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Qu’est-ce que l’holonymie : pactes sociaux, production de symboles culturels et religieux, science et métaphysique, commerce, évitement de l’inceste, du meurtre et du cannibalisme

dimanche 8 avril 2007, par Louÿs Jacques

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RAPPELS


Nous avons vu dans l’article : Préliminaires à une clinique du langage et du social, les définitions des termes utilisés dans des oscillations langagières et sociales entre ce qui donne du sens et ce qui en retient . Ce sont des oscillations entre métonymies et métaphores du registre socio-langagier qui permettent cela . Une des deux opérations métonymiques fondamentales est l’holonymie . C’est un terme peu connu mais qui est simple à comprendre .

1) Etymologiquement, holonymie vient du grec holos, entier, et de onoma, nom . L’holonymie est une opération métonymique qui a comme sens d’utiliser un terme de classe (un entier, un “tout”) pour désigner concrètement un élément de cette classe (une “partie”) . Par exemple, dans le langage, je vais dire “chien”, nom commun général, pour dénommer mon brave toutou qui est un chien unique parmi tous les autres chiens .

2 ) L’holonymie est une action sémantique comme la méronymie qui est l’autre opération métonymique fondamentale, mais cette dernière a comme sens d’utiliser une “partie” pour évoquer un “tout” , notamment par l’utilisation d’un nom propre et la nomination d’un “chef” social qui représente le social . Dans l’holonymie, il s’agit maintenant d’utiliser le “tout” pour évoquer la “partie” . Grâce à l’holonymie, je parle en général pour désigner le particulier .

Remarquons tout de suite qu’holonymie et méronymie ne sont pas des contraires oscillatoires dans la description des pôles du registre socio-langagier du psychisme . Les deux sont des actions langagières qui créent du sens en utilisant un nom commun ou un nom propre . Les deux, au niveau social, servent à définir une société, soit par ses appartenants (holonymie), soit par ses représentants (méronymie) .

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métonymies / métaphores

3 ) Le contraire oscillatoire de l’holonymie est en fait une métaphore appelée antonymie (voir l’article : Explication de l’antonymie ), où la “partie” est considérée sans “tout”, en se clivant du “tout” donc en niant l’existence même du “tout” . Dans l’antonymie, une “partie” est considérée pour elle même, distinguée du reste (qui est considéré comme le “tout”) . C’est une métaphore réflexive . Tandis que dans la production de l’holonymie qui va nous occuper maintenant, la “partie” n’existe que dans le “tout” qui l’englobe et le “tout” n’a d’utilité que d’indiquer la “partie”. L’holonymie a comme condition la non-existence de toute partie autonome mais aussi le rejet de toute totalité non fragmentée .

4 ) Enfin, l’holonymie, n’est pas non plus la synonymie [1] . Pour la synonymie, il n’y a qu’un “tout” sans “partie” possible . Le “tout” y occulte, y refoule la “partie” . Tandis que dans l’holonymie, la “partie” ne vit que dans et par le “tout” qui l’inclu et ne peut donc être non plus une totalité en soi, un “tout” qui resterait hors de son inhérente et immarcescible parcellisation .

 


HOLONYMIE ET SYMBOLE


Résumons : si dans la méronymie, un chef se dégage pour représenter sa société, par une opération sémantique où la “partie” représente le “tout”, ici , dans l’holonymie , c’est le “tout” qui représente la “partie” et la “partie” n’existe que de se rattacher à un “tout” . L’individu ou le groupe social s’efface devant la société plus vaste en suivant ses us et coutumes, incarnés dans des symboles mais cet ensemble symbolique n’a de sens, lui-même, que comme désignant la partie qui entre dans sa constitution . Il y a à la fois insistance sur le “tout” et sur la “partie” et le “tout” sert à désigner la “partie” .

En suscitant la création de “symboles”, l’holonymie est si caractéristique de ce registre socio-langagier que le registre tout entier est souvent appelé à cause de cela par extension : registre “symbolique”, voire le Symbolique . Le symbole, sumbolon en grec, est un mot qui dérive du verbe sumbalein (symballein) (de syn-, avec, et -ballein, jeter] signifiant « mettre ensemble », « joindre », « comparer », « échanger », « se rencontrer », « expliquer » selon Wikpédia .

Le symbole est en fait un instrument d’accord : en rapprochant deux morceaux d’un objet brisé et en montrant concrètement leur bon emboîtement, on obtient le rappel d’un accord ainsi réactivé . Chaque morceau en lui-même ne prouve rien, c’est leur bonne jointure qui fonctionne, leur correct ajustement qui opère . Mais cela ne réalise pas le retour complet à l’objet d’origine qui reste, bien sûr, sacrifié . Celui-ci n’a d’importance que brisé en ses composantes . Cette opération évoque cet objet complet dans la mémoire de ceux qui ont assisté à la brisure de l’objet ou qui ont maintenu le souvenir de cette opération de création de l’accord . Un symbole est un moyen social de montrer le “tout” de l’accord pour indiquer et impliquer la “partie” de celui qui est concerné et qui ramène son morceau . Car le symbole ne montre un accord que pour indiquer la partition qui le constitue, le morcellement qui le crée . Inversement, il sort la partie (l’individu, le clan, l’ethnie, le peuple…) de son isolement en la plaçant irrémédiablement dans un accord d’ensemble . Les symboles sont ainsi toujours des “artéfacts”, des assemblages qui montrent une union d’éléments qui restent séparables . En cela, ils incarnent pour ce registre psychique le pôle logique tétravalent de “l’ainsi et non-ainsi”, de l’union et de la désunion réunies [2]

 


TYPES DE SYMBOLES SOCIAUX


Le symbole implique donc une double perte qui est celle de l’isolement impossible des morceaux, qui ne sont que des “morceaux”, donc détachés d’un “tout” et jamais isolés, ainsi que l’impossibilité d’une reconstruction réelle de l’objet primitif sacrifié qui n’est qu’évoqué dans sa brisure irrémédiable . Cela amène logiquement comme symbole à construire dans une danse sociale commune :

  • le symbole qui indique que la société est fait de composantes multiples, que le morcellement est d’emblée ; c’est ce que réalise un groupe faite de contractants passant entre eux à l’amiable, par assentiment commun, un pacte de solidarité et de respect mutuel ; c’est un accord à l’amiable qui peut toujours être dénoncé ce qui signifie que les accordants ne sont pas indissolublement liés dans une unité sociale qui leur serait transcendante sauf pathologie ;
  • le symbole qui dit que le groupe n’est pas isolé, quel que soit sa taille, famille, clan, nation, peuple, mais qu’il fait partie d’un ensemble plus général par une alliance commune qui tiendra tant qu’elle sera respectée ; l’humanité elle-même, dans son ensemble et selon sa définition, n’est jamais considérée comme isolée et finie car elle est toujours en recherche d’ alliance avec les forces naturelles (totémisme, domestication des forces de la nature, des végétaux, des animaux) ou surnaturelles (monde des morts, influences magiques, interventions divines) en construisant les symboles ad hoc dans des artéfacts culturels et religieux .

L’humain est social en inventant des pactes sociaux . Il met une barrière entre celui qui reste le non-allié voire l’ennemi qu’il peut tuer et même manger et celui qui est en alliance et doit être respecté comme faisant partie d’un ensemble plus vaste nécessaire . Cela l’amène à créer, certes, des ensembles sociaux distincts, qui se singularisent du reste par le pacte qui les unit . Mais l’holonymie pousse aussi les humains à constituer des ensembles sociaux de plus en plus vastes jusqu’à la mondialisation actuelle . Elle les pousse de même à chercher à intégrer ceux qui sont considérés comme incapables a priori de pactes sociaux : primitifs, femmes, handicapés, enfants, esclaves, prisonniers, pauvres, déviants... A condition toutefois que le social constitué reste au service de ses composants et ne prétende pas les dépasser sous peine de perdre le sens même de l’holonymie .

L’humain est aussi culturel et religieux puisqu’il s’agit des relations holonymiques de l’humanité avec le naturel et le surnaturel . Le “culturel”, c’est ce qui élabore les symboles d’union avec les forces naturelles domestiquées, l’homme faisant un tout avec les forces naturelles en s’y alliant pour ne plus avoir à les subir comme ennemis destructeurs . Le totémisme était déjà une volonté de bonne entente avec des animaux ou des forces naturelles en développant un respect censé être mutuel . La révolution néolithique a dépassé le totémisme en amenant la domestication des plantes et des animaux dont l’homme garantit et améliore la descendance tout en les utilisant selon leurs qualités . La révolution technologique et industrielle continue le même travail avec les forces biologiques et physico-chimiques . Elle a aboutit à multiplier les artéfacts de façon inouïe en centrant la société sur leur production et en recherchant la meilleure politique pour y arriver. L’homme annexe ainsi scientifiquement la nature et lui fait perdre son pouvoir total sur lui . Les troubles écologiques qui se développent aujourd’hui nous montrent les limites de ses prétentions, mais ce pôle psychique de l’holonymie le pousse à continuer immanquablement dans cette voie .

Tandis que le religieux, c’est ce qui relie l’homme comme être hors-nature potentiel aux entités supra-naturelles dont il décèle l’influence sur lui et auxquelles il veut être socialement intégré . Il s’agit de se faire admettre un minimum à la table des morts ou des dieux, voire du Dieu original créateur de l’univers . Le chamanisme essayait d’entrer en contact avec l’au-delà pour y passer des pactes assurant au chaman une possibilité de transaction avec les entités supra-mondaines . Les grandes religions sont celles qui font participer l’humain de base à ce pacte où il n’est plus l’esclave des jeux divins mais devient un contractant à part entière même s’il se considère comme l’être surnaturel le plus modeste . La religion est ainsi ce qui essaie d’activer et de concrétiser chez l’humain ses potentialités métaphysiques supposées .

Celui qui croit d’abord aux forces naturelles va tout tirer du côté de la physique et de ce qui est le plus prévisible . Celui qui croit d’abord au surnaturel va tout tirer du côté de la métaphysique et de ce qui reste fondamentalement imprévisible et indéterminable en insistant déjà sur le libre arbitre de l’humain qui lui permet seul d’être un réel contractant métaphysicien . Physiciens et métaphysiciens sont travaillés par la même opération holonymique qui les amène à repousser les limites du pacte humain avec ce qui le domine et le dépasse . Le respect des uns par les autres est indispensable au bon fonctionnement de ce pôle psychique . Si la physique est oubliée, le métaphysicien se transforme en ascète, la religion devient un élitisme initiatique réservé à quelques uns et une évolution vers une société de classes et de castes se fait jour [3] . Si la métaphysique est oubliée, le physicien ne pourra pas décoler d’une vision de l’homme-machine entièrement déterminé et juste bon à être rééduqué pour coller correctement aux forces du "marché".

L’échange d’artéfacts entre groupes sociaux a pris un essor considérable par l’invention de l’argent et le développement du commerce . L’argent est le symbole du symbolisme en quelque sorte, d’autant plus qu’il est devenu libre de tout rattachement à un bien concret particulier comme l’or pour se rattacher à tous les artéfacts humains ou presque, en leur conférant une valeur permettant de les comparer et de les échanger . La notion de valeur est directement une opération holonymique . On ne peut comprendre la nature de l’argent et résoudre les problèmes économiques que si l’on comprend vraiment le fonctionnement de l’holonymie et l’aspect de ses dysfonctionnements .

L’holonymie est la source même de l’existence de groupes sociaux et de leurs articulations symboliques dans la réalisation de pactes communs et par la construction d’artéfacts unitaires adéquats, qu’ils soient culturels ou religieux . L’holonymie est réalisée concrètement et dansée par ces constructions sociales et culturelles . Elle réalise ainsi sa fonction de pôle psychique de ce registre socio-langagier .

Remarquons que l’holonymie doit influer sur les conséquences sociales des secteurs homologues des autres registres psychiques pour assurer son fonctionnement :

  • au niveau de la sexuation, elle doit régler la procréation de façon à ce que les unités sociales, à commencer par la famille, ne se ferment pas sur elles-mêmes, au minimum en nécessitant l’évitement de l’inceste et souvent en réglant les mariages entre familles ou groupes pour réaliser leur reproduction ;
  • au niveau des relations de domination réciproque, l’holonymie doit régler les possibilités de chasse, déjà en proscrivant le meurtre entre alliés et le cannibalisme, y compris envers les alliés animaux totémiques .
  • au niveau narcissique, l’holonymie doit assurer que la vie intime ou la société secrète ou marchande ne crée pas une rupture trop grande des liens sociaux en replaçant son action dans une optique d’initiation à la participation sociale ou d’éducation professionnelle à la construction des artéfacts ainsi que de participation minimale de chacun aux échanges économiques d’ensemble .

 


TYPES DE SYMBOLES LANGAGIERS


Notons que les langues rattachées à un ensemble social comme "totalité" et langages qui restent individuels ou de groupes et qui fonctionnent comme "parties" de la langue, réalisent bien au niveau langagier cette opération holonymique de réunion des "parties" dans un même “tout” qui les désigne comme appartenants . Il n’y a pas de langages isolés ni de langues vivantes sans variantes ou dialectes . Chacun n’utilise à sa façon qu’une partie de la langue commune mais déclare parler en général la langue de son ensemble social .

Au niveau de la syntaxe des langues (dont nous avons vu les racines dans l’antonymie), le nom commun fonctionne comme index de classe qui sert à dénommer des éléments particuliers (on dit le chien pour désigner un toutou particulier) . Il incarne (ou son équivalent) cette opération holonymique à l’oeuvre dans la langue . Il est la base de la présence symbolique de l’”objet” dans la phrase . Les regroupement sociaux, les artéfacts culturels ou religieux reçoivent une dénomination . Cette dénomination n’est pas réglée comme la construction du nom propre, elle fait l’objet d’un pacte à l’amiable changeable souplement . Je suppose que l’interlocuteur continuera de faire pacte avec moi si j’appelle mon chien un “toutou”, un “clebs”, un “animal”, un “compagnon” etc. Mais si je l’appelle “mon prochain repas”, l’interlocuteur risque alors de tiquer car l’interdiction du cannibalisme s’étend aux animaux familiers avec qui un pacte de solidarité est passé tacitement . On ne mange pas son chien ou son chat car le pacte qui les lie est un pacte entre chasseurs qui ne se mangent pas entre eux .

Les tournures interrogatives de phrases sont aussi de cet ordre ; elles posent une interrogation générale pour trouver une solution particulière . Si je dis : “Que veux-tu ?” , la réponse attendue est un des éléments particuliers de la question générale de tout ce que pourrait vouloir l’interlocuteur . On pose une question à choix multiples pour attendre une réponse particulière et pas pour que l’interlocuteur reste évasif . Le sens est donc énoncer une totalité pour évoquer une solution unique et c’est ce qui caractérise tout à fait une opération sémantique holonymique .

 


CLINIQUE DE L’HOLONYMIE


Une clinique va pouvoir se dégager à partir de là qui peut conjuguer :

  • soit une trop grande fixation à l’holonymie au niveau social et/ou langagier, avec le risque de l’émergence comme symptôme de l’antonymie : voir l’article "Clinique logique des phobies : phobies d’origine physique et phobies d’origine métaphysique"
  • soit une insuffisance d’élaboration de l’holonymie qui entraîne une trop grande fixation concomitante au niveau de l’antonymie ; le pôle de l’holonymie pourra alors resurgir en symptômes calamiteux (par exemple sous forme de désocialisations impulsives ou de sacrifices irraisonnés)

Il nous fallait expliquer plus précisément ce que nous entendions par antonymie et holonymie pour aborder la clinique des déséquilibres fonctionnels de ces pôles psychiques que nous détaillerons prochainement . Nous expliquerons ensemble les cliniques des pôles psychiques de l’antonymie et de l’holonymie afin d’en bien faire apparaître leurs logiques .

 


Notes :


Notes

[1] L’holonymie, n’est pas la synonymie et ce point mérite un petit commentaire car Aristote s’est trompé à ce sujet il y a 25 siècles et les conséquences de son erreur sont toujours présentes dans la pensée occidentale, conditionnée en grande partie par sa philosophie . Pour lui : “Sont dit synonymes les objets dont le nom est commun, et pour lesquels l’énonciation correspondant à ce nom est la même . C’est ainsi que l’homme et le boeuf sont animal . En effet, chacun d’eux est appelé animal, d’un nom qui leur est commun, et l’énonciation est la même (Catégories - chapitre 1 - Traduction de Pierre Pellegrin et Michel Crubelier - GF Flammarion 2007) .” Or, ce que décrit Aristote, c’est exactement ce que nous appelons ici “holonymie” . D’être mis dans la même classe animale, “homme” et “boeuf” sont des équivalents en holonymie . Ce n’est que dans l’expression métaphorique : Cet homme, quel boeuf..., que nous aurons réellement une synonymie entre “homme” et “boeuf” parce que la même tonalité admirative ou dépréciative sera employée pour homme et boeuf (avec le refoulement complet de ce qui les différentierait) . Aristote ne pouvait, à partir de cette erreur, que se cantonner à la réduction outrée à la bivalence qui le caractérise, sans jamais pouvoir comprendre le fonctionnement tétravalent de la langue . Jusqu’à aujourd’hui cette erreur délétère poursuit ses effets et complique l’abord rationnel de la clinique du langage et du social .

[2] Voir l’article : Le modèle oscillatoire de la réalité psychique : un modèle trans-niveaux

[3] Maurice Godelier : En fait, l’exercice de ces fonctions religieuses et politiques est apparu au cours de l’histoire et dans de nombreuses sociétés comme une tâche bien plus importante que les diverses activités productrices des conditions matérielles de l’existence sociale des humains, l’agriculture, la pêche, la chasse, etc. Le « travail avec les dieux » des chefs et des prêtres ne devait-il pas apporter à tous prospérité et protection contre les malheurs ? Les gens du commun qui n’étaient ni des prêtres ni des puissants se vivaient comme endettés de façon irréversible vis-à-vis de ceux qui leur procuraient les bienfaits des dieux et les gouvernaient. La dette était telle que ce qu’ils donnaient (leur travail, leurs biens, leur vie même, dons qui nous apparaissent aujourd’hui comme des « corvées », des « tributs », bref des « exactions ») à ceux qui les gouvernaient ne pouvait jamais être à leurs yeux l’équivalent de ce qu’ils avaient reçu et continueraient de recevoir s’ils restaient à leur place et remplissaient leurs obligations. La naissance des classes et des castes fut un processus sociologique et historique qui a impliqué à la fois le consentement et la résistance de ceux auxquels la formation de ces groupes sociaux dominants faisait peu à peu perdre leurs anciens statuts et repoussait vers le bas de la société et de l’ordre cosmique. La violence y a joué un rôle, mais le consentement sans doute encore plus.

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