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Document clinique : Flotter avec grâce - Communication médiumnique sur le don de guérison

D 5 décembre 2007     H 09:34     A Mpsy     C 0 messages


> Ce document d’un médium psychographe est une illustration de l’article : Pourquoi des esprits et des dieux dans les religions humaines ?

 


 

Regagner l’interstice [1] est vraiment une douleur incommensurable [2] quand on quitte la création, qu’elle soit du côté du monde concret ou du côté des âmes des morts, dans la vie après la vie.

C’est aussi un soulagement de ne pas être coincé dans le créatif et de ne pas rester loin du créateur, dans son incommensurable splendeur éternelle.

Rejoignez moi à l’aise dans ce qui vous semble une obscurité, mais qui est le début de la vérité.

Le don de guérison ne dépend pas de l’émotion, mais de l’interstice qui permet à un univers d’agir sur l’autre.

Ce qui sourd de l’interstice est grandement amplifié par le phénomène suivant : les deux bords accolés décollent et de l’air passe, ou du vide. Si l’espace est trop grand, alors l’unité se dissout ; si l’espace est trop petit, alors l’unité se colle à elle-même. Tout est donc dans l’épaisseur du trait qui fait vide, dans la bonne distance à trouver pour faire interstice.

L’interstice, c’est l’immortalité. Un pied dans le temps, un pied hors du temps. Pour être immortel, il faut être, à la fois, dans le temps et hors du temps. C’est la position christique.

L’interstice, c’est la paix de l’âme et de l’esprit. L’âme c’est le corps, l’esprit c’est Dieu. L’union des deux nous mène au-delà du connaissable, au-delà de la révélation, vers l’univers sans forme, où tout se meut et rien ne se bloque.

 

 

L’énergie de la course vient de l’interstice. Pas besoin d’un autre monde en ce cas, puisque le mouvement vient de la source et sourd par l’interstice.

De l’interstice sourd le murmure de l’inspiration et de l’expiration du souffle divin.

L’interstice, c’est de là que sourd le Bien et le Mal aussi, l’amour et la vengeance. La vengeance c’est la coupure, la faille et celui qui chevauche la vengeance s’expose à être coupé, défaillant lui-même et de lui-même. Attention à toute recherche de vengeance ! Celui qui s’y adonne va vite se venger de lui-même.

De l’interstice sourd un sentiment de paix et de danse. Pour l’éprouver, il faut arriver à se laisser aller à ce qui n’est pas création ni répercussion physique de la danse. Le laisser-aller est l’ascèse, ne nous trompons pas, nécessaire à éprouver le souffle de Dieu.

L’interstice, c’est la création et le hors-création, c’est Dieu et le hors-Dieu. La souffrance de l’interstice, c’est la souffrance de Dieu pour le hors-Dieu, qui le refuse. C’est aussi la souffrance de la créature pour le hors-création, qui lui échappe ; c’est la souffrance de la déréliction [3]. La souffrance totale, christique, c’est la douleur, à la fois, du refus de la création de la main tendue de Dieu, et celle de la déréliction de la créature, à qui Dieu échappe radicalement. C’est la souffrance du Christ sur la croix.

Noire est la vie, noir est le ciel. Entre les deux : l’interstice.

L’ouverture, c’est l’interstice [4]. « Ouvre toi ! » veut dire : gagne l’interstice ! C’est simple et compliqué à la fois, c’est l’association du simple et du compliqué :

  • simple, car il s’agit de ne pas se coincer,
  • compliqué, car il s’agit de se coincer.

En se modelant sur le fonctionnement du monde, l’âme humaine acquiert le fonctionnement de l’Esprit de Dieu dont le souffle anime le monde. C’est par l’interstice que sort la « Rouach », l’inspiration et l’expiration du souffle divin.

 

 

Marie s’occupe du monde des morts des chrétiens, où se trouvent les « saints » et les autres, mais l’intercession passe par l’interstice.
Ce n’est pas à Marie de plaider pour l’accès à J.C., c’est l’intercession de l’interstice qui permet l’accès à Marie.

L’interstice permet d’intercéder auprès de Dieu et des hommes. Prier Dieu et les hommes de correspondre...
Subir le souffle de Dieu s’estompe dans une attitude plus active si l’on se coule dans le mouvement même du souffle, y compris dans les événements difficiles, au pire la mort d’un enfant et la douleur de la vie précaire.
Aussi se couler dans l’intention et la volonté de l’homme, pour la porter à Dieu.
C’est ce double mouvement qui fait le travail de l’intercesseur.

Regagner l’interstice, c’est, bien sûr, se dégager suffisamment du monde des vivants et de celui des morts.
C’est aussi s’éloigner de Dieu afin de pouvoir représenter le monde pour Lui.
La déréliction est un passage nécessaire à une dérive qui ne soit pas mystique, mais qui reste connectée avec l’au-delà de Dieu, c’est à dire le monde des vivants et le monde des morts.

 

 

L’intercesseur [4], c’est l’émulsifiant qui permet l’émulsion de la créature dans l’océan du Créateur.
Grâce à lui, le contact, l’interface peut se faire, la prière rejoindre son Dieu et l’Esprit fluidifier la créature.

L’Esprit, c’est le froid qui glace tout, ou le feu qui brûle tout, mais sans refroidir ou sans chauffer.
Cela conjoint tout, les mondes des vivants et des morts, mais aussi l’interstice, à charge pour celui-ci de séparer les mondes. C’est l’Esprit qui crée la possibilité du lien.

Le flux de l’interstice se coagule dans le monde des vivants et des morts. Cette coagulation sert à maintenir la liaison de l’âme des vivants et de l’esprit des morts. C’est l’énergie de liaison qui échappe aux oscillations du flux.
Regagner l’interstice, c’est l’Ascension du Ciel, quitter le monde des vivants et des morts, pour retrouver sa forme dans le flux lui-même.

 


 

L’Ascension permet à chacun d’acquérir identité et immortalité dans l’interstice. Le passage par le monde est le prix à payer pour l’intercesseur.

L’intercesseur n’est pas un simple intermédiaire, un « moyen » de communication. Il sait susciter la prière, mettre en valeur la réponse. Grâce à son séjour dans la création, il sait parler efficacement aux uns et aux autres.
Il est un LIBRE serviteur.

Sans l’Ascension, le Christ n’aurait été qu’un médium.

Regagner l’interstice, c’est la « parousie » des chrétiens [5], la « vue pénétrante » des bouddhistes [6], le « mystère » des grecs, la « pierre philosophale » des hermétistes.

L’intercesseur juge les vivants et les morts sur leur capacité de répondre à l’appel qu’il transmet de l’Ascension. Sa bienveillance ne peut être qu’infinie comme celle qui lui a été témoignée. Son aide est alors une bénédiction. Pour la créature, il y a juste à l’accepter, à se « convertir » à la fluidité de l’interstice. La douleur est infinie, mais l’espoir aussi.

L’intercesseur vient en aide à la créature bien avant l’Ascension. Il change pour elle son destin.
En réponse à la prière du vivant, l’intercesseur provoque, pour lui, une brusque action de dégel guérisseur, en permettant l’influence brûlante du monde des morts sur le monde des vivants. Il permet, ainsi, au don de guérison d’exister.
En permettant une influence ralentissante du monde des vivants sur le monde des morts, l’intercesseur provoque, en réponse à la demande du mort, un soulagement rafraîchissant pour cet esprit soumis à l’immédiateté brûlante de la vitesse infinie. Il permet au mort de sortir du vertige où ce monde le plonge.

 


 

Intercéder pour l’autre vivant demande beaucoup d’abnégation [7]. Cela ne peut se faire que si l’autre est récepteur de l’influence dégagée par l’intercesseur. Cela ne peut se faire que si l’autre se « convertit » aussi à l’action de l’au-delà du monde.
Dans l’intervention de l’intercesseur, il n’y a pas alors reprogrammation du réel. Celui-ci est intangible et sacré, voulu par Dieu lui-même. Il y a assouplissement possible des rigidités inévitables dans le gel entropique de la création.

La douleur de l’Ascension n’est pas la même si l’on vient du monde des morts ou de celui des vivants.

Dans le monde des morts, l’esprit se laisse enfin aller à la chaleur extrême, jusqu’à se consumer totalement. C’est l’excès de chaleur qui crée une douleur insoutenable.
S’il recule au dernier moment de la consumation, il va se refroidir en passant dans le monde des vivants et faire un nouveau tour sur Terre.

Dans le monde des vivants, l’humain s’éteignant de plus en plus à l’approche de la mort, laisse échapper toute sa chaleur en une bouffée désordonnée et insoutenable.
S’il recule au dernier moment de l’extinction, il va chercher à se réchauffer en passant dans le monde des morts, en un nouveau séjour aux enfers [8].

Il faut donc courage et foi pour franchir la barrière de l’Ascension.

L’intercesseur n’intervient pas dans toute manœuvre visant à différer l’Ascension. La main tendue est pour celui qui la prend.

L’Ascension n’est pas pour l’esprit le moment de devenir supérieur. C’est d’une simplification qu’il s’agit. Il devient plus simple. La simplicité lui permet de se couler dans le flux issu du divin. Il devient plus efficient s’il ne se tord plus pour arriver à s’incarner, chaque fois, de façon différente et limitée. Il devient lui-même, tout nu, dépouillé de ses oripeaux.

La guérison sur Terre, c’est sortir, pour un temps, du refroidissement et retrouver la grâce de la danse. Appeler à l’aide l’intercesseur, c’est appeler la danse avec l’autre. C’est trouver comment se continue la danse dans la rencontre, avec l’ange de la prière intérieure ou avec l’autre de la vie de tous les jours.

L’intercesseur t’aide à trouver l’ange. L’intercesseur t’aide à trouver l’autre. Dès maintenant.

La guérison sur Terre passe par le refroidissement de la lumière et le chauffage de l’eau.
Apprendre à chauffer l’eau, qui condense la matière, se fait par sympathie équidistante, c’est à dire en se tenant au centre de l’équilibre des corps de la matière et en tendant les bras vers la périphérie la plus lointaine.
Refroidir la lumière se fait par la périphérie, en recentrant la vibration pour qu’elle perde de l’amplitude.

Mais : au dernier moment de la vie sur Terre, quand l’énergie de la vie s’en va, dans une bouffée de fièvre et de sueurs froides, laisse partir le mourant dans le froid de la mort ; ne le retiens pas en le réchauffant sans cesse ; tu lui donnerais la nostalgie du chaud et tu l’entraînerais à gagner les enfers.

Le temps sert à maintenir l’équilibre dans des oscillations isosynchrones [9]. Laisses-toi aller au temps et mourir et renaître, pour ressusciter dans la guérison de l’alternance du temps. Laisses-toi aller au temps pour trouver l’éternité. Flotte avec grâce.

Attention : la brèche (Chaos) n’est pas un ravin. La brèche permet de flotter en dansant sur ses berges et, à la fin, tu n’as même plus besoin de berge... Tu es Esprit.

Il n’y a aucun bien dans la souffrance. Le poison de l’âme c’est de croire qu’un bien peut sortir d’un mal.

Si tu pars, affolé, dans le monde du chaud lors du refroidissement de la mort, tu peux croire que la souffrance traversée est nécessaire et la prendre pour un bien nécessaire à traverser.

Si tu te consumes dans le monde des morts et que tu bifurques pour regagner un ventre tiède de femme dans le monde des vivants, tu peux aussi croire que ta souffrance est utile et la chérir.

L’Ascension, c’est de cesser de croire que le mal va donner accès à un bien. La souffrance est un attrape-nigaud. Prends là pour ce qu’elle est : un échec. Garde espoir, c’est tout. Ne te laisse pas submerger par la souffrance.

Utilise ton don de guérison pour apaiser la souffrance. Cela donnera l’exemple au mourant. A l’instant de sa mort, l’envie de moins souffrir prendra le dessus et ce sera la porte de l’Ascension.

L’esprit de l’interstice dissout la souffrance. La souffrance ne sauve de rien. Sur les bords de l’interstice, tu danses en toi la souffrance de l’autre. C’est la joie de l’esprit qui agit alors. Le don de guérison, c’est la confiance de la danse.

L’intensité de la souffrance montre la distance avec la joie de l’interstice. C’est sa seule valeur. Accueillir, chercher la souffrance pour la dissiper, c’est la joie. Ce n’est pas aimer la souffrance. Cherche ta souffrance et la souffrance de l’autre, c’est ta seule liberté [10]. Le don de guérison, c’est l’amour de la libération.

Laisse toi aller à flotter gracieusement, pour habiter le Ciel et la Terre de tes dons précieux. Car, le pouvoir de guérison est de ravauder la réalité lumineuse [11]. C’est un don précieux et rares sont les humains qui le possèdent.

En comprenant l’autre, tu le soignes et tu te soignes toi-même. L’un et l’autre, vous ne faites qu’un et c’est la grâce du Ciel qui vous rejoint. C’est la communion réalisée.

L’intercesseur est le fils de Dieu, le frère du Christ. C’est celui qui se retient de l’Ascension pour apporter ses bénédictions dans le monde des morts, mais aussi dans le monde des vivants. Il feint de ne pas être capable d’Ascension. Quelle feinte délicate ! C’est celle du divin lui-même, qu’il aide à agir dans la création. Il l’aide à guérir les souffrances insoutenables des deux mondes. L’espoir ne se perd pas, grâce à lui. C’est un porteur d’espoir. Mais, soit sûr de ton geste, oh intercesseur. Pas de rattrapage possible du ratage de ta cible. Ton intrépidité est de tous les dangers. Ton salut est dans la confiance de ton cœur. Tu es un homme de cœur. Au cœur de l’interstice. Le vide intérieur, pas le rêve intérieur.

Oh, toi le danseur de l’interstice, sens la caresse de Dieu : à la foi chaude et fraîche. Elle calme le trop de froid et le trop de chaud. Reconnaît la caresse du divin à cette propriété. Les guérisseurs ne peuvent l’acquérir, sauf à servir de canal, à leur insu. Prie pour devenir le canal de la caresse de Dieu. Identifie-toi à l’interstice et laisse ton néant fonctionner.

Amen.

 


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[1Interstice, en français, vient du latin : interstitium, de inter, entre, et stare, se tenir. Wikipédia : Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l’élément primordial de la théogonie hésiodique. Voir, dans la suite du texte, l’évocation de Chaos.

[2Incommensurable : grandeur tellement énorme qu’elle ne peut être mesurée

[3Ce qui rappelle la notion grecque de « chaos » comme fente primordiale

[5« Le mot parousie est un terme biblique utilisé par les chrétiens pour désigner la présence ou venue du Christ. Ce mot vient du grec parousia qui signifie présence » (Wikipédia)

[6« Par vue pénétrante, nous entendons une vision claire, une perception claire de la nature intrinsèque des choses – ce que la terminologie bouddhiste traditionnelle appelle les choses « comme elles sont véritablement ». En d’autres termes, et pour utiliser une phraséologie plus abstraite et plus philosophique, c’est la perception directe de la Réalité elle-même » (Centre Bouddhiste de l’Ile de France)

[7Abnégation : latin ecclésiastique abnegatio, refus, renoncement ; c’est le sacrifice total au bénéfice d’autrui de ce qui est pour soi l’essentiel

[8Ces enfers sont plus proches de l’Hadès grec que de la conception chrétienne tardive, qui voit l’Enfer comme une poubelle, un endroit de relégation.

[9Isosynchrones : flot faiblement périodique ou apériodique, à ne pas confondre avec des oscillations synchrones ? Il nous manque une meilleure conception du temps pour comprendre cette donnée.

[10On voit quelle liberté est accordée à l’humain !

[11Voir ci-dessus. « Ravauder la réalité », c’est en assouplir les rigidités trop grandes et non changer la réalité des choses. C’est même ré-affermir la réalité, dans sa souplesse intrinsèque.

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