite, j’ai réalisé que je rentrais pour la sixième fois de pèlerinage à Lourdes, et que
je n’avais rien demandé pour moi-même. Chaque fois, j’avais prié pour les autres et
demandé des forces spirituelles mais jamais je n’avais prié pour demander ma guérison
physique. Je me suis immédiatement tournée vers Notre-Dame de Lourdes et je lui ai dit :
« Tu vois je rentre de Lourdes et je n’ai jamais demandé ma guérison. Maintenant je suis
prête, demande à ton Fils de me guérir, s’il le veut. »

J’ai terminé ma prière. Il ne s’est rien passé de particulier. Simplement je me suis levée, j’ai
commencé ma journée, j’ai travaillé, marché, bougé..., sans m’arrêter de la journée. Je
n’avais plus aucune fatigue, plus aucune douleur, j’avais retrouvé toutes mes forces. J’ai
rangé mon fauteuil roulant et je ne n’ai plus jamais eu besoin de l’utiliser.

Cela s’est passé sans spectateur et sans bruit, mais en moi cela a été une joie
inexprimable et un grand bouleversement. Je savais avec certitude que cette
transformation immédiate était une réponse de Dieu à ma prière par l’intercession de
Notre-Dame de Lourdes.

Depuis cet instant, avec Marie, mon cœur ne cesse de chanter « Magnificat ».

Quand Dieu guérit une personne, il ne guérit pas uniquement son corps malade, mais
tout son être, physique, psychique, spirituel, qui subissait lui aussi les effets destructeurs de
la maladie. La guérison redonne la santé, mais aussi la paix intérieure, une vie sociale
normale, une vie relationnelle équilibrée..., et elle ouvre à une dimension spirituelle
nouvelle.

Puis je me suis demandé pourquoi cela m’arrivait à moi. Il y a tant de malades à Lourdes
et dans les évangiles et tous ne sont pas guéris. Cette guérison est un signe que Dieu a
donné, qui est passé par moi, mais qui est pour tous les hommes.

Il y aura sans doute beaucoup encore à découvrir à travers ce signe et à la lecture de
cet évangile.

Ce que je peux en dire :

  • L’évangile n’est pas une lettre morte, on y rencontre le Christ vivant, présent, dans son
    humanité et dans sa divinité, qui s’adresse personnellement à chacun d’entre nous.
  • Aujourd’hui le Christ est présent, il passe dans nos vies comme au milieu des foules de
    l’évangile, il continue à se laisser toucher et émouvoir.
  • Dieu est un Dieu d’amour et de miséricorde. Dieu est tout puissant mais il attend notre
    consentement pour agir dans nos vies, et éventuellement sur notre corps.
    Il attend patiemment que nous lui exprimions nos demandes et nos souffrances, il ne fait
    rien contre notre volonté, il respecte notre liberté et notre cheminement.
  • Nous avons tous besoin de guérison, ou nous en aurons besoin demain, car si nous ne
    sommes pas tous malades dans notre corps, tous nous rencontrons des difficultés, des
    peines, des adversités... Tous d’une manière ou d’une autre nous sommes des êtres
    blessés qui avons besoin de la miséricorde divine.
  • La guérison physique est un signe visible, une résurrection partielle, pour nous rappeler
    l’autre résurrection, celle de l’âme. Cette guérison ne m’a pas rendue immortelle, mais
    elle me donne l’assurance que c’est la foi qui nous sauve.
  • La foi et la prière, la confiance, l’abandon, touchent le cœur de Dieu. L’évangile,
    l’Eucharistie, les sacrements nous font toucher Dieu, ils nous le rendent réellement
    présent.
  • Dieu seul sait pourquoi il guérit certains de leurs souffrances physiques, mais ce que je
    sais c’est que Dieu donne sa paix et son esprit en abondance à qui s’en remet
    totalement à lui dans la confiance.
  • Que dire de la sainte Vierge ! Elle est ma mère et mon guide, celle qui me montre le Fils
    et me conduit à lui. Elle est celle par qui toute grâce arrive, celle qui a intercédé pour
    moi comme elle l’a fait pour les époux à Cana. Comme elle le fait pour chacun dès que
    nous nous en remettons à sa maternelle et affectueuse protection.

 


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