Vous êtes ici : Accueil » ILLUSTRATIONS CLINIQUES : DOCUMENTS ANCIENS ET CONTEMPORAINS » Document clinique : dépersonnalisation / déréalisation

Document clinique : dépersonnalisation / déréalisation

D 26 février 2007     H 13:31     A Waking Life     C 87 messages


> Merci à l’auteur de nous permettre de reprendre ici deux excellents articles de son blog Waking Life où vous trouverez des commentaires à ses propos et d’autres témoignages de l’actualité de ces symptômes .

> Pour un abord plus théorique de la question, voir l’article : Articulation clinique : crises de dépersonnalisation et autostimulations affectives défensives

 


 

 

 

Depuis plus de deux ans, je suis sujet à un trouble de dépersonnalisation / déréalisation chronique, 24/7. Il s’est installé en réponse à une forme de phobie sociale et ne me quitte plus. J’ai souvent dû expliquer la dépersonnalisation / déréalisation à des psys ou à des proches. Ces deux troubles sont très liés.

 


 Commençons par la déréalisation :


 

La déréalisation est une modification majeure du ressenti d’une personne, qui se traduit par une impression d’étrangeté par rapport au monde. On le décrit souvent comme avoir l’impression que tout est irréel, comme dans un rève. Voici les comparaisons qu’on utilise le plus souvent pour décrire cet état :

  • Etre spectateur de sa vie
  • Avoir un voile devant les yeux
  • Flotter à coté de soi, être en dehors de son corps
  • Tout est distant, comme lorsqu’on est saoul
  • Impression d’irréalité, comme dans un rêve

Pour moi, c’est avant tout la perte partielle de tous les affects, les émotions . On ne ressens plus le monde de manière directe et intuitive, mais à travers un voile. Toute la vie psychique se déplace massivement d’une expérience essentiellement sensorielle, vers un vécu massivement cognitif.

Quand je regarde un coucher de soleil, je sais que le monde est beau, mais je ne le ressens plus comme tel. C’est comme si j’étais détaché de la réalité, qu’elle ne me concernait pas.

Etre déréalisé, c’est expérimenter un doute méthaphysique de manière concrète. Le monde réel perd à nos yeux sa cohérence intrinsèque, plus rien ne parrait naturel et comme allant de soi. C’est comme si la conscience s’était détachée des axiomes de la réalité et tentait de divaguer, de surfer sur l’infinité des possibles : Une démarche intellectuelle permanente est nécessaire pour tenter de s’ancrer dans la réalité, pour se convaincre que le monde existe et qu’il est la seule alternative.

En pratique, au quotidien, les choses les plus banales me parraissent bizarres, surréalistes. “Pourquoi tout ça existe t’il”, “Pourquoi marche t’on”, “Pourquoi ai-je deux bras, deux jambes”, “Pourquoi existe t’on”, “Pourquoi suis je moi plutôt qu’un autre”, ....

D’ordinaire, l’expérience de la réalité se fonde sur des acquis innébranlables, les axiomes de la réalité : les choses qui sont et ne sont pas autrement. La déréalisation est comme un refus en bloc de la légitimité même de la réalité. L’esprit tente obsessionellement de creuser plus profond que ses acquis, il remet tout en question en permanence . La question centrale de tout ce processus est : “Pourquoi les choses sont elles comme ça et pas autrement”.
A force de décortiquer les atomes de réalité, il en résulte une vision froide, mécanique et désabusée du monde. Les choses et les êtres m’apparaissent nus, tel qu’ils sont, comme un paquet d’atomes dénués de sens et d’essence.

Le monde vu de manière matérialiste et déterministe est profondément absurde et sec. Seule les sensations et les sentiments le colorent et lui donne un sens. Les affects sont la glue du ressenti de la réalité. D’ordinaire, la conscience y puise une impression de cohérence. ce sont les bases sur lesquelles la vie psychique (cognitive) se développe. Privé de ces bases, mon esprit fonctionne sur le souvenir de cette cohérence et rafistole en permanence ces piliers en les comblant artificiellement par des constructions intellectuelles.

En clair, je suis en permanence en train de tenter comprendre le pourquoi du comment. Ces ruminations obsessionelles sont une tentative désespérée de reconstruire artificiellement la cohérence perdue.

La vie est comme une sorte de tour de magie. Il faut prendre les sensations comme elles viennent. Si on tente de comprendre le truc, de tout décortiquer, la magie est perdue. Ici, le truc, c’est qu’il n’y a pas de truc. J’ai l’impression d’avoir fait le tour de la réalité, que les choses sont finalement simplement comme elles sont. Il n’y aurait rien de plus profond, pas de fluide de sens ni d’âme.

Ma plus grande crainte, ça serait d’avoir découvert la réalité profonde du monde. Comme si j’avais gagné en lucidité et que le monde était définitivement rien de plus qu’un amas d’atomes régi par des règles de physique, dans lequel des êtres conscients seraient apparus, balottés par une réalité aveugle et dramatiquement déterministe. Ils auraient ensuite développé d’une impression de libre arbitre illusoire. Les sentiments, l’amour, la foi, le bien le mal, la liberté ne seraient que des constructions nécessaires de la pensée, qui donneraient un sens tout relatif aux choses, pour rendre le monde plus supportable et conditionner les êtres à œuvrer dans le sens de la reproduction de leur espèce.

Au fond, je me tape de ce qui est vrai ou pas. Je veux oublier à tout jamais avoir ressenti les choses de cette façon, en espérant que ça puisse s’oublier. Je veux retrouver mes sentiments et mon intuition.

Je choisis la pilule bleue.

 


 Continuons par la dépersonnalisation :


 

Je vais tenter ici de décrire au mieux ce qu’est pour moi le sentiment chronique de dépersonnalisation :

La dépersonnalisation est le pendant intérieur de la déréalisation :

  • c’est un ressenti d’étrangeté par rapport à soi-même et à son propre fonctionnement mental, sa propre pensée ;
  • c’est s’étonner d’exister et d’être soi plutôt que quelqu’un d’autre ;
  • c’est ne plus se sentir attaché à l’image que nous renvoie le miroir ;
  • c’est se souvenir d’un moment auquel on a participé avec la sentation de ne jamais y avoir été ;
  • c’est avoir l’impression de ne jamais être vraiment présent, de ne pas exister.

J’ai en partie perdu le sentiment d’unité, d’individualité par rapport au reste du monde. Ma personnalité a tendance à se diluer vers l’extérieur. Elle est floue, moins évidente et immédiate.

Il m’est arrivé au début de ces troubles d’être sujet à des angoisses de néantisation et de morcellement : c’est la peur de perdre la continuité de son être, de disparaitre à l’intérieur de soi-même.

Parallèlement à ça, j’ai la désagréable impression de n’être qu’un spectateur de ma vie et de mon fonctionnment. Le point de vue de ma conscience s’est déplacé depuis une situation centrale vers un point plus périphérique. Je n’ai plus le sentiment d’être l’investigateur de mon propre fonctionnement, mais d’être simplement l’observation d’un fonctionnement automatique qui ne nécessite pas mon intervention.

J’en suis ainsi venu à ruminer sur des questions métaphysiques comme l’essence de l’individu, l’existence d’une âme ou le libre arbitre. J’en arrive au point où je me considère comme un simple objet : une machine biologique perfectionnée projetée dans l’absurdité de l’existence, consciente de son propre fonctionnement sans pour autant en avoir le contrôle.

Toutes mes émotions, ressentis, sentiments se sont aussi taris. S’il m’arrive de ressentir de la joie ou de la peine, c’est comme si ça ne me concernait plus. Comme si j’observais des manifestations de joie ou de peine chez une autre personne. Les questions qui accompagnent ces sensations sont “Pourquoi ma vie me concerne t’elle ? Pourquoi devrait je me sentir heureux quand quelque chose d’heureux m’arrive ?”

Voilà, tout ce bordel, c’est mon calvaire quotidien, l’errance d’une âme desséchée. Si Dieu passe dans le coin, ça serait bien qu’il me fasse un signe, avant que je ne croie définitivement plus en rien.


Popularité :
172228 lecteurs au 01/12/2014

83 Messages

  • 1
    fishpower
    1er mai 2011 @ 16:52
    Exactement pareil. Je suis dans le charbon comme toi.

    Je commence à me questionner sur le sens de la vie.

    2
    5 mai 2011 @ 16:43
    Bonjour je suis dans la même situation depuis moins d’une semaine j’ai un rendez-vous avec un psychologue demain je souhaite savoir quel est le remède à cet état. J’ai une petite fille et je suis seule à trvailler alors il faut que je guérisse.

    Aidez-moi si vous le pouvez.

    3
    machin
    9 novembre 2011 @ 21:58
    bonjour, j’ai vécu une période de déréalisation durant laquelle je me sentais hors du reste de l’humanité ; j’avais d’ailleurs l’impression que les gens « le savaient », qu’ils connaissaient mes erreurs et jouaient avec... c’est survenu alors que j’avais des choix importants à faire, je sentais que mes reves allaient se réaliser, que j’ y étais presque et là l’ambiance était magique. j’avais aussi l’impression de vivre mes derniers jours... mais la peur fut plus forte car jouant avec ma conscience elle se manifestait sous formes d’obsessions, de visions, d’odeurs inexistantes... je pensais meme sentir l’odeur de la mort... et j’ai laissé passer des occasions qui aujourd’hui semblent me narguer de loin...

    4
    Julien
    16 mai 2011 @ 15:23
    Pouvez me dire comment ajouter votre blog a mes flux RSS ?

    credit de consomation

    De crédit pour aider leurs proches. Comparez les taux de rachat de crédit. Comparatif des taux derachat de crédit : taux, coût total du crédit, rachat de credit mensualité - EspaceCrédit rachat de crédits confort : bc Finance est spécialisé dans le rachat

    5
    Louys Jacques
    16 mai 2011 @ 16:29
    Pour suivre le flux RSS du site (qui n’est pas un blog) :

    cliquer sur le bouton marqué RSS dans la barre de navigation et mettre en mémoire la page : feed ://www.recherche-clinique-psy.com/spip...
    6
    masouffrance
    20 juin 2011 @ 16:02
    MOi je vis exactement pareil et sa me fait énormément souffrir, Avant je trouvais la vie tellement belle sans me poser de question, et maintenant j’ai l’impression de ne plus vivre mais de survivre a chaque instant tous se que j’ai construit perd de son sens ! j’aimerais vraiment guérir et sortir de cet enfer

    7
    Phil
    24 juin 2011 @ 10:38
    Je suis dans la même situation que toi depuis 3 mois. J ai l impression de ne pas etre vraiment là. Je vis ma vie comme si j etais dans un film. Comme si j etais devenu observateur de ma vie... Je ne sais pas ce qui m arrive et ca m effraie de me dire que je pourrais rester comme cela pour le restant de mes jours. Je me dis que si c’est pour vivre comme cela, cela n en vaut pas la peine. Les choses bonnes ou mauvaises ne me touchent plus. Mon grand pere est decede il y a 2 semaines et j ai vecu cela comme si c etait arrive dans un film. Je dois me marier dans 2 mois et cela ne m emeut aucunement... J enrage en pensant que je vais vivre mon mariage sans en profiter, sans rien ressentir. Je continue a faire des tests medicaux en esperant trouver la cause de ce dereglement. Peut-être devrais-je me résoudre à accepter que c’est psychologique/psychiatrique mais avant cela je voudrais m’assurer qu’il n’y a pas de causes physiologiques. D’après ce que j’ai pu lire les personnes souffrant de la maladie de Lyme, de la sclérose en plaques, de Alzheimer ou de dereglements de l’hypothalamus, de la glande pituaire ou des surrénales sont affectés de ces symptomes. Bon courage à tous ceux qui souffrent. Je repasserai dès que j’ai du nouveau.

    8
    pieros
    1er août 2011 @ 02:28
    cela va faire un an que je vis dans ce cauchemar , cette impression d’irréalité , de voir et ressentir les choses comme si l’on été a l’arriere de sa tète , comme si il yavai un voile devant les yeux c comme etre prisonnier de soi de vivre a linterieur de sa tète , c un cauchemar a demi eveillé je cracque je n’en peu plus c horrible !! je veux retourné a ma vie davant ou je ressentais chaque chose la ou on se dit ke la vie vaut la peine detre vecu ce semblant de vie c inutile je pense que cette merde est irreversible kelke chose s’est cassé a linterieur et a tout jamais jespere me tromper , vraiment ...

    9
    30 décembre 2011 @ 21:12
    Bonjour,

    moi aussi je ressens cette sensation étrange d’être prisonnière à l’intérieur de ma tête. Cela fait un an que ça dure et je n’en sors pas. J’ai vu des psychiatres, des psychologues.J’ai craqué et après une TS j’ai passé un mois en hopital psy. Ca m’est tombé dessus comme ça après des crises de panique survenues sans raison. Je ne m’explique toujours pas ce qui m’arrive mais je n’en peux plus. J’ai l’impression de devenir dingue et de passer à côté de la vie. Avant j’étais quelqu’un de très gai, drôle, épicurienne.C’est arrivé à un moment où j’avais tout pour être comblée. A cause de cette saloperie j’ai failli perdre la personne que j’aime, j’ai eu des problèmes au boulot car je ne pouvais plus assurer mes cours, je n’arrive plus à faire les choses que j’aime ; j’étais une grande voyageuse et maintenant j’ai du mal à sortir de chez moi. Quelqu’un s’en est-il sorti ? Comment ? Cela est-il incurable voire un passage vers une psychose ? J’ai l’impression de vivre un calvaire quotidien, c’est une lutte permanente et épuisante.Chaque jour j’espère que ça va passer, que je vais être à nouveau comme avant mais je me réveille avec ces mêmes sensations : l’impression d’irréalité, de détachement, d’être comme « coincée » à l’interieur de ma tête, cette peur constante de basculer dans une forme de folie, l’inquiétante étrangeté du monde et mon propre être. Plus rien ne va de soi, plus aucune joie réelle n’est possible, si c’est pour rester comme ça, à quoi bon.

    10
    Louys Jacques
    31 décembre 2011 @ 06:24
    Ce n’est pas de la psychose, mais une espèce de crise autistique forcée, où on est obligé de disparaître du monde sans le vouloir. C’est dû à un excès d’angoisse. Cela fait craquer la bulle cognitive de l’angoisse, par surtension et le symptôme représente une libération (folle) d’énergie. C’est donc une forme anormale de soulagement de la tension anxieuse. On peut disparaître en restant chez soi, mais on peut aussi aller en ermitage de façon incoercible. La tentative de suicide est du même ordre, comme symptôme aigu. Disparaître, d’un coup, du monde de façon éperdue. Tandis que là, c’est le symptôme d’irréalité qui devient chronique. Cela ne mérite donc pas la mort !

    En psychanalyse, c’est un excès symptomatique de fonctionnement de la pulsion anale, après un temps où elle ne fonctionnait pas assez, où il y avait trop de rétention chez quelqu’un.

    Comme l’autisme n’est vu, aujourd’hui, sous l’effet des groupes de pressions, que sous l’angle du caractère, il est très difficile aujourd’hui de faire reconnaître ce genre de symptôme. Je remercie donc tous ceux qui ont laissé des messages sur ces forums, car cela montre l’acuité de ce genre de problème et tire l’attention sur eux.

    11
    vanessa
    18 février 2012 @ 20:18
    Bonjour,

    Je vis exactement la meme chose, au mot pres. ou en es tu aujourd’hui ?

    12
    variante
    4 août 2011 @ 18:28
    Je suis dans me meme etat d’esprit depuis tres longtemps ... Au debut je voyais que je faisait une depression est que sa aller passer comme beaucoups de gens ce dise je pense ... mais voila je vie complemente a coter da moi a me poser pleins de question sur la vie, sont sense, comment sa marche pourquoi sa et pas l’autre... j’en deviens parfois limite a avoir des migraine atroce. J’en viens a me dire que la vie est pourri dans tout les sense du terme, je ne comprend plus, je reflechi peut etre trop et j’envie les gens insouciant qui ne ce torture pas l’espris. Y’a quelque temps pour arreter tout cela j’ai voulu en finir, je me suis fait peur car j’ai reussi a m’arreter a temps je ne c’est comment la seule chose c’est que je devais arreter de reflechir et d’avoir mal a la tete. Avec de la famille nous avons decider de me faire suivre ... je l’ai vus 2 fois et comme dab j’ai arreter. Je me suis poser trop de question comment un psy pouvais comprendre temps d’annees d’un mal que je n’arrive meme pas a controler juste en me parlant. Je me trouve vraiment bizarre, je regarde la vie comme film qui defile en attendant le the end. Je c’est vraiment pas comment faire pour me sorti de la et ses asser dificile quand les gens proche de toi ne comprenne plus ton reisonnement, c’est a des moment comment sa que je me dit enfin bref meme la je ne c’est pas vraiment pourquoi je vous dit sa vus que rien ne chengera.

    13
    9 août 2011 @ 19:52
    Heureux qu’il existe un club des déraisonné, j’ai toujours ressenti ce décalage, ce pas en arreire par rapport a la situation, j’arrive à refaire partie du jeu en buvant pas mal, mais c’est souvent pour me rendre compte le lendemain de l’illusion dans laquelle j’ai été pendant un soir. Tous ca a commencé pour ma part a la mort d un amis d enfance, j ai assisté a son agonie comme si je regardais un film, ca a été le début. suivie d’une 10 ene d année a fumer des joints, puis du lsd bref je suis tellememnt loin de moi que je ne pourrai plus faire machine arrière condamné a errer dans le néan a faire semblant et etre celui que je suis censé etre. j’éspère vraiement qu’il on raison poru la fin du monde en 2012, ca m’éviterai des soucis.

    bien a vous et courage

    14
    14 août 2011 @ 15:00
    Sans déconner, aucun de vous ne se soigne. C’est dingue. Depuis 1 an, 3 an... Mais faut faire quelquechose... Se battre... J’ai eu 3 crises dans ma vie, plus ou moins longue... La ça fait un an que j’étais tranquille, mais suite a une grave maladie c’est revenu...

    Mais avant, je prenais des AD, et ma vie était normal alors arrêter de stresser. La dépersonnalisation c’est de l’angoisse Aiguë ! C’est de l’angoisse ! A soigner mais ça prend du temps...

    15
    REZKI
    18 septembre 2011 @ 17:36
    J’ai 53 ans et je suis dans cette situation situation (déréalisation) depuis 5 ans, je dois vous dire que c’est une souffrance interne, puisque personne n’est au courant de ma maladie, je n’est parler à personne. Je suis suivis par un psychiatre depuis 4ans, qui m’a préscris du SEROPLEXE et TRANXENE, mais aucun résultat. Je demande à ceux qui ont le même probleme s’ils ont trouver des solutions ou des traitements qui peuvent au moins me soulager et réduire un peu ma souffrance et je vous remercie.

    16
    Jami67
    7 octobre 2011 @ 22:09
    Pour moi, la déréalisation a été le meilleur moyen pour que je m’intéresse à la philosophie !

    17
    8 octobre 2011 @ 02:59
    Un propos qui m’a intéréssé

    18
    D@K@st
    11 octobre 2011 @ 10:59
    Comme souvent sur internet on trouve souvent des gens avec le même problème, mais souvent pas la solution :p Bref comme à vous tous cet article me parle ... Je vis ces symptômes depuis maintenant 6 ans et ai décidé de faire mon « coming out » par rapport a cette situation il y a 18 mois, je veux dire par là que j’ai pris le parti d’en parler a mes proches ! J’ai attendu longtemps car parler de se genre de chose sans avoir peur de passer pour un dingue n’est pas évident ! Même si au final peu semblent réaliser de quoi il s’agit ( oui eux aussi :p )je pense qu’il est important d’en parler. J’ai mis fin à une belle histoire de 5 ans en grande partie à case de ma déréalisation et me dit aujourd’hui que son soutien m’aurait surement permis de régler bon nombre de soucis ... L’un de vous disait devoir se marier sans en éprouver le bonheur ... J’ai vécu un peu la même situation : ne pas apprécier le bonheur de ma situation ... Et cela associé aux questionnements métaphysiques qui accompagnent les symptômes (c’est quoi des sentiments ? c’est quoi un couple ? comment çà marche l’amour ... ) j’ai fini par craqué. On parlait bébé et je n’ai pas supporté de me dire que je ne rendrai pas compte des choses .. Alors oui comme dans tous les couples des choses allaient et d’autre n’allaient pas, peut être nous serions nous séparés pour d’autres raisons plus tôt ou plus tard, mais toujours est il que cette distance émotive m’a usé et du coup, nous a usé. Les choses qui m’affectent le plus dans ces symptômes c’est

    la conscience de la différence et le souvenir de l’état « d’avant »
    la distance émotionnelle ( et c’est frustrant car on se rend compte qu’il se passe des choses )
    l’impression d’atemporalité, d’être enfermé dans le présent, le futur et le passé étant émotionnellement tellement loin ...
    l’état constant de stress\angoisse Voila donc ma pierre à l’édifice ! Moi aussi je viens sans solution, mais je ne perd pas espoir ! J’envisage de plus en plus en plus l’ EMDR en me disant non sans scepticisme qu’il ne faut pas écarter des moyens de se faire du bien ou en tous cas du mieux ... je vous ferai un retour Bye
    19
    véronique
    13 octobre 2011 @ 14:30
    Bonjour

    Atteinte d’agoraphobie depuis 10 ans, et de sentiment de dépersonnalisation, j’ai testé l’EMDR ; ça m’a fait avancer, mais en même temps, je crois que c’est surtout efficace pour traiter un traumatisme en particulier (deuil, accident...). Moi, i s’agit plutôt d’un problème de dérèglement de l’affect, du à tout un climat parental dans lequel j’ai grandi. J’espère cependant que vous allez trouver solution à votre mal-être.

    Cdlt


  • 20
    JACK
    14 octobre 2011 @ 12:19
    Bon jour, Le forum est très utile, il permet aux gens qui souffre de cette maladie de faire des échanges d’expériences et des soutiens entre eux, mais à mon avis ce n’est pas suffisant, la participation d’un spécialiste (psychiatre, psychologue ou neurologue) est indispensable dans la mesure où il oriente les participants dans le cas où ils sont sur une fausse route, ou li n’ont pas compris quelque chose. Jack.

    21
    isma
    3 novembre 2011 @ 23:06
    moi ça fait que 2 semaines que ça dure et c’est dur, mais je compte pas me laisser abattre pendant 5 ans ! cela peut il durer toute la vie ??? repondez s’il vous plait

    22
    vanessa
    18 février 2012 @ 20:21
    Bonjour, je suis dans la meme situation, jy suis depuis 4mois. Ou en es tu aujourd’hui ?

    23
    anna
    9 décembre 2011 @ 14:55
    bonjour je voudrai savoir c’est quoi le EMDR Merci

    24
    Louys Jacques
    9 décembre 2011 @ 18:09
    http://www.resilience-psy.com/spip....

    Résilience PSY
    25
    thomas
    25 janvier 2012 @ 01:48
    bonjour et merci véronique, car ça fait longtemps que je voulais tester car j ai acheter un livre la dessus, mais je pensais que c était plus pour les dépressions et c est surtout que j avais peur que ça ne marche pas ! mais la tu m as convaincue d essayé ! est ce que tu pratique toute seule la ? j aimerais tellement que cette méthode fonction, car elle est naturel, et surtout économique si on peut l effectuer tout seul

    26
    Pauline
    15 octobre 2011 @ 22:04
    Bonjour. Je sais que c’est égoïste de dire ça, mais je suis tellement contente de voir que je ne suis pas la seule. J’ai 17 ans, et voila qu’il y a deux ans, après avoir fumé quelques joints au cours d’une soirée j’ai eu une horrible impression, un énorme Bad. J’avais le sentiments d’être spectatrice de ma vie, que je regardais la télé tout en étant extrêmement fatigué. Je me suis isolé un peu en essayant de me dire que ça ira mieux le lendemain. Sauf que, le lendemain, toujours pareil, cette impression de ne plus faire parti de rien, de n’être qu’une molécule, un tout petit truc, et que les gens sont pareils, l’impression de ne plus avoir de sentiments, de ne plus rien ressentir, même si je ris, ou regarde quelque chose de magnifique, mon corps l’exprime, mais dans mon moi interieur, c’est comme si ça ne me concerné pas. J’ai toujours été très anxieuse et toujours entrain d’analyser tout, et je dois dire qu’avant tout ça j’aimais bien ma façon de tout décortiquer, d’analyser, j’avais une superbe intuition et ça m’aidé beaucoup. Mais depuis ce sentiment de ne plus être moi même j’ai l’impression de ne plus pouvoir rien faire, j’ai arrêter les cours il y a un an, je me sentais « folle », je pensais que je dérivé lentement vers la schizophrénie. Le pire ce sont ces fois ou je suis entouré de gens, quand le sentiment d’irréalité disparait un peu, je me sens bien, mais le fais de penser a ça fais ressurgir l’irréalité. Aujourd’hui c’est devenu insupportable, si je pars en vacances, que je vais a un concert, voir des amis, ou me regarde dans un mirroir, j’ai l’impression de ne pas être là vraiment, et je commence a avoir une crise d’angoisse, j’ai l’impression que ma vu ce détériore, que je vais tomber dans les pommes. Je suis tout le temps entrain d’analyser tout, comme si j’essayais de tout enregistrer pour redevenir normale (un peu a la maniere d’un bambin qui observe et assimile). J’ai envie de voir un psychiatre car c’est entrain de me tuer a petit feu et j’ai l’impression que plus jamais rien ne sera comme avant.

    27
    Louis59
    18 octobre 2011 @ 13:06
    Je vous remercie de cette article j’ai pris toute conscience de l’irréalité quand je prends quelques drogues, je pensais me sentir bien, et parfois je me dépassais à la limite du tolérable ; violence, tentation suicidaire...

    merci à vous

    28
    Mad.
    11 mars 2013 @ 21:19
    C’est exactement pareil pour moi, seulement j’ai treize ans. Ca gâche tout, même mon mec a peur de moi. Mais personnellement je vais déjà voir un psy, et je compte bien lui en parler. Ca fait à peu près quatre mois que je vis ça et c’est de pire en pire, j’ai de grande colère et je peux pas m’empêcher de taper dans le mur. Les gens à qui je raconte ça me prennent pour une folle, et ça n’arrange pas mon cas. J’ai plus envie de rien, parfois je pense à me laisser crever, c’est tout. Bonne chance en tout cas.

    29
    chipie1109
    23 novembre 2011 @ 17:50
    Bonjour, Personnellement je ne sais plus à partir de quand j’ai commencé à souffrir de dépersonnalisation. J’ai des tocs de ruminations et phobies d’impulsion depuis l’âge de 20 ans (j’en ai maintenant 37)je suis passée par plusieurs antidépresseurs et anxio ; Qu’est ce que j’aimerais trouver une baguette magique pour guerir de cette atrocité, de cette souffrance morale en ce moment je n’en peux plus j’ai l’impression de passer à côté de ma vie, de plus avoir de sentiments, de plaisirs j’ai deux enfants et j’ai l’impression de passer à côté de plein de choses, je suis là sans être là ! pourtant je suis une personne qui aime la vie !!! Le pire c’est de me souvenir des moments ou j’allais bien ou j’en viens à être jaloux des gens qui vont bien.

    30
    25 janvier 2012 @ 08:48
    Bonjour chipie, je vois que votre message date de novembre, j’aurais aimé savoir comment vous allez maintenant ? je suis exactement ds le meme cas depuis décembre 2011, depersonnalisation suite a ma premiere phobie dimpulsion, j’aimerai en parler avec vous merci

    31
    .
    24 novembre 2011 @ 04:34
    Salut à tous,

    vous parliez de connaître des gens qui s’en sont sortis, eh bien moi je viens vous dire de pas lâcher. Récemment en raison de troubles de stress post-traumatique et de troubles neurologique dus a la haute altitude je suis tombé dans un état borderline sur la psychose. La déréalisation et la dépersonnalisation ont pas voulu partir. J’en ai eu assez des black out au reveil, des reflexions delirantes et osessionnelles, de cette impression que la vie n’a aucun sens, les pensées suicidaires ont pris le dessus, et je me suis cru. De loin la chose la plus traumatisante jamais expérimentée. J’ai été traité aux neuroleptiques, et les symptômes sont disparus d’eux-mêmes.

    La vie est toujours possible. Tenez bon.


  • 32
    Florian
    6 décembre 2011 @ 00:17
    J’ai vécu exactement les meme sensation que vous durant 1 ans, je ne dormais plus me sentais flotté bref tout ce que tu as cité et avec le temps c’est passé. Il faut juste ne plus réflechir a tout ca et quand l’angoisse viens se dire daccord je suis angoissé mais ne pas essayer de reflechir a si oui ou non je suis dans mon corps a savoir si se monde existe ou pas c’est la pire chose a faire ! Et éviter tout sorte de drogue, notamment champignons hallucinogène et cannabis ! Garder courage c’est une mauvaise passe de voter mais sa passe avec le temps !

    33
    DirectClaw
    10 décembre 2011 @ 22:27
    Hello, je suis dans cette situation depuis plus de 6 mois, vivant seul au Canada apres une vie en couple de plus de 10 ans, je ne ressens plus rien, j’ai l’impression d’etre sur une autre planete, de voir un film. Les crises d’angoisse, d’une maladie du cerveau ont duré plus de 5 mois, avec consultations et examens. J’ai du finalement rentrer en urgence en France aupres de ma famille. Honnetement je ne sais pas comment sortir de cet etat, j’enai marre des prescription a gogo, j’arrive a present a bien dormir, c’est le seul point positif a ma situation. Je suis tout de meme soulagé malheureusement de voir que je ne suis pas seul dans ce cas.

    merci

    34
    aa
    28 décembre 2011 @ 01:12
    comment aider une personne atteinte ? Ma copine depuis 2ans subit cette ’maladie’ depuis 8ans et je me sent d’une impuissance atroce face a se problème que je ne peux régler. Auriez vous des conseils a me donner pour l’aider ? Merci d’avance

    35
    The Shaman
    20 janvier 2012 @ 01:49
    mec devien écrivain tout ce que tu dis c’est moi.

    36
    vanessa
    18 février 2012 @ 20:37
    Bonjour, je ne sais pas si je repond un peu tard à ton message, mais en etant atteinte moi meme je pourrais peut etre t’aider. Je suis moi meme en couple et la maladie est apparue il y a 4mois. Il ne peut pas me « guerrir », au debut je lui en ai voulu de ne pas pouvoir me sortir de cet enfer. Mais j’ai vite pris conscience que cette colere etait due au déni et au sentiment d’injustice. A ce jour, il m’aide enormement en etant « mon épaule », il me prend dans ses bras quand je craque et pleur d’epuisement psychologique, il me dit que quoi qu’il arrive il est la. Quand j’angoisse, il prend des pincettes et m’oblige avec diplomatie à ce qu’on sorte se balader dans un endroit calme, dans ces moments là marcher me fait du bien car je me concentre sur ce que je fais et ce qui mentour plutot qu’a mon etat interieur. Il me dit sans cesse qu’il maime. Il ne me parle quasiment jamais de mon etat, et agit comme si on avait une vie normale, cest TRES important pour moi, car quelquun qui me renvoit à ma maladie me ferait me fixer sur mon etat et mempecherai d’avancer, penser à autre chose. Alors il attend que je me manifeste ou que je montre que ca ne va pas. Il vient aussi avec moi à toute mes consultations psy, ca l’aide à mieux comprendre ce que je vis, et arrive à comprendre comment mieux m’apaiser, et moi je sents qu’il est impliqué dans ma guerrison. Voilà je ne sais pas si j’ai pu taider un peu, n’hestite pas à me contacter si besoin.

    vanessa

    37
    heunet
    6 mai 2013 @ 16:34
    bonjour , je suis dans le meme cas que vous sauf que je n’arrive pas a dormir je voulais savoir comment vous aveez fait pour redormir

    38
    Brig
    19 janvier 2012 @ 23:24
    Bonsoir à tous,

    A la lecture de tous les témoignages, je suis sidérée et peinée de constater le nombre de personnes qui vivent avec cette souffrance.

    J’ai fait moi-même des angoisses de dépersonnalisation il y a presque 20 ans, suite à un bad trip avec un joint un peu trop dosé. Ces angoisses furent une des pires expériences de ma vie et la pire des souffrances psychiques,que je ne souhaite même pas à mon pire ennemi.

    Des solutions ? d’abord consulter un psychiatre et se faire prescrire des anxiolytiques. Pour ma part, cela m’avait bien soulagé. Ensuite, continuer à voir le psychiatre pendant un moment. Bref, commencer une thérapie. Je crois aussi que les thérapies où l’on exprime ses émotions sont salutaires. Les angoisses de dépersonnalisation proviennent de causes profondes et cette souffrance archaïque mérite qu’on s’y penche pour se soigner et s’en débarrasser. On est sur terre pour vivre, exister, être heureux ! N restez pas seuls avec votre mal : parlez-en à un professionnel de l’âme : un psy. Bon courage à tous.

    39
    paysage
    22 janvier 2012 @ 20:28
    Wow, lire les commentaires de vous tous qui souffrez de dépersonnalisation et de déréalisation est très important pour moi. J’en ai souffert gravement il y a environ 5 ans alors que je venais de fumer de la marijuana. Peu après avoir fumé un joint, je me suis endormi, et à mon réveil, c’était l’enfer. Qu’est-ce qui me prouvait que j’étais réveillé, je parlais, mais rien ne me prouvait que c’était véritablement moi qui le faisait. J’avais l’impression d’être figé, emprisonné dans mon corps, de ne plus être le porte parole de ma voix. D’ailleurs quand je parlais, je me sentais comme si je m’entendais parler. J’avais tellement peur, j’allais sur internet, je croyais devenir schizophrène. Il n’existe plus aucune certitude, aucune sécurité. Tout autour de moi n’était qu’un mirage, qu’un voile comme quelqu’un l’a mentionné. Je me sentais comme si je ne pouvais véritablement sentir physiquement les choses, ma vision était incomplète, je voyais les montagnes sans les voir. Je n’avais aucune preuve que le passé avait réellement existé et que le futur serait porteur de quelque chose de bien pour moi. Je me suis beaucoup intéressé à la philosophie et à la spiritualité (notamment : Krishnamurti). J’ai aussi découvert l’anthropologie. Je dois dire que ce problème ne s’est pas résolu rapidement, j’ai passé environ 1 an dans cet état à dire à mes proches que je n’avais pas véritablement la sensation qu’ils existaient pour vrai (ce problème c’est vraiment celui du solipsisme = existe-il un monde extérieur à ma conscience ?). Bref, maintenant que j’ai pu me sortir de cet état je dois dire qu’il à été pour moi un des moments les plus difficiles de ma vie, un des plus angoissant et déstabilisant, mais également l’un des plus enrichissant car il m’a véritablement remis en question dans mes croyances les plus profondes. Je crois que vous ne devez pas vous découragez, sachez qu’il y a beaucoup de gens dans cette situation et qu’elle n’est pas irréversible. Ce qui m’a aidé à certainement été la philosophie comme plus haut mentionné, mais à parler à mes amis, à mes parents et aussi à un psychanalyste. J’ai pris des cours à l’université et j’ai essayé de rencontrer des gens pris avec le même problème que moi. J’ai passé beaucoup de nuits blanches, j’ai souvent eu peur de dérivé dans la folie et de perdre complètement le contrôle, mais grâce à la méditation j’ai réussi à me recentrer. Ainsi, à la différence d’autrefois, même si le monde n’est sans doute pas plus véritable, moins illusoire, qu’avant, j’ai aujourd’hui le sentiment que je peux en parler, le regarder et le vivre sans cette inquiétante étrangeté qui m’habitait autrefois, sans la peur de m’y perdre et surtout de ne pas savoir ou je suis. Bref, courage, courage, accrochez-vous à la vie même si vous doutez de son existence et de sa véracité, l’important c’est simplement de croire, de croire au temps, et cette épreuve douloureuse et difficile à vivre ne pourra faire de vous qu’une personne plus libre.

    40
    sophie
    5 mars 2012 @ 17:54
    Très beau témoignage, je souffre moi aussi de dépersonnalisation depuis 5 mois maintenant, j’avais déjà connu de courtes périodes lors de changements dans ma vie accompagné de dépressions, j’ai à plusieurs reprises pris des antidépresseurs et la dépersonnalisation partait très vite, aujourd’hui elle me tient bien compagnie malgré les traitements : AD + neuros. Je fais thérapie analytiques depuis 4 ans, + psychiatre pour traitement. J’ai essayé l’EMDR sans résultats. Aujourd’hui, je ne peux pas dire que je sois malheureuse mais bien-sûr beaucoup de mes affects sont plats, donc je ne ressens pas vraiment la vie mais je m’accroche chaque jour et m’autorise des moments individuels où je tente de m’ancrer et de me recentrer. Comme beaucoup d’entre vous cela m’a ouvert la porte à la philosophie, à la question du DOUTE, car toute mon existence n’est que DOUTE (c’est cela le plus difficile) !! Ayant fais des études de psycho (licence) je crois que l’expérience de dépersonnalisation m’apporte bien plus sur l’humain que ma licence, ainsi je m’accroche à tous, à tout ce que cela m’apporte au quotidien et malgré des affects plats, je parviens à ressentir une grande sensibilité en moi par rapport à la vie en générale, à ce que c’est que la réalité et la subjectivité. Bien-sur, il est essentiel aussi de continuer à faire des choses, voire des amis, shopping, balades, randos afin d’être dans l’expérimentation et non toujours dans l’analyse. Je m’y efforce tous les jours même si je ne ressens absolument rien. Mais il faut continuer et garder espoir. Cette expérience nous rend riche et différent alors cultivons cette différence, acceptons là de toute notre être. Approprions la nous afin d’« habiter » notre vie le plus possible. Courage à tous, nous ne sommes pas seuls, beaucoup de gens ont les mêmes symptômes.


  • 41
    sabinou
    4 septembre 2013 @ 09:56
    bonjour a vous tous .comme vous , je souffre de dépersonnalisation et tres forte déréalisation !! c est effectivement etonnant le nombre de personnes qui souffrent de cette maladie , j en souffre depuis plus ou moins deux ans . avant ca , grosse dépression suite a mon licement au travail . je suis constamment a coté de la plaque , je vis comme si j etais dans un reve .on ne comprend plus rien au monde qui nous entoure .je ne travaille pas et n ai plus de relation sociale . je m occupe chez moi en faisant le ménage mais rien y fait , toujours pareil !!cette souffrance est horrible a supporter au quotidien . combien de temps v a t on rester avec cette saloperie ? je suis a bout

    42
    Sam
    26 janvier 2012 @ 21:47
    Mon histoire est à peu de choses prés la même que les vôtres. Un joint de beuh un matin, le plongeon dans un rêve. Une angoisse sans nom, être spectateur, s’écouter parler... Quelle horreur. Depuis j’ai peur d’être fou.

    Aujourd’hui,les symptômes ne sont pas les mêmes, mon rapport a la vie est obsessionnel, mon rapport aux autres, au monde. Je n’arrêtes jamais la gamberge, mes longs sommeil sont les seuls délivrances. L’impression d’être spectateur m’arrive encore de temps en temps, le voile ne se lève pas, sauf lorsque je me concentre. C’est déroutant, j’en deviens de plus en plus anxieux. Faisant mes études a l’étranger, je n’ai pas encore eu l’occasion de consulté, et j’ai un peu peur ( honte ?!) à vrai dire.

    Vous m’avez rassuré, savoir que l’on peut se soigner ma énormément réconforté. je vous remercie.

    43
    benjamin
    2 février 2012 @ 18:23
    Bonjour,je m’appelle Benjamin. Je suis étudiant à l’école de journalisme de Strasbourg. Et je réalise sous un format audio de 20 mn, un long reportage sur la dépersonnalisation. Ce travail sera ensuite présenté pour France Culture. J’aimerais savoir si l’un de vous souhaiterais s’entretenir longuement avec moi sur ce sujet.

    Je vous laisse mon adresse mail : benjamin.edgard@gmail.com

    Merci.

    44
    Elhémia
    4 février 2012 @ 14:14
    Bonjour, merci pour votre travail en cours peu de reportage et d’emmission sur la depersonnalisation. j’aimerais savoir quand elle sera diffusée sur france culture merci Elhémia

    45
    Mégane
    6 février 2012 @ 19:33
    Bonjour à tous, Alors voilà, au moment où je vous écris, je pleure. Ce n’est pas de tristesse mais se sont des larmes de joie ! Vous n’imaginez pas quel bonheur c’est de trouver des personnes comme moi ! :) Je croyais que j’étais dingue mais en fait non. Alors moi ça fait tout juste 4ans que je suis ainsi, je n’ai jamais pu mettre de mot sur ce que j’avais avant de lire cet article. C’est tellement difficile d’expliquer ce que l’on ressent et de mettre un mot dessus. Les seuls mots auxquels je pensais étaient : Schizophrène, dingue et hôpital psychiatrique ^^ Pour ma part,c’est arrivé du jour au lendemain, j’avais 14,j’étais en vacances en France. Je n’ai jamais fumé de ma vie et je n’ai pas eu de traumatisme particulier ( du moins, pas que je me souvienne) On m’a « trouvé » des dizaines de maladies : Mononucléose, hypotension, spasmophilie, fatigue chronique, et j’en passe. J’ai du me gaver de médicaments dernièrement pour cette fatigue qui dure depuis autant de temps, mais maintenant je sais que ce n’est pas ça ! Suite à une prise de sang complète et à une nuit en centre du sommeil, on a remarqué que mon taux de stress était 5x plus élevé que la normale, je crois que c’est mon total manque de confiance en moi qui provoque ce stress constant... J’ai maintenant 18 ans et cette déréalisation me pourrit la vie et m’empêche de profiter des bons moments...

    Enfin voilà, j’avais besoin d’en parler, et je dois avouer que ça fait du bien !

    46
    vanessa
    18 février 2012 @ 20:59
    Bonjour, Je suis dans cet état depuis 4 mois, c’est arrivé du jour au lendemain, sans prevenir, j’ai brutalement eu une attaque de panique accompagnée de déréalisation dépersonnalisation, qui n’etaient toujours pas passés apres quelques jours. Alors j’ai été voir un psychiatre, j’ai la chance de connaitre de tres bons psychiatres qui ne shoutent pas aux médicaments car je suis infirmiere et j’ai eu l’occasion de travailler aupres de psychiatres. D’ailleurs cette attaque de panique est survenue 3 semaines avant le passage de mon diplome, surement la goutte d’eau de stress et d’angoisses de trop. A ce jour je n’ai plus de panique ni d’angoisses, je suis sous thymorégulateur à faible dose, ca aide à remonter la pente et eviter le risque de rechute une foi la tete sortie de l’eau. Donc traitement leger à long terme (environ 1an) pour avancer et se stabiliser.J’en suis à 3mois de traitement et j’avoue que comparé au debut j’ai beaucoup avancé. Ce sont des avancées treeeees progressives, tellement progressives que j’ai du mal à distinguer s’il y a des progres ou non, mais quand je regarde eb arriere, je certifie que OUI j’ai avancé !

    Alors courage tout le monde. c’est un enfer à traverser. Le plus difficile est aussi de trouver un BON psychiatre, comme vous dites et je vous le confirme pour avoir travaillé avec eux, c’est difficile d’en trouver un bon.

    Je suis dans le 06, si il y a quelqu’un qui a besoin de quelqu’un de compétent...

    Courage et patience

    47
    colazione
    28 avril 2012 @ 01:21
    Bonjour, votre article, plutôt optimiste, m’a beaucoup intéressée. Je ne suis pas dans les Alpes Maritimes mais dans le Var. Pas si loin. Oui, les coordonnées d’un médecin compétent pour ces troubles m’intéresseraient. Peut-être connaîtraient-ils les coordonnées de médecins dans le Var ou les Bouches du Rhône..? Je vous remercie d’avance et vous souhaite bon courage. A.

    48
    camoule
    10 mars 2012 @ 18:09
    Je vais passer ca sur tweeter

    49
    SeigneurDuTemps
    8 avril 2012 @ 20:24
    Bonjours , je crois bien que je souffre de dépersonnalisation moi aussi car tout les témoignages concordes avec ce que je vie présentement. Du plus loin que je me souvienne j’ai eu cette sentation toute ma vie (j’ai 19 ans), je m’explique. J’ai une sorte de voile devant les yeux qui m’empeche de voir la vie t’elle qu’elle est simplement. Ce même voile me déconnecte de la réalité en quelque sorte, c’est comme si je voyais mais que je ne percevais pas ce que je regardais. Comme si je n’avais plus de focus, imaginons qu’il y a une table avec une pomme sur celle si, quelqu’un de normale pourrais fixer la pomme et observer un contraste de couleur agréable du rouge de la pomme avec le teint morne de la table, mais si moi je regarde cette scène, je ne verrais qu’une simple table avec une pomme sur celle ci. Bref je ne prend pas conscience de ce que je regarde, je ne fais qu’avoir une vision globale de ce que je regarde tout en aillant l’impression de ne rien voir. Également , quand je regarde quelque chose je la d’émonte et la remonte de toute pièce. Si je regarde quelque chose dont je ne connais pas l’architechture ( disont une télévision) et bien je reflechie marlgré moi a sont fonctionnement et à sa composition. Toute la magie du monde est retiré car je suis toujours entrain de résonner logiquement à toute situation et ce 24/7. J’aimerais maintenant poser une question à tout ceux qui lirons ceci:Avez vous un trouble de TDAH ? ( trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité/ impulsivité ). Je crois en quelque sorte que mon problème pourais être relié à cela car les individus souffrant de TDAH ( dont moi même) passent beaucoup de leur temps dans leurs pensée. Ma seconde théorie serais la fatigue accumulé. Merci à l’auteur pour cette je ne suis maintenant plus seul, j’espere avoir quelque réponse à mes questions car je crois que cela pourrais peutêtre nous aidé a mieux comprendre notre cas.


  • 50
    Louys Jacques
    9 avril 2012 @ 18:04
    Si l’on veut comprendre comment l’irréalité est un symptôme qui fait surgir, de façon intempestive la conscience du « virtuel », à la place de la conscience discriminante habituelle, il faut s’attacher à ce que vous décrivez très bien dans la phrase : « Bref je ne prend pas conscience de ce que je regarde, je ne fais qu’avoir une vision globale de ce que je regarde tout en aillant l’impression de ne rien voir. » C’est le cœur du problème. Il n’y a pas vraiment de trouble de l’attention, en ce cas. Il y a installation d’un symptôme de virtualité forcée, qui brouille la vigilance normale, celle de la conscience pointue et claire. Ce n’est pas bien difficile à comprendre, si l’on prend le problème par le bon bout. Malheureusement, le symptôme d’irréalité est trop souvent confondu avec les troubles dissociatifs, par des cliniciens qui n’en comprennent pas l’origine.

    51
    LM
    12 avril 2012 @ 14:35
    J’ai également fait l’expérience de la déréalisation. Après être passée par un ou deux long mois d’horrible angoisse, qui n’était comprise par personne (je suis encore au collège vous imaginez !), j’ai eu une sorte de révélation.

    « Pense qu’il faut que tu avances et un jour ce sera derrière toi. »

    J’ai alors cessé de réfléchir, de regarder autour en me disant que tout était impossible et inconsistant. Tout ce que j’ai fait à partir de ce moment là c’a été travailler (pour mes cours, pour mes loisirs,...).

    Comme j’adore la musique, j’ai commencé à jouer tous les jours plus ou moins une heure (ce que je ne faisais pas avant). Je dessinais, je lisais, enfin je m’occupais... Et à chaque fois que je voyais que mes pensées tournaient encore autour de ces rêves,de cette réalité qui semblait ne plus être la mienne, etc... Je m’arretais aussitôt pour lire ou pour jouer de la musique afin de détacher mon esprit de cela.

    Le mot d’ordre c’était « avance ».

    Après deux semaines je n’avais plus rien.

    LM

    52
    derkusss
    19 avril 2012 @ 14:34
    je ressent exactement la même chose et je te remercie car j’ai vraiment cru que a un moment je suis devenu schizo je ressent moi même ce bordel au quotidien sa a commencer avec une dépression qui pour moi n’en n’était pas une car je me sentait pas triste mais mon cerveau était lent et j’en passe je te remercie vraiment car je c’est que je ne suis pas seul mon psy pense que c’est parce que je n’accepte pas la réalité et que tout est lier au travaille.merci encore

    53
    Sil
    13 décembre 2012 @ 12:11
    Hello à tous, Tous vos témoignages m’ont parlé et émue. Mon histoire à moi a débuté après une mauvaise expérience sous LSD début août, il y a de cela 4 mois maintenant. Je dois dire que ces 4 mois ont été les plus terribles à vivre jusqu’à maintenant. J’ai 19 ans, et suite, à ce mauvais voyage sous LSD, j’ai développé des troubles de déréalisation, dépersonnalisation. L’impression que le monde extérieur, en plus, d’être un scénario écrit de toute pièce me voulait du mal, connaissait mon état et ma vulnérabilité, ce qui rendait les gens autour de moi, agressifs et terrorisants. J’ai souvent eu également l’impression d’être comme une éponge. Sans consistance où les mots, les gestes extérieurs des autres me traversaient sans qu’ils accrochent réellement à ma conscience. Ma conscience disparaissait, se noyait en elle-même. Ces crises ont duré à peu près 3 mois. Aujourd’hui, j’ai encore énormément de mal à me lever, des grosses migraines et un état de fatigue constant me suivent. Je m’intéresse à la méditation qui m’aide à me recentrer, et m’intéresse énormément à la philosophie. C’est un nouveau départ. Ces expériences que nous avons tous connues doivent nous permettre de nous rendre plus riches, d’aller plus profondément dans les choses. Je conseille également l’EMDR, qui peut aider à calmer les angoisses. Car oui, ces crises sont surtout le symptôme d’une angoisse aïgue, d’un questionnement sur la véracité du monde et ses illusions qui nous habite depuis toujours mais qui, à un moment de vulnérabilité plus fort dans nos vies, ressort sous cette forme. Je veux croire que cela s’estompe avec le temps, surtout en se concentrant sur nous même, notre vie interne et non plus l’analyse, le décorticage de ce qui nous entoure. Je finirai en ajoutant un petit texte, entre deux personnages, l’un dans le monde et l’autre, perdu, en lui-même, qui ne fait que survivre mais qui est là. Bien là pourtant, dans le monde, avec le soutien, l’aide des autres.

    « Ok, J’ai franchement besoin de lunettes en plus » dit le déboussolé non-consolé. « Mets-les tout d’abord alors, avant de conter n’importe quoi » répond le réfléchi. « Alors ? » demande t-il en bricolant une clé à l’allure étrange. « Alors ? Alors quoi ? » s’agite sans comprendre le sans-sa-boussole. « Bah alors, comment tu vois maintenant ? » « Ha ! Je sais pas.. Sans aucun doute un peu mieux, mais y a toujours ce picoti de merde dans la tête qu’empêche de me concentrer, et puis je me sens poussif tu vois. Tout me coûte trop. C’est la crise interne, tu saisis ? » « La crise interne, la crise interne ! Tu te l’inventes pas un peu ta crise interne ? Concentre toi sur autre chose mon grand. J’ai l’impression que tu fous toute ton énergie dans cette crise, qu’elle se gaspille là-dedans ta volonté » ajoute le bonhomme, à la voix grave qui repose. « Bien.. c’est dur, dur, très dur même défois.. J’essaie de faire abstraction, crois moi. De ne pas me centrer sur ces maux sans mots, indescriptibles, qui laissent sans voix. Mais quand tu sens que tu es pas dedans, que tu patines galère et toujours avec efforts, alors forcément tu y penses. Tu y penses. C’est sensé ça. » « C’est concevable, seulement, ton corps, tes quatre membres tu les vois bien non ? Que tu es là vieux, devant moi, avec ta tête de cocker, je te jure. T’ouvres même ta bière là. L’effort fixe le dans cette sensation, dans ces deux pieds qui frotte mon parquet, dans ces doigts qui serre cette putain de capsule. Fixe ton attention là-dessus, je suis sûr que tout le reste finira par s’estomper. Comme un vieux dessin au fusain sur lequel on fait l’amour » rigole t-il « Tu dis vrai vieux. T’as sans doute davantage raison que tous ces autres connards, là-bas dans leur cabinet, à crier au drame ancien et qui te pousse à comprendre tes mécanisme internes. Ils oublient qu’on a un corps, sur, passent à côté des profondeurs ces types. » La bière coule. Il se lève, fais passer sa langue sur ses lèvres, les deux sourcils en bras de fers, quelque chose à l’air de tenter la sortie. Il expire... « Tu sais ce qu’on m’a dit là-bas, dans ce trou d’anus étriqué ? La première chose qu’on m’a inséré dans le crâne, c’est ; avez -vous connu une rupture récente ? Une déception d’amour, un truc générale à ce point, une petite crotte même pas chiée dans le bazar cérébral de ma tête à ce temps là. Et le pire vieux ? Tu sais ce que c’est ? » « J’imagine que le fait qu’ils soient à côté de la plaque t’as échauffé le cervelet, nop ? « Oui, enfin, le truc qui se met en marche, c’est que tu commences à te dire, et si ? Et si ? Et si ? C’est pas impossible, z’ont raison ces connards, c’ est la rupture, c’est la rupture.. Après tu as l’histoire de la famille, le chien, la tortue, et les questions qu’on te renvoie à la gueule, avec le rituel ; mais... ? Vous ? Demandez-vous pourquoi vous avez ci, pourquoi vous ressentiez ceci cela tralala.. Hé ! Enfoiré, si je suis devant toi, c’est parce que je sais pas ! Et je vais pas me tâter la pomme pendant des lustres pour trouver une hypothétique réponse qui calmera rien si ce n’est ta conscience de bon farfouilleur ! » « Yop.. ça frotte forcément avec ton tempérament, je comprends. Oublies pas que ça aide certain hein. » « Foutre ! Ça les aide à revenir oui ! Parce qu’une réponse, peut être, en amène une foule d’autres, et tonitruantes en plus celles là ! Remontez aux sources de ta merde, bien sûr que je suis pour, mais secouez le sac à vase, sans tenir compte de tes émotions corporelles, en banalisant à fond sur le schéma bateau des maux psychiques, je vois pas là, je vois pas en quoi le bateau reprend la mer moi. » Il pose sa bière sur le bord de la table, baisse la tête. « Écoute moi, le plus dur est passé, le plus dur est derrière. Maintenant, le présent mec ! Tu es pas déconnecté, tu es pas parti sur la lune, tu es là merde ! Tu me parles, tu m’engueules, tu beugles et puis tu gémis, tu vis quoi ! Ces étaux dans le crâne, c’est les conséquences de tous ces hyper-stress si on peut les appeler comme ça. Sens les choses, fixe TOUTE ta volonté, je dis bien TOUTE, pas seulement un petit « allez, je respire un peu plus fort que d’habitude pour la décompresse », non ! Mets toute tes forces dans la perception que tu as aujourd’hui des trucs que tu fais. Limite, ne fais plus que sentir, réfléchir, on s’en carre. Il va falloir que tu vives l’instant comme personne ne le vis, vieux. T’auras connu ça toi, veinard, sens tes tripes, le vent qui ouvre tes bronches, l’œsophage et la salive qui l’imprègne, ton petit cœur qui palpite, les douleurs de tes muscles dans l’effort, ton ventre qui murmure sans cesse, les chuintement de tes dents, concentre toi uniquement sur l’organisme, sa vie, ses mouvements qui passent en toi, le calme qui occupe une place de plus en plus grande en toi, la chaleur qui se dégage de ces émotions sereines. Penses plus si je peux me permettre, enfin fous ta peur dans une grosse malle au milieu du désert. Tiens ! Cette clé que tu vois, elle servira à fermer ce coffre, je t’en assure, avec cette clé digne d’un coffre blindé de banque nationale, je vais la fermer ta boîte anxieuse ! Et ta tête, ta tête, elle va finir par arrêter de jacter et d’envoyer des signaux dans tous les sens. T’auras plus mal je te jure, au bout d’un temps, de ton temps à toi je dis bien, celui qui est propre au temps de ta vie interne, alors, au bout de cette pelote encore toute emmêlée, tout sera réparé. » Le déboussolé-qu’on-a perdu-malgré-lui relève alors la tête et regarde son compagnon, son camarade de chahut et aujourd’hui, son ami d’infortune. Il le regarde et comprends que s’il le pouvait vraiment, il les enfermerait réellement ses peurs et brûlerait cette malle avec deux pierres en mousse s’il le fallait. Il sourit, et juste, Il dit : « Merci. »

    54
    FRAGINFO
    3 janvier 2013 @ 17:42
    Bonjour à tous, je me suis reconnue dans tous vos messages. Celà fait un an et demi que je vis cette déréalisation 24h/24. Je ne sors pratiquement pas, j’ai repris le travail mais c’est dur car je suis enseignante et j’ai du mal à me concentrer.Je suis suivie par un psy mais je pense qu’il ne comprend pas tout à fait de quoi je souffre.J’aimerais moi aussi trouver la pilule magique qui me ferait sortir de cet état. C’est insupportable. Bon courage à vous tous. Fraginfo

    55
    Janko54
    11 janvier 2013 @ 21:39
    D’après ce que j’ai lu sur la plupart des sites web sérieux, la DP/DR est avant tout due :

    à un manque de glutamate (par exemple, les antagonistes du glutamate tels que la kétamine génèrent un état de DP/DR)
    à un excès de neurotransmetteurs opioïdes.
    Les rares traitements efficaces contre la DP/DR sont les antagonistes des opioïdes, tels que la naloxone et la naltrexone : http://forum.doctissimo.fr/psycholo...

    A ce qui parait, le laboratoire Eli Lilly est en train de préparer de nouveaux antipsychotiques augmentant l’activité des récepteurs au glutamate. Et Roche prépare un médicament augmentant l’activité de la glycine (donc, indirectement, celle du glutamate) pour traiter les symptômes négatifs de la schizophrénie. Peut-être que ces traitements seront également efficaces contre la dépersonnalisation/déréalisation, vu que ce trouble est également (en partie) du à un manque de glutamate.

    56
    yuba
    31 janvier 2013 @ 22:46
    bonjour tout le monde étant âgé de 47 ans, j’ai connu la dépersonnalisation/déréalisation à l’âge de 24 ans , ça m’est tombé comme ça, c’était la trouille de ma vie, je ne me reconnaissais plus, cherchant toujours à comprendre ce qui m’arrivait, et le seul terme que j’ai pu trouver pour décrire cet état d’esprit à l’époque était « absence » , aujourd’hui je m’en suis sorti, patience seulement, et vivre sa vie et se dire que ça va rentrer dans l’ordre sans trop chercher à comprendre car c’est un cercle vicieux, et aujourd’hui je vis normalement ma vie, et quand ces pensées me reviennent, je dis STOP et je m’occupe l’esprit (un jeu sur son mobile, prendre un bébé et jouer et grimacer avec) et ça passe, et si ça peut vous tranquilliser : Je vous rassure : ces symptômes ne causent absolument aucun préjudice, vous n’allez pas perdre le contrôle de vous-même ou devenir fou. Il s’agit tout simplement de la conséquence d’une anxiété excessive. En effet, vous avez probablement des pensées anxiogènes récurrentes, ce qui engendre un surmenage et une fatigue psychique intense ; ou bien, il se peut que vous ayez vécu un événement traumatique ces derniers temps. On peut tenter d’imaginer cela comme si votre « disque dur » était saturé d’informations (trop) anxiogènes. A ce stade-là, notre cerveau (notre « disque dur » qui fait du mieux qu’il peut pour nous préserver et se préserver) se déconnecte et/ou finit par anesthésier nos émotions (positives et négatives). Seulement voilà : même si cela part d’une bonne intention de notre cerveau, il est également vrai que ces absences ou cette perception d’irréalité finit par nous faire très peur, ce qui engendre un cercle vicieux où la dépersonnalisation ne fait que persister. Nous devenons alors hyper-vigilent et désorienté face à toutes les manifestations de notre anxiété.

    No panic : une fois que vous avez compris que ces symptômes ne sont pas dangereux (mais certes très inconfortables), vous retrouverez votre gamme d’émotions et vos perceptions habituelles. Considérez la dépersonnalisation et la déréalisation comme des nuisances qui s’estomperont lorsque le calme sera de retour (et cela pourra prendre un certain temps, peut-être même quelques mois).

    57
    Sylvie
    16 juin 2013 @ 04:28
    Bonjour, vous me rassurez, de dire que ce n’est pas grave et qu’on est pas fou. J’ai 50 ans, et je me souviens qu’à 4 ans je disais à ma mère que je ne me sentais pas dans le monde...Je ne sais pas ce qui s’est passé à 4 ans, mais mon état dure depuis ce temps. J’essai de pas trop y penser, mais des fois, c’a me frappe en plein fouet et c’a me fait paniquer. C’est la première fois que je cherche sur internet pour voir si je suis la seule qui a ces symptômes, je vois que non. Parfois, c’a me fait peur parce qu’on dirait que plus rien ne me fait rien. Ce que je peux voir,c’est que c’est relié à l’angoisse.

    58
    marine
    23 octobre 2013 @ 15:14
    Bonjour a tous ! je vie la même chose depuis avril, ce qui me perturbe le plus c’est ne plus ressentir que j’aime mon copain est quand je cherche bien j’arrive a retrouver le bonheur que j’ai avec lui cela m’apaise mais cela ne dure que quelque seconde malheureusement... En faite au moment ou c’est arriver j’ai eu plusieurs choque a cette période et des choque très fort ! tout dabor début janvier ! Un gros choque nous tombe sur la tête surtout a mon copain car on vient d’apprendre que son père venait de décédé ... le pire c’est que son père habiter a six heure de chez nous et il c’est empêcher de voir son père pour pas que je souffre de son absence donc là je culpabilisé... ensuite je ne voulais pas le voir dans cette chambre froide mais tout le monde me disait tu peut venir, tu peut venir... j’ai fini par y allait et là un énorme choque revoir son père mais le corps inanimé dans ce lit avec cette couleur de peau toute blanche et les ongle qui devenez bleu j’ai même pas pu rentré tellement j’en est pleuré ... ensuite mon copain voulais reprendre la maison que son père louer déjà son père et décédé dans cette maison ! alors moi a ce moment là je sombré petit a petit je savait que quelque chose n’allait pas est j’ai du quitter ma famille pour venir habiter dans cette ville là c’était encore pire... voilà un peut mon histoire sachant que je me poser que des question sur la mort ! il me tarder de vieillir avec mon copain pour mourrir, car la mort ma toujours fasciner... et donc c’était des questions... et quelque mois après tout a déraper dans la nuit... voilà si quelqu’un veut que l’on ce soutienne voici mon adresse mail : innainscription@live.fr


  • bonjour ,j’habite dans le 06 et j’aimerai bien prendre contact avec vanessa article 46 du mois de fevrier 2012 pour avoir les coordonnees d’un bon psychiatre...meme si ca fait deja presque 1 an que son temoignage a ete publié on ne sait jamais...merci d’avance


  • Bonjour à tous, je viens de trouver cette article et je suis vraiment tres heureuse d’etre tomber sur vos articles, malgres que je suis peinné pour vous, parce que ça fait 5 moisque je suis dans cette situation, je ne sais plus quoi faire, je suis sous anti dépresseur mais je perd espoir, c’est de pire en pire de jours en jours, je respire tres mal et je garde tout dans ma tete, ça explose a l’interieur de moi, je me sent a cotée de moi, incapable de faire quoi que soit, spectatrice, je suis démoralisée, j’ai des pensée tres negative, je ressent des choses mais je les renssent a travers les autres, j’ai l’impression d’envoyer des vagues d’ondes négatives, que je ne controle pas a part quand je me sent a cotée de moi a parler, pour me rassurer, chose que je ne supporte plus, je me sent completement folle, mais je suis vraiment rassuré de ne pas etre seul et ça va surement m’aider, j’ai passer 2 mois en hopital psychatrique pour les adolescent, ça n’a rien changer, j’ai peur de prendre des cachet, je les prend quand meme bien sur, mais je me sent malade, j’ai peur de ça, mon pere est décédé à cause d’une maladie, il déliré, et je me suis mise en tete que j’etais comme lui, en faite je voulais etre comme lui, je l’idolatre peut etre un peu, mais je me suis finalement dit que j’allai mourrir comme lui, et que j’allai etre malade si je n’arretais pas de réfléchir comme ça a me poser des questions sur tout, j’ai envie d’exploser, d’hurler, je garde tellement de chose, je suis dépité, je n’ai plus envie de rien, on me remettre de me bouger et ça m’enerve parce que j’ai l’impression d’etre a mon maximum, voila j’ai peur je n’ai que 18 ans et j’ai deja l’impression que je n’arriverais a rien, que ma vie est foutu, voila un petit bout de mes pensées, désolé pour les fautes, j’espere avoir des reponses, car j’ai poster sur plusieurs forum, sans réponse, merci. Bonne chance a vous


  • Chers amis,

    Ce que vous vivez ou avez vecu est une souffrance terrible. J’ai été confronté à cette chose immonde après avoir pris du canabis une fois en tres forte quantité. Resultat : Des semaines de souffrance abominables, l’impression insoutenable d’être prisonnier à l’interieur de son corps. J’ai finalement vu des psychiatres qui ont parlé d’attaque de panique. Je savais que c’était plus grave. Après 1 an sous anxiolitiques, une sensation s’est ajoutée à cette « dé réalisation ». Je sentais mon cerveau qui s’en allait . Une sensation que ma conscience disparaissait progressivement. Bref je devenais fou. Le pire est alors survenu tres rapidement. J’ai fait une bouffee delirante. Un cauchemard. Cette psychose aigue m’a conduit aux Urgences psychiatriques. Je suis resté hospitalisé 3 mois. Un veritable enfer. Puis je m’en suis sortie. Si vous êtes mal en ce moment, vous êtes probablement persuadé que votre souffrance ne disparaitra jamais. Sachez que c’est faux. C’est horrible, parfois long, mais la guerison est toujours possible. Quand vous aurez vaincu cette saloperie, vous aurez aussi beaucoup appris sur la vie et vous relativiserez beaucoup de choses. Vous serez plus fort ! Bon courage si vous vivez cela. Vous croyez être seul à ressentir ces choses bizarres, à avoir ce voile glauque qui trouble votre vision de la vie, mais cela fait partie partois de cette maladie. Vous êtes peut être « au fond d’un gouffre », sachez que vous pourrez revivre et d’une certaine maniere renaitre. Je vous embrasse car je comprends ce que vous ressentez.


  • Bonjour à vous, cela fait un moment que je cherche des réponses à mes questions à ce sujet.
    Moi aussi j’ai cette impression de ne pas être maître de moi-même, de regarder la scène d’un autre point de vue, comme étrangère à mon propre corps. J’ai comme le sentiment que la vie que l’on a est comme manipulée par quelqu’un (ou quelque chose) et que l’on s’en rend compte dans nos moments « extérieurs ». C’est très déstabilisant. Personnellement, j’ai l’impression d’avoir perdu mon libre-arbitre (je ne sais pas comment dire autrement), comme si quelque chose s’était brisé à l’intérieur. Parfois, quand ces moments arrivent je me répète en boucle qu’une « vitre s’est brisée », ou un « mur ». Est ce que ça pourrait être la frontière entre le réel et l’iréel ?
    En tout cas, ça fait du bien d’en parler à quelqu’un qui en plus a les mêmes impressions que moi. Comme je ne peux en parler ni à ma famille, ni à mes amis, j’ai l’impression de devenir folle à force de garder ça pour moi. J’espère que vous pourrez m’apporter des réponses. Merci d’avance.


  • Bonsoir,
    je suis content d’avoir passé ma journée à faire des recherches et avoir enfin trouvé des gens avec mes sympthomes et que hier Hellwings à écrit un commentaire, je t’invite à m’écrire (verdet.xavier@hotmail.fr). Pour ma part j’ai 25 ans et cela fait 5 ans que je vis sa, à la suite d’une opération d’une hernie inguinale à gauche.
    Au début ma vue été vraiment très choquante et maintenant elle est beaucoup mieux que sa, je pensais que l’anesthésie en été la cause ou les fils de l’opérations de l’hernie que j’ai fais enlevé, mais la cicatrice et dure et je passe beaucoup de temps à faire du sport et de temps en temps à la massé, qui c’est.
    J’ai des problèmes au niveau de mon image renvoyé par le miroir, je ne me vois plus comme avant. Cependant j’arrive toujours à me voir si je veux, j’explique, j’ai deux miroirs un de face et un à gauche, de face je me vois bizarre et de gauche je me vois normalement et vois la vie normalement, c’est très bizarre. J’ai remarqué aussi que mon oeil gauche voit différemment de mon œil droit, à gauche je vois bizarre et à droit je vois plutôt bien. Quand je regarde symplement de mon oeil droit je me sens pas malade, donc je pense mettre un cache oeil à gauche de temps en temps pour me soulagé. C’est plutôt réconfortant de voir que cela et passé pour certains, fin je doute toujours, je pense testé plusieurs autres médicaments pour voir si cela change quelques chose. J’invite les gens qui me lirons à me mp. Bonne soirée les amis et courage.


    • C’est une remarque très intéressante pour envisager une des origines de la déréalisation, à savoir la difficulté de synchronisation des deux hémisphères cérébraux pour créer une image idéale de soi ; il y a un manque de mise au point.

  • Re bonjour :)
    Je viens de te lire et je me pose des questions sur ce qui pourrait déclencher la déréalisation. Pour ma part, ces phénomènes sont apparus il y a quelques mois et je ne vois pas comment ils sont arrivés. Je n’ai pas eu d’opération ou autre comme toi. J’ai bien recu des chocs assez, voir très violents à la tête mais c’était il y a des années ! je devais avoir 6 ou 7 ans. (maintenant j’en ai 16). Et juste après ces accidents je n’ai rien remarqué d’anormal (concernant la déréalisation). Peut-être que je n’ai tout simplement pas fait attention ? Par contre, il est vrai que depuis cet accident, j’ai l’impression de voir les choses autrement maintenant que j’y pense. (Comme des vibrations dans l’air, des halos autour des objets, choses que je ne voyais pas du tout avant !)


  • Bonjour,moi c’est arrivé après un choc émotionnel il y a plusieurs années,j’ai été massacré aux antidépresseurs que j’ai réussi à arreter aujourd’hui depuis un an.Mais le souvenir de ma vie d’avant me manque trop,ce choc en quelques sortes m’a ouvert brusquement les yeux sur la réalité et sur moi meme et le fait que sans le savoir depuis gosse je vivais dans mon monde de mangas et de jeux video en pensant que ma vie j’en ferais ce que je veux et surtout je me voyais nettement plus malin que ca...J’ai décidé de me suicider prochainement car si il n’y a rien après la mort tant mieux et si il y a quelque chose tant mieux aussi,mon cerveau est ruiné de toutes facons et les neurones ne retrouveront jamais leurs configurations initiales


  • Eh bien, bonjour a vous. J’espère pour chacun de vous que vous ne souffrez plus de cette saleté, sinon je vous apporte ce petit message de motivation.
    A l’heure où je vous écris, je ne suis pas « guérie ». J’ai la migraine, l’esprit dans les airs et les yeux fatigués. Et je tourne et me retourne dans mon lit, en me maudissant de ne plus arriver a pleurer.
    Alors oui, je souffre bien de dépersonnalisation-déréalisation et oui je ne m’en rends pas totalement compte, j’en connais le nom mais je fais avec et rien n’avance. Eh oui, malgré cela, je veux vous apporter de l’espoir.

    Tout d’abord, comme la plupart (je suppose) d’entre vous, je ne sais pas pourquoi je suis tombée dans cette... dans cette merde, oui je peux le dire. Cela fait un an maintenant, j’en ai 14. J’ai gâché toute mon année de troisième et je la gâche encore aujourd’hui. La dépersonnalisation s’est installée, au fil du temps, sans que je ne m’en rende compte. J’ai quitté mes meilleures amies parce que je me sentais vraiment mal avec elles, et c’est en les abandonnant que - je pense - j’ai fini par tout abandonner : moi, mes repères, la vie. Trop de stress à gérer ? Ce sentiment de sollitude permanent ? Ou bien peut-être la peur d’être refusée, refoulée par les autres ? Je me demande encore aujourd’hui ce qui m’a poussé à tout abandonner et fermer les yeux, esquisser un sourire et dire « ouais, tout va bien » alors que non, tout me pousse a pleurer le soir dans mon lit.

    Je ne sais pas comment j’ai pu autant jouer la comédie, sur une aussi longue période de surcroît. Si je m’etais seulement autoriser a pleurer et avoir peur à ce moment-là, à admettre que tout me depasse et essayer de me relever lentement, au lieu que mon cerveau déclare forfait et que mon esprit se fasse la malle. Parce que de mon côté, c’est ce que la dépersonnalisation signifie. Trop d’angoisses —› j’abandonne.

    Alors après, tout était dérangeant. J’avais cette sensation d’avoir atterri sur Terre et « tiens, ce sont tes souvenirs, tes amis et ça c’est toi », j’ai pleuré en songeant à l’humanité, je trouvais l’humain aussi foutrement pitoyable qu’un animal. J’allais aux fêtes sans etre heureuse. L’excitation, le besoin d’aventure, de nouvelles expériences, tout avait disparu.
    Mais franchement, tout cela est faux, parce non, je ne suis décidément pas quelqu’un qui pense comme ça, parce que non, rien n’a disparu. Une preuve ? Et c’est là que je veux tous vous rassurer car non, NON, nous n’avons rien oublié de la vie d’avant, tout est enfouie au fond de nous et OUI, vivre est encore possible. BOUGRE DE OUI.
    La preuve : un jour, je me réveille, l’esprit léger, le coeur léger, je sens que mon corps est present, que je suis moi. Un jour où le temps défile normalement. Alors j’en profite. Et durant ce jour, je n’ai quasiment pas penser a la dépersonnalisation, d’autres pensées plus attrayantes venaient alors. Et je vivais, j’avais envie d’être avec les autres, de partager quelque chose avec eux. Je redécouvrais certaines sensations, des odeurs me ramenaient à des souvenirs. La vie à laquelle j’ai toujours aspirée. Et quand je sortais du collège, je me sentais libre parce que c’était la fin de la journée. Ca s’est fait au fur et a mesure, et même si la sensation d’irréalité avait tendance a revenir, je ne perdais pas espoir parce que je savais que j’étais quelqu’un et parce que je croyais en la réalité. Tout devenait alors plus clair, et je rationalisais les choses d’une bien meilleure façon que lorsque j’étais dans mon délire de dépersonnalisation (où avouons-le, il est impossible de rationaliser). Et mes problèmes resurgissaient et je savais que je pouvais les combattre, parce que je savais que j’avais tout mon temps, et que je n’étais plus angoissée. J’étais forte, entière, moi-même, j’avais fait un grand pas en avant.

    Et puis il y eut un jour où je me suis disputée avec une amie (chose que j’ai l’habitude de faire, la confrontation étant l’une des choses qui me plait le plus) mais rien ne s’est passé comme prévu et soudain je me suis mise à angoisser. J’ai tremblé, j’avais peur, envie de pleurer. J’ai eu peur. Toujours la peur, mais de quoi ? Sur le moment, je n’ai pas su, n’ai pas cherché a comprendre et j’ai fui a l’infirmerie. Et c’est en fuyant que j’ai de nouveau abandonné mes problèmes, et je suis retombée dans la dépersonnalisation. Je ne veux décourager personne en disant cela (je tiens a dire la vérité parce que l’espoir, c’est beau, mais le faux espoir, non), je veux vous montrer de quoi se nourrit la dépersonnalisation : d’angoisse, d’idées négatives. Je n’aime pas particulierement comparer la dépersonnalisation à une maladie : c’est un état, un moyen de défense très stupide. On en sort, grâce au travail sur soi-même, il faut se retrouver, s’aimer, se chérir et se comprendre. C’est possible d’en sortir, je veux y croire, je veux me relever.

    S’il-vous-plait, croyez-moi. Meme si vous êtes aussi las que moi. S’il-vous-plait.


  • On te soutient Morgane car on a tous ce fardeau qui est aussi la preuve que nous sommes des personnes hypersensibles et probablement blessée depuis longtemps par toute l’incohérence qui nous entoure et la méchanceté


  • Oh mon dieu, je viens de lire le premier message que vous avez posté, Franck90, et je voudrais tellement vous apporter plus d’espoir. Je suis sidérée que vous vouliez en arriver là, le suicide ne mène à rien ! La vie peut être dure, c’est vrai, mais vous n’êtes pas un robot, artificiel, vous avez un coeur et... non, je ne peux pas croire que vous pensez être aussi fichu. Il y a toujours de l’espoir, même si c’est blasant et frustrant à entendre, c’est la vérité.

    Vous dites aimer les mangas et les jeux vidéos, très bien ! Cela fait de vous une personne, une identité ! Pourquoi penser que c’est cela qui vous a fait du mal ? Si vous viviez dans votre monde, c’est que vous appréciez cela. Cette passion pour le manga et les jeux (ce besoin d’évasion en quelque sorte) est notre point commun. Je ne peux pas dire si je suis comme vous, mais je sais qu’aimer quelque chose est naturel, et être dans son monde l’est. Nous avons tous notre univers, vous savez.

    Vous n’êtes pas un robot, vous n’avez rien oublié, vous ne vous préoccupez plus de cela plutôt. Je n’ai pas d’autres conseils à vous donner, vous savez, je ne connais pas les effets des ads, mais je peux vous dire que ça va s’estomper, j’y crois.

    Merci en tout cas pour votre soutien, je vous rends la monnaie. J’espère que vous n’avez pas fait de connerie.
    Bonne journée à vous.


  • Bonjour excusez moi je n’avais pu votre réponse,non je n’ai pas fait de bêtise du moins pas encore et merci pour ce long et passionnant message car il m’a ouvert les yeux sur un point,ne pas culpabiliser de ce que je suis ou ce que j’aime,merci encore Morgane


  • bonjours je m’appel jessica suite a une depression ma mere ma fait hospitaliser en spychatrie pendant1 mois et il mon blider de tercian alors que je ne prenner jamais de medicament depuis 4 mois je souffre de cet maladie ou lon ne ressent plus rien et du cp jai envie de rien et je me refugie dans le sommeil et quand je me reveil je me dit il faut que je me suicide donner moi des conseil du coup jai peur de retourner en spycatrie et je ne sais pas comment reorganiser une journee normal je reste enfermer


  • Bonjour Jessica,

    J’ai bien lu votre post et je pense qu’il y a une chose qui ne peut qu’aggraver la depersonnalisation c’est les neuroleptiques comme le Tercian car ils sont puissants et surtout ils agissent sur les neurotransmetteurs,hors la depersonnalisation on l’a tous constaté ici est beaucoup plus un problème psychologique et émotionnel car aucun médicament n’a montré d’efficacité.Donc l’idéal serait une psychothérapie et un suivi avec des psychologues attentionnés pas un traitement chimique qui nous fracasse.C’est arrivé comment si tu t’en souviens ?


  • en faite jete en depression car je regretter tt mes erreur et c’est quand on ma envoyer en psycatrie et que jai pris ses medoc de merde que tout a commencer dans cet maladie et du coup je c’est plus quoi faire de mes journee puisque jai envie de rien ni comment mon comporter avec mon hom


  • oui je c’est que c’est pire avec les medicaments mais je faisait une depression en mars c’est tout je n’avais aucun symptome de cette maladie jai ete contrainte de les prendre lors de l’hospitalisation sous contrainte et c’est comme sa que sa a commencer. du coup je ne c’est plus quoi faire de mes journee ni comment mi prendre avec mon hommes


  • Tu peux m’écrire à luckluciano@hotmail.fr si tu veux


  • bonjour à tous !
    moi aussi j’ai souffert de ça et cela à duré presque plus de cinq ans suite à une prise de cannabis trop forte et le fait que j’ai failli me noyer dans la mer étant petite et ensuite plusieurs angoisses qui sont arrivés les unes après les autres donc oui l’impression d’être dans un film pour chaque truc que l’on fait, ce n’est pas nous qui le faisons, pour ma part je ne me reconnaissais plus en me regardant dans une glace j’avais l’impression d’être dans le corps de quelqu’un d’autre et même en me regardant, que ce soit mes bras mes jambes je ne me sentais pas dans mon corps ! ma cousine souffrait de ça aussi, (alors c’est peut être aussi génétique), elle n’arrivait plus à dormir ! elle est allée voir le psy et lui a prescrit des médicaments homéopathiques et cela à très bien marché, mais moi ayant peur d’en parler à mes parents j’ai fait un travail sur moi même en essayant de ne plus y penser, c’est vrai que c’est très dure et que ça prend beaucoup de temps, la preuve, mais pour ma part ça à à peu près marché !


  • Bonjour a vous ! Voici un témoignage, et je souhaite faire part de mon expérience et de mes conseils (Je comprend ce que vous ressentez, prenez le temps de tout lire.)

    Je me lance, je pense souffrir de déréalisation, mais dite plutôt « moyenne » voir « légère ». Je m’explique. En effet, sa fait 43 jours que j’ai essayé le cannabis. Je voulais connaitre mes limites, je suis âgé de 17 ans. Ne me demandez pas le pourquoi du comment, des petits tracas et la venue des examens m’ont un peu stressés et d’habitude, je fume une cigarette, sa ne m’arrivais qu’une fois par mois environ. J’appréciais cette sensation de détente qui ne durais que 2 minutes. Mais la j’ai voulu qu’elle dure plus longtemps. J’ai demandé a quelqu’un de très proche de moi de me donner des propositions, il m’a dit essaye le cannabis, laisse faire et sa détend. C’était un vendredi, après les cours juste avant les vacances. J’ai fait l’erreur de fumer cette cochonnerie, TOUT SEUL, chose a ne pas faire. 10 minutes de bonheur, mais un joint quasi entier, fumé un peu vite, tout seul et stressé pour une première fois, sa loupe pas.. La, le gros badtrip. Bref, j’ai déjà vu des commentaires de ce genre, les gens passaient du temps a décrire le bad trip qu’ils ont eus, pour ma part j’ai pas trop envie de le faire. C’était quelque chose de classique parait t’il mais très déstabilisant, la vision des choses au ralenti, et le pire c’est que j’avais une parfaite conscience des actes et de mes paroles, j’ai commencé a respirer fort, mon cœur s’emballe.. spasmophilie je pense (petite crise de respiration accélérée, j’avais besoin d’air) je suis parti m’allonger vers 17h-18h pour finir par m’endormir, je me suis réveillé le lendemain a 4h, j’avais très faim mais appart une sale tête j’avais rien d’anormal. J’ai donc pris la décision personnelle qu’a partir de ce jour, je n’aurais plus jamais a faire a tout ce genre de produits, fini même les cigarettes de temps en temps et désormais, je perçois l’alcool et toutes les substances qui changent le comportement comme quelque chose d’assez malsain. Et ma vie avait repris son cour tranquillement. Mais apparemment j’ai eu un bad trip plus gros qu’il n’a été. Précisément 35 jours après ça, ce que je pensais être totalement fini, en plein cour, j’ai été pris d’un vertige de 3 secondes, ce qui m’a rappelé la sensation très déstabilisante que le cannabis avait eu sur moi. Et la bam, j’ai commencé a avoir mal au ventre, a être anxieux, patraque. Mon teint avait viré au blanc, une fatigue et un léger mal de tête. J’ai posé la tête entre mes bras, j’avais froid. C’est une réaction incompréhensible, quelque chose que je n’avais jamais connu avant. Mon cœur battait plus vite de temps en temps, et même si le stress passais lentement, le cour qui suivait je n’ai même pas réussi a rire, je devais me forcer pour sourire (Chose rare, je suis un vrai pitre quand je m’y met). J’ai dit que je ne me sentais pas bien au gens de confiance, sans leur dire la véritable origine de ce mal même je m’en doutais. En rentrant le soir, mon père pensais que j’avais eu une réaction de stress due au examens. Le lendemain j’avais mon bac blanc de français, tout le monde a conclu que c’était le stress des examens. Même mon père qui s’inquiétait. Je savais au fond de moi que ce n’était pas sa mais je n’ai pas osé leur dire. J’ai pas dormi, j’ai passé mon bac et surprise : le stress s’était estompé sur le moment de l’épreuve, mais la gêne visuelle et une légère déconnexion elle était encore présente. Même si j’avais pas spécialement révisé j’ai fait du mieux que je pouvais et je pense avoir sauvé les meubles. Le lendemain, pas d’améliorations, on a commencé a se douter de quelque chose dans mon entourage. Mais j’ai de la chance : J’ai une copine que je considère comme la femme de ma vie, et elle a été la première informée, je lui ai dit la vérité et s’a ma fait du bien. Elle a dit qu’elle était déçue certes mais que je suis l’homme de sa vie, qu’elle ferais tout pour m’aider et que lorsque je ne stressais pas elle ne me trouvais pas trop changé au final, et sa m’a fait me sentir mieux. Puis le lendemain avec mon père, nous sommes allés voir le médecin généraliste de famille, il a pensé a la crise de stress marquante, même si sa tête me paraissait inhabituelle, il a du le comprendre de lui même en prenant ma tension. Comme mon père était la, il a demandé si j’avais fumé.. J’ai hésité une seconde. Puis j’ai dit non. Et il en est resté a son premier diagnostic, il m’a prescrit un anti-stress, je dois prendre un demi caché matin et soir et c’est censé contrôler mon rythme cardiaque et m’éviter une crise d’angoisse, celles qui ne m’avaient pas fait dormir 2 jours durant. Les deux jours que je qualifieraient « d’enfer », au sens ou le mal ne me lâchais pas les baquettes, jusque dans mon sommeil. Apres le traitement, le troisième jour, rien. Je me suis senti bien et j’ai dormi normalement. Bref, j’ai plus eu de crise d’angoisse depuis ce jour. J’ai même réduit mon utilisation du cachet lorsque je n’en ressentais pas le besoin. Et j’ai fini par l’avouer a mon père, sous conseils de ma copine. Au final, il ne m’a rien dit, au contraire m’a dit que sa me servirais de leçons et qu’il ferais tout pour m’aider. La mon cœur s’est empli de joie, je me sentais incapable de stresser a nouveau. Et j’ai trouvé des articles parlant de ce mal, la « déréalisation ». Les symptômes sont identiques. Mais je fut étonné que j’étais loin d’être le seul, et surtout que ma description était un peu différente. Je me sens moi, aucune gêne en face du miroir, je ne souffre pas de dépersonnalisation. Mais j’ai été étonné de voir la gravité de ce que subissais d’autres gens. Moi sa fait une semaine et un jour. Et ce ne m’empêche pas de vivre, je dors très bien et c’est l’important, de trouver le sommeil. Et voila, chaque jours depuis que je suis allé chez le médecin sa passe un peu. Je suis en mesure depuis 4 jours de dire a quelle heure je me sens un peu vaseux, c’est le matin pour moi. Entre 9h et sa peut aller jusqu’à 11h30.. C’est léger, parce que moi sa se limite a une gêne visuelle, ce fameux voile que je peut qualifier pour ma part de vivable. Je le vois comme si je fermais les yeux, cet espèce de « brouillis » qui enregistre les couleurs lorsqu’on ferme les paupières, moi il continue les yeux ouverts. On est loin de l’hallucination visuelle ou d’une tache aveugle. Je m’y suis habitué. Même si lorsque sa m’arrive je suis parfois un peu déconcerté, même si parfois je me demande : « Suis-je normal ? » Et puis après sa va beaucoup mieux, au moment de manger le midi. Je vois ma copine, des potes, au final rien a beaucoup changé, je suis normal dans mes actes et dans mes propos. Alors je prend le temps de vivre et de rigoler et c’est magique, je reviens a l’état quasi normal, a 98%. Et sa dure tout l’après-midi, je ne suis que rarement en dessous de 95% de gêne. Oui, c’est important de quantifier sa gêne, il faut savoir la doser et l’évaluer. On peut savoir QUAND sa arrive, et pourquoi pas régler le problème et apporter une aide particulière, autant en terme de médicaments qu’en suivi médical. Ainsi j’ai appris de moi même et de mes limites.
    Et c’est la partie qui risque de vous intéresser, je souhaite faire part de conseils afin « d’oublier » cette déréalisation. Selon moi ce n’est pas une maladie, c’est un SYMPTÔME, et le guérir est tout a fait possible. Les médocs certes, il faut trouver le ou les bon(s) et ne pas en abuser, surtout les antidépresseurs, ne devenez pas dépendant d’une chose pour combattre autre chose.
    En revanche, un psy est conseillé. Quelqu’un a qui parler c’est très important. Etant donné que cela ne fait qu’une semaine et un jour que j’en souffre, je n’y suis pas encore allé. Avec mon père on s’est mis d’accords, si je ressent une quelconque rechute, il m’y emmèneras. Sachez que j’ai vu dans un article une jeune femme qui en souffrais depuis 8 mois, et avec une forte dose de médicament adapté elle n’avait plus RIEN ! Et oui, sa peut se soigner comme un virus. Mais la contrepartie est de taille : ce séparer du traitement, c’est beaucoup plus long et laborieux. A vous de choisir. Privilégiez un traitement homéopathique, c’est avant tout un mal psychologique, vous êtes loin d’être fous, c’est un événement extérieur, une agression chimique ou physique, un bouleversement qui vous a changés, et vous êtes bien plus forts que sa.
    Maintenant, il faut oublier tout sa. Répétez vous plusieurs choses : Ce qu’il nous arrive a vous et a moi est une réaction cérébrale « d’auto-defence », votre cerveau se préserve d’un chamboulement chimique important, et vous a placé dans cet état. Le seul moyen d’en sortir convenablement et sans médicaments c’est en vous occupant l’esprit et en l’oubliant tout simplement ! C’est aussi simple que ça. Vous vous dites que vous avez déjà essayés, que c’est inutile et que je vous baragouine un argot de gourou africain. Mais sachez que je suis dedans et que j’ai le sentiment que sa passe. C’est ce qui marche le mieux pour moi, et sans doute aussi pour vous.
    1_ Les amis !! C’est hyper important. Bougez, sortez avec des potes, quant on est seuls, on pense trop et on psychote bêtement. Ils vous ferons rire et c’est un traitement très puissant, le rire. Parlez leurs de ce mal, dites leurs que vous n’êtes pas fous, vous êtes juste sensibles et que vous avez besoin de vous maintenir occupés et éveillés, moi mes amis ne me trouvent pas changé, on en plaisante même de cette gêne, et je reviens avec eux parfois a l’état de conscience totale l’espace d’une heure ou deux, parfois l’après-midi entière, surtout en début de soirée dans mon cas.
    2 La distraction !! En bref, évitez d’être seuls. Et quant la situation s’y prête, (avant de vous coucher, personne a la maison, ect..) regardez la télé. Mettez quelque chose d’intelligent, les infos, un film que vous aimez ou quelque chose de comique. C’est parfait pour oublier, concentrez vous normalement et vous ne vous en rendrez même pas compte. Ecoutez de la bonne musique, celle que vous préférez. Et le must du must.. Faites du sport ! C’est bien connu, c’est bon pour la santé. La marche ou le vélo, sortez accompagnés, parlez comme si de rien était, courez, profitez ! Même quelques étirements, sa vous aide a prendre conscience de votre corps, de ces capacités, vous êtes bien au commande de votre vie, ce sont vos sensations qui vous trompent.
    3 L’amour ! Tout le monde n’a pas la chance d’en bénéficier certes, mais c’est extra, quelqu’un a qui vous dites tout, qui vous aime, vous comprend et vous aide. Vous pouvez lui parler des symptômes, et elle vous conseille, prend soin de vous malgré tout, c’est l’idéal. L’amour fait du bien, vous occupe tellement l’esprit que tout mal disparaît de lui même. Sans compter bien évidement le sexe, c’est une bouffée d’air frais. Vous n’êtes pas handicapés, vous êtes gênés, perturbés et fatigués.. Alors profitez de toutes les occasions. Montrez a votre âme sœur qu’il ou elle vous fait du bien et que vous restez tout a fait normal.
    4 Ne ressombrez pas ! Évitez le stress. Évitez toute forme d’anxiété, ou de recroiser la situation qui vous a mis dans cet état. Dans mon cas j’ai pris la décision formelle de ne plus jamais toucher a un produit tel que le cannabis, ou même l’alcool. Vous l’avez compris, vous n’êtes pas idiots au point d’y retoucher, surtout après tout sa. Moi j’ai décidé d’avoir une vie saine, de bien manger (des légumes, des fruits, du bio, manger ce que je préfère, ne jamais avoir faim..), faire au moins 4 a 5 heures de sport par semaine (c’est franchement génial) et conservez le rythme de vie que vous aviez avant vos symptômes, vous verrez que de jour en jour la différence avant\après disparaîtra. Pour l’alimentation, mangez sain. (Le chocolat noir, les bananes c’est bon contre le stress !)
    5 Relativisez !! La limite de temps de guérison peut durer a ce que j’ai vu d’une semaine a plusieurs années, cela dépend de beaucoup de choses. Mais dites vous que vous êtes peut-être privilégiés, certains cas sont graves. Il y’a toujours pire que nous, relativisez. N’oubliez pas que vous n’êtes pas fous. Au contraire, a la différence du schizophrène qui lui ne s’en rend pas compte, vous vous êtes conscients de vos actes et de vos paroles, avoir toute sa tête c’est l’important ! Le reste relève de la concentration visuelle, de notre stress et de nos sensations. Personnellement je me sens relativement normal, d’esprit, ma concentration baisse très légèrement de temps a autre, surtout quant je m’ennuie. Alors gardez l’esprit éveillé ! Essayez de faire avec, de vous accommoder et de « dompter » ces sensations. Les heures auxquelles elles surviennent, les moment ou c’est mieux, les moments ou c’est pas mieux.. Notez le, et n’y pensez plus, sa va finir par passer de soi même.
    6 Et enfin, le plus important. PARLEZ EN. Exprimez vous, vos sensations.. A vos bons amis de confiance, a votre entourage, votre famille, montrez leur ce commentaire qui sait, ils verrons que vous n’êtes pas si différents et vont vous aider ! Parlez en aussi a un personnel médical adapté, médecins généralistes, spécialistes des drogues, psychiatres, conseillers médicaux.. Plus vous allez être pris en charge tôt, plus les solutions serons efficaces. « Parfois, le cavalier n’avance plus, épuisé. Mais des pions eux, si petits soient ils, viennent l’aider et couvrir sa fuite. » N’hésitez pas a demander de l’aide.

    Voila, je vous souhaite un bon rétablissement, la voie de la guérison est proche pour nous, en avoir conscience fait exhausser nos vœux. Sachez enfin que j’ai du respect pour ceux qui vivent avec ses symptômes en plus sévères et au quotidien, vous n’êtes pas seuls.
    Mes salutations. Votre ange gardien.


  • Bonjour, je m’appelle alex je vie de derealisation et deperso depuis 2 ans, les sensation sont de pire en pire depuis c’est 2 ans j’ai l’impression que sa ne peu pas être pire... J’essaye de me dire que cela partira mais au fond de moi je ni crois pas. Je suis tannée et fatiguer d’esperer. je veux juste redevenir comme avant MOI.


  • Bien le bonjour ! Me revoilà les amis depuis mon dernier message.. Et je suis heureux de vous dire que ma toute jeune déréalisation qui date de maintenant presque 2 mois, est en train de s’atténuer doucement. Visuellement parlant je ressent encore des choses, cela reste assez léger surtout lorsque le paysage est très lumineux. Ce sont des petites taches rapides et éphémères qui disparaissent très vite, cette impression « d’irréalité » ce manifeste comme cela chez moi, ce fameux voile gris.. Mais je guéris parce que je me dit que cela reste tout a fait possible de vivre avec normalement. Les gros coups de stress et les impressions vraiment dérangeantes ont presque disparues. Alors le bilan reste plutôt vraiment positif même si parfois je pense que cela m’a laissé une petite trace, qui je l’espère va finir par disparaître, c’est une sorte de petit manque de concentration, j’ai toujours cette aisance a égarer mon esprit et je m’en rend compte (ce qui me prouve donc que je ne suis pas fou) le tout dans la mesure du vivable, je pense qu’il y’a des cas bien plus sérieux que le mien. Apres tout j’arrive maintenant a mieux gérer le stress, lorsque je sens que cela monte, je m’arrête tout de suite, et je le prend a l’autodérision, me disant que je suis en train de me faire du mal a moi même en laissant cette chose m’envahir.. puis je reprend le contrôle sur moi même et cela passe. Les cours, ma copine, et le sommeil me permettent vraiment d’oublier tout cela et tout en positivant je ressent que cela se stabilise sous une forme vraiment tolérable, même si je sais que c’est encore bien présent en moi et que je ne dois pas crier victoire trop vite. Je me donne jusqu’à la fin de l’année pour que cela passe, pour voir l’évolution, si il y a rechute ou si au contraire cela a disparu, moi je garde espoir et vous devez de faire de même. Profitez de la vie malgré tout, je vous en conjure. Elle est trop précieuse pour la passer a broyer du noir et se laisser envahir. Battez vous. Je me sens chanceux, ma situation aurait pu être pire mais elle s’améliore et je suis jeune, j’ai donc tout le temps de la voir s’améliorer et je suis persuadé que sa va totalement passer, même si aujourd’hui, je peut affirmer que je suis assez proche de la guérison. Cela restera une petite période sombre de ma jeunesse, quelques mois moralement de perdus, mais ou j’aurais gagné en expérience et en maturité. Courage donc a ceux qui en souffrent vraiment beaucoup soyez fort car si je peut le faire, tout le monde le peut. Il faut déjà vous guérir vous, dans votre esprit, avant que votre corps complète se travail, l’inverse est impossible.


  • Bonjour, Ce que vous avez vécu est Glauque ! Quoique vous pensez ne « plus vivre » de concret, et bien ça l’est bien car votre vie je vous l’assure, est bien réelle : Ce n’est pas de la science fiction et vous n’êtes pas en décalage de phase, mais les sensation sont quasi identiques ! (Bien que je ne connaisse pas quelqu’un qui sache de « décaler de la phase »  ! ... Bref, évitez les médocs lourds, les boissons style « bulles rouges » les alcool blancs (gin, vodka,...) LES DROGUES !! (de toutes sortes) Mais si vous fumez quelques clopes 5 à 10 par jour c’est pas le pire... Enfin ça dépend des organismes. Car c’est une question de rejet de ces toxines

    Ne vous jetez pas sur tous les produits de compléments alimentaires même ceux-ci sont pour de bonnes choses si vous n’en avez pas l’utilité médicinale ! Calmez cafés (surtout café expresso !) Préférez les tisanes ou un thé. Mais même les déca (café ou thé) c’est de la grosse M.rd. chimique !
    Vous n’avez pas besoin d’être sous emprise pour vous éclater ! Musique seul(e) danse devant la glace ça le fait aussi bien et on brûle des calories donc toxines ;-)

    Bonne chance, et Bisous !
    Je n’invente rien tout ce que j’ai dis est vrai :D


  • 2).

    Je m’excuse pour mon commentaire précédent où j’aurais dû être plus centré et non (léger),
    Ne prenons ni pilule bleue ni la rouge
    nous n’en avions pas besoin

    sincèrement


  • Je crois pouvoir parler avec expérience, et surtout de ma mémoire de moments de ma vie d’enfant. Ma famille disfonctionnelle en désamour. Je ne savais pas avant de lire aujourd’hui votre article que j’avais vécu des symptômes de dépersonnalisation, et que ces « symptômes » dérivaient d’une maladie mentale... Étant depuis le plus loin que je me souvienne une exploratrice de la vie, aventurière, émotive, la question de l’origine de la vie m’a toujours habitée. Une vie remplie, rapidement, sans temps à perdre. Le besoin de tout connaître, de succès, d’approbation, le désir d’être reconnue, sont des désirs bien humains, mais aussi motivés par divers traumatismes de la petite enfance qui marquent à jamais, et ce malgré les psy et les thérapies. Pour être comme les autres, pour cesser d’être jugé différent, on s’oublie dans le désir viscéral d’être accepté et de répondre positivement aux attentes de notre famille et de la société. Je me retrouve aujourd’hui, en route proche de la soixantaine, à travailler fort à défaire le masque, la carapace que j’ai édifié pour faire partie de la masse selon les règles établies par la société et les gouvernements. On est pas fou ! Mais différent.


  • Bonjour,
    tu fais allusion dans ton article à Dieu et personnellement c’est seulement lorsque je me suis convertie que j’ai guérie... En croyant que Dieu est vivant j’ai pu abandonner tous mes raisonnements qui me rendaient folle et baser la réalité sur la Bible qui je le crois est la vérité... Maintenant je vis dans la réalité ! Je fais partie de ce qui m’entoure et j’arrive à faire des choses concrètes plutôt que de les vivre dans ma tête.
    Je vous souhaite à tous bon courage, en tout cas je sais que Dieu vous aime et j’espère que vous allez guérir.
    Sincèrement.


  • On parle beaucoup psy et on donne aisément un traitement pour soulager, mais quand aux recherches sur les causes, il n’y a rien. Les médecins semblent ignorer totalement les conséquences de la Borreliose, ou du simple sevrage de la cafeine, de l’alcool, ou encore des conséquence de la prise de stupéfiants, la SPA, la SEP...Pourquoi ?


  • Bonjour je suis moi souffrant de depersonnalisation/derealisation cela fais maintenant 6 mois et je crois que cela et commencer peu de temp apres que j’ai pris de la drogue ces affreux je remet toujours en question le sens de la vie me demande toujours pourquoi on est la et a quoi sa sert ceci cela j’ai consulter un premier medecin puis vais allez voir un psy le pire ces que je suis conscien de tous sa mais je n’arrive pas a me resonner et dire qu’avant j’aimer tant la vie. J’aimerai pouvoir en parler avec des gens ayant le meme probleme cela peux peut etre aider à avancer en partageant le ressenti de chacun.


  • A tous,

    je vois que le sujet est résolu scientifiquement donc j’arrive peut-être un peu tard. Je voudrais, néanmoins, attirer votre attention sur une question. Est-t-il réellement bénéfique de se tourner vers la science pour répondre à ce « problème » ? Comme vous le savez, la science se base sur des normes qu’elle a elle-même défini pour expliquer des phénomènes nouveaux, inconnus, « déviants ». Si elle met des mots et arrive à décrypter ce genre de phénomène de manière rationnelle, il apparaît en revanche qu’il n’existe pas de remède contre cette sensation d’irréalité. Les seules solutions que la science à trouver pour mettre en place une forme de résilience et permettre une réinsertion dans la norme rassurante de notre belle société sont les antidépresseurs et autres anxiolytiques qui inhibe le phénomène pour le mettre plus ou moins en quarantaine. Nous vivons dans un monde ou le changement physiologique de l’homme effraie, ou le moindre « dysfonctionnement » est perçu comme un danger potentiel qu’il faut corriger ou isoler. Au développement humain, on préfère l’évolution technologique bien plus commode à l’endormissement des esprits. Et si ton sentiment d’irréalité était en en fait un retour à la réalité, l’ amorce d’une prise de conscience effrayante, certes, mais plus proche de la vérité que celle que l’on nous a enseigné. Et si au lieu d’un problème à corriger, il s’agissait d’un don à développer ?

    Je ne suis pas un gourou de secte cherchant à profiter d’une « faiblesse », je connais moi aussi ce sentiment et j’ai l’intime conviction qu’au lieu de s’isoler ou de chercher à corriger cette perception différente du monde, il faudrait au contraire se rassembler, débattre, échanger pour mieux appréhender ce phénomène et en faire un atout. Peut-être qu’ensemble nous pouvons être plus confiants, plus forts et renverser les idéologies préconçues. Si d’autres personnes dans cette situation, ou dans une situation similaire partagent mon point de vue et souhaitent en discuter sérieusement et différemment : brice.crones@yandex.com

    Nous ne sommes pas seuls. Partageons notre vécu !


  • Bonjour, je vis la déréalisation depuis juillet 2014 par période plus où moins longue et j’ai vecu la dépersonnalisation pendang 1 mois, je vais bientot aller voir un psy car les symptômes sont devenus insupportables pour moi, et je ne pense pas pouvoir vivre avec, ja n’arrive même plus à me souvenhir des sensations que j’éprouvais avant, j’aimerais vraiment en parler avec quelqu’un qui vit la même chose que moi, je pense que ça pourrait m’aider, c’est serieux, je ne fais pas ça pour m’amuser, voici mon adresse mail : brullieresgabrielle@yahoo.fr


  • bonjour a tous !! je vie les même symptômes que vous depuis maintenant 1 an et 5 mois j’en ai 24 . dur dur par moment mais pas insurmontable .
    malgret quelque pensées extrêmes a chercher un coupable ....
    j’en suis venu , un peut a la manière de Freud a me créer un espace personnel ( en l’ occurrence la ou je me trouve le plus souvent .. dans ma tête ) ce qui me permet d’appréhender la vie de notre monde d’humain moins stréssé. ça a était le premier travaille de cette première année .
    ensuite
    j’ai re-découvert le partage grace a la musique (en sélectionnant des morceaux qui me permette de faire passer une envie a une personne concernée et qui ,si se sent concernée se l’approprie et permet si on se rencontre, a créer la connection , un échange de sensations ( c est sa le sens ) . comme dirait un grand du 20eme sciècle : << le plus beaux cadeau que le createur es pus faire a l homme c’est la conscience !!.. car avec la conscience on peut s’émerveiller devant le monde
    et sa nature... >>
    ........................................................................................................................
    La conclusion et que la vie est une immense pièces de théâtre ou chacun a un rôle a jouer... ;)
    et avec la chance que l ont a c est que telle des acteur nous pouvons en changer chaque jour que notre terre nous propose. :)


  • Quelqu’un pourrait me dire qui a écrit cet article ?


  • J’ai 20ans. En mai j’en aurais 21ans. pendant un moment j’ai eu la pretention de croire que j’été dotée d’une capacité super rare , une sorte d’extra ou d’hyper lucidité - ca faisait plus joli.- Mais en lisant tout vos commentaires, je me reconnais pratiquement et principalement mot pour mot dans la déréalisation et je pense que je suis en train de partir sur une sorte de dépersonnalisation. (mais ca reste léger car j’essaye de trouvé un moyen de me rataché à mon ’’moi’’ que je vois dans le miroir, j essaye de me ressentir .. ) J’aimerais savoir si vraiment on est tous malades, ou si on est juste des gros depressif de la vie, qui comme on a pas choisis de naitre, nous subissons la vie, aussi belle puisse-t-elle etre . Je ne vois aucun bonheur, aucune sensation comparable ou qui équivaut à la douleur, a la souffrance. Quand on a mal, on a très mal, et il n’y a rien de comparable je trouve. Meme si j’ai été heureuse quelque fois, j’ai du mal a m’en souvenir tellement ca me parait loin , et tellement ca me parait irréelle. Je suis étudainte en Psychologie, c est la seul chose qui me rattache au monde. Mais je ne trouve satisfaction dans casiment rien et pourtant je suis quelqu’un de très joyeuse .. C est tres paradoxal et j’aimerais comprendre..


  • Bonjour,
    j’ai l’impression que la déréalisation me concerne et j’aimerais savoir si c’est bien le cas.
    J’ai 17 ans. Je me suis toujours posé beaucoup de questions sur la vie, même enfant, mais intérieurement.
    Néanmoins je suis quelqu’un de sensible.
    A l’adolescence, pendant 1 an, je me suis mise à fumer du cannabis, assez régulièrement mais pas beaucoup, puis j’ai arrêté. Un jour, je fume pour la première fois depuis longtemps avec un ami. Et là je ressens à nouveau l’impression que je ressentais, je crois, chaque fois que je fumais avant, du moins le plus récemment :
    Je me sens détachée de tous les autres, sans sentiment, j’analyse et juge froidement leur attitude, paroles, d’une manière qui pourrait paraître cruelle. J’ai l’impression qu’ils sont tous des pantins ridicules, avec des comportements stéréotypés et j’ai envie d’être seule car plus rien n’a d’intérêt, je comprends tout. Et tout ce que je veux, c’est que cette sensation disparaisse, car la vie perd son sens.
    Je n’ai pas tort au fond dans ce moments, mon existence reste marquée par ces expériences et je réfléchis... Certes on ne peut vivre comme ça et je ne le désire pas, mais je garde toujours le goût amer que la vie n’est qu’un petit jeu. Que nous ne sommes que des êtres humains condamnés à jouer la comédie. Mais après tout je dois me soumettre à ma nature.
    Est-ce bien de la déréalisation ? Est-ce que cela va s’empirer avec l’âge ? J’ai des désirs car je suis une adolescente, mais après tout risque de basculer, non ? Que peut-on faire ?


  • Bonjour,
    Une étude sur la dépersonnalisation et déréalisation est actuellement en cours à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Il s’agit d’une étude dont l’objectif est de mieux comprendre les bases cérébrales impliquées dans ce trouble et d’évaluer l’efficacité thérapeutique de la stimulation magnétique transcranienne pour diminuer les symptômes de dépersonnalisation.
    Vous pouvez contacter le secrétariat de recherche (Mme Goncalvez) au 01 45 65 81 79 ou par mail à PERSONA@ch-sainte-anne.fr


  • D’abord pour tous ceux qui veulent sortir de ces états, ou du moins les atténuer, renseignez vous sur la méthode Mbsr ou pleine conscience, qui est utilisée a St Anne entre autres, et dans les hôpitaux, pour lutter contre le stress.

    D’autre part, il faut savoir que ces états ne sont pas anormaux, et qu’ils sont même recherchés en méditation. La ou ca pose probleme semble t il, c’est quand ils arrivent sans qu’on les ait cherchés, car cela perturbe et on est pas prêt a les comprendre. Et fréquemment, ces états apparaissent sur des terrains instables, conditions de vie difficiles ou chocs émotionnels, suite a la prise de cannabis (ou autres psychotiques)

    Ma plus grande crainte, ça serait d’avoir découvert la réalité profonde du monde. Comme si j’avais gagné en lucidité et que le monde était définitivement rien de plus qu’un amas d’atomes régi par des règles de physique, dans lequel des êtres conscients seraient apparus, balottés par une réalité aveugle et dramatiquement déterministe. Ils auraient ensuite développé d’une impression de libre arbitre illusoire.
    Oui et alors ? C’est bien le cas, que tu le veuilles ou non, que tu sois capable de le comprendre ou pas ! Et ce qui est illusoire, c’est de croire que l’on est plus que ca, car c’est tout de même déjà un petit miracle ! ;-)

    J’en suis ainsi venu à ruminer sur des questions métaphysiques comme l’essence de l’individu, l’existence d’une âme ou le libre arbitre. J’en arrive au point où je me considère comme un simple objet : une machine biologique perfectionnée projetée dans l’absurdité de l’existence, consciente de son propre fonctionnement sans pour autant en avoir le contrôle.
    Oui et alors ? ça pose probleme ? Si tu avais le contrôle, ce corps ne vieillirait pas, ne tomberait jamais malade ... C’est ta seule différence avec un arbre ou une pierre, tu es conscient de ta propre existence. La aussi, c’est un petit miracle me semble t il. Quant a tes questions métaphysiques, elles ont été résolues il y a bien longtemps, il n’y a pas d’individu, pas d’âme, pas de libre arbitre ... (Sauf pour les croyants bien sur, je ne veux blesser personne).

    Toutes mes émotions, ressentis, sentiments se sont aussi taris. S’il m’arrive de ressentir de la joie ou de la peine, c’est comme si ça ne me concernait plus. Comme si j’observais des manifestations de joie ou de peine chez une autre personne. Les questions qui accompagnent ces sensations sont “Pourquoi ma vie me concerne t’elle ? Pourquoi devrait je me sentir heureux quand quelque chose d’heureux m’arrive ?”
    Veinard ! J’aimerais bien être comme ça. Plus de colère, plus de regrets, plus de peine ! Le paradis quoi ! Ben oui, ce ne sont que des sentiments, des ressentis. Ou est le problème ? Dans 10 minutes, ils auront disparu, d’autres prendront leur place. La joie succède a la peine, tout ceci vient de ma conscience des sens et des ressentis, c’est utile dans la vie, mais pourquoi cela devrait il me concerner ? Je vais citer le 2e accord Toltèque : N’en faites jamais une affaire personnelle

    Voilà, tout ce bordel, c’est mon calvaire quotidien, l’errance d’une âme desséchée. Si Dieu passe dans le coin, ça serait bien qu’il me fasse un signe, avant que je ne croie définitivement plus en rien.
    Arrête de croire qu’il y a un état normal, qui serait plus vrai qu’un autre. Arrete de vouloir ressentir les choses de façon différente de ce que tu as eu l’habitude de les ressentir jusqu’à présent. Tout n’est que perceptions. Et ces perceptions te sont personnelles. Personne n’a la même conscience. Les questions métaphysiques sont normales, elles sont légitimes. Et c’est souvent la dépression qui fait qu’on se les pose.

    L’arbre ne se demande pas pourquoi il est chêne plutôt qu’érable ! ;-)


  • Boujour,j’ai 13 ans et j’ai cette sensation etrange sa fait 1 mois et j’en peut plus
    Pourtant je n’ai jamais rien fumait !
    Et sa mes arriver d’un coup. Quand sa me la fait j’etait en voiture et je devait aller quelques part avec mes parents. Pourtant l’endroit où on devait aller me fesait pas peur !
    En faite on devait aller voir une voiture.
    Et donc voilà aider moi svp parce que les forum m’aide pas :(


  • Bonjour !!!

    J’ai cela depuis quatre ans, alors je viens chercher des choses positives, un peu d’espoir tout de même !!

    Qui s’en ai sorti ? Comment ?

    S’il vous plait, que des témoignages positifs et plein d’espoir merci !!! Bon samedi à tous


  • Attention ! Les hommes et femmes les plus intelligents, écrivains, philosophes, poètes, ceux qui ont fait évoluer la pensée et le monde humains, se sont toujours posé les questions que vous considérez comme pathologiques, à savoir : qui suis-je ? pourquoi ce monde ? etc. Ne pas se poser de question existentielle, c’est être abruti.
    Shakespeare écrivait que la vie était une sorte de théâtre, dont nous sommes les spectateurs. Effectivement, comment justifier par exemple le ridicule des chaussures à talon aiguille ou même la cravate, quand la société ne nous conduit pas directement à des tortures individuelles comme le port du corset ou les petits pieds des Chinoises ?
    Quand on voit ça, il est normal d’avoir l’impression que les autres (ceux qui obéissent aveuglément à des ordres insanes) sont fous.
    Quant à soi, quoi de plus bizarre, lorsqu’on est laid, que de se regarder dans une glace ? Accepter sa propre monstruosité, n’est-ce pas de la folie ?
    Et la vieillesse, on devrait trouver cela normal, ainsi que la mort ? Seul le mouton qu’on conduit à l’abattoir ne se révolte pas.
    Une note d’espoir pour ceux qui éprouvent la déréalisation et la dépersonnalisation : l’amour. C’est la seule chose qui puisse justifier notre existence absurde.
    Je conseille à ceux qui souffrent de ces états de distanciation d’avec la « réalité » d’écrire leurs impressions et de lire les écrivains, philosophes et poètes, afin de croiser les expériences de gens qui ont éprouvé la même chose qu’eux mais qui ont, aux yeux de tous les psychiatres et psychologues, « réussi » dans la vie.


  • Bonjour,

    J’étais venue chercher certaines informations qui n’étaient pas reliées à cet article mais j’ai été interpellée par le sujet alors j’ai lu quelques commentaires... ce n’est peut-être pas un hasard !

    Bon, ne me lancez pas de tomates... j’ai hésité avant de vous partager mes impressions... mais je me sens dans l’obligation de partager ce qui m’est venu en lisant quelques commentaires car si ça peut aider, c’est tout ce qui compte ! :)

    Voici ce qui m’est venu vite vite comme ça... sentir que l’on est « à côté de ses souliers », que l’on n’existe pas, que l’on est spectateur de notre vie ou qu’il y a « quelque chose » qui nous contrôle... me fait drôlement penser soit à une forme d’entité qui s’est installée à l’intérieur d’une personne et qui la contrôle malgré elle (oui, oui... ça existe) ou soit à un fragment d’âme qui a quitté la personne la laissant dans cette illusion de ne plus réellement appartenir au monde dans lequel elle appartenait...

    Bien entendu, je ne dis pas que c’est ça... en fait, j’amène simplement des pistes supplémentaires à explorer...

    Alors si ça vous interpelle, vous pouvez faire quelques recherches sur internet... il y a des thérapeutes qui se spécialisent dans les nettoyages énergétiques et dans le rapatriement des fragments d’âme...

    Voilà, en espérant que ça vous aide !

    Bon courage !!


  • J’ai tapé dans google l’impression que rien n’est réel. La dépersonnalisation c’est exactement ce que je vis depuis quelques années maintenant. C’est vraiment une expérience étrange. J’ai l’impression que mes yeux sont à distance du monde qu’il perçoit, comme si je regardais tout à travers le cadran d’un appareil photographique. Je suis un ovni personne ne fais attention à moi et j’observe tout le monde à nu comme si tout était d’une évidence flagrante, comme si tout les secrets c’étaient ouverts à moi .Une grande désillusion, plus aucune sensation me parcours je suis témoin d’un fragment d’une vie étrangère à moi même. La première fois j’ai vraiment eu peur et même en me résonnant en me disant « Hey Lisa c’est réel alors réveil toi ! »la sensation ne partait pas. Ce phénomène m’arrive à chaque fois que j’observe, souvent dans le train ou le métro, Les gens parlent en slow motion c’est exactement comme dans un rêve , rien ne me prouve que je ne suis pas dans un rêve maintenant . Rien est certain. Je me répétais « je suis folle ! fallait bien que ça m’arrive, rester seule c’est pas bon » que des pensée parasites. J’ai toujours était pessimiste ou réaliste à vous de voir donc je ne suis pas spécialement attristé de voir le monde de cette façon froide et distante.Pour moi le monde à toujours été comme ça. Cette expérience est quelque chose d’inouï et même si il en résulte que je sois encore plus triste quelque part je pense que ça me plait .


  • Bonjour !!! Petit message d’espoir ! J’ai 31 ans et depuis mes vingt ans, je vis des épisodes de depersonnalisation /derealisation. J’ai fait 2 grosses crises suite à des phobies d’impulsion. La première crise a duré environ 6 mois tandis que l’autre environ 9 mois. Premièrement : oui il est possible de s’en sortir et non, vous ne resterez pas dans cet état toute votre vie !! Le but c’est de faire baisser l’anxiété !! Même si vous n’associez pas vos symptômes directement à de l’angoisse, ces effets sont bel et bien la cause d’un débordement ! « La coupe est pleine », votre corps ne peut plus en supporter davantage !! Relaxation, relaxation, relaxation, thérapie avec un psychologue et médication !! La vie normale est revenue très progressivement...Au début, les moments où je revivais, où je ressentais normalement sans penser au pourquoi du comment ne durait que quelques secondes ! Plus les jours passaient, plus ils se prolongeait. .il faut être patient et ne pas perdre espoir ! Profitez-en pour faire quelque chose que vous n’auriez pas fait normalement. Moi, j’ai commencé à peindre. Quand je pense a mon anxiété, je me concentre sur ce qu’elle m’a permis de réaliser plutôt que sur ce qu’elle m’a empêchée de faire. Votre période d’anxiété ne se résumera donc pas à une page blanche. Tenez le coup ! Même si je reste sensible, je sais que cet état n’est pas permanent !


  • Un peu de réconfort sa fait du bien !! Je souffre de cet état depuis quelques semaines et c’est très dur. Je commence a voir un spy et je vais essayer de trouver un bon spycotherapeute !!
    Si certaine personnes s’en sorte merci de nous faire part de votre expérience ! Merci pour vos témoignages très touchant !
    Courage a tous.


  • Bonsoir à tous,

    C’est malheureux à dire mais c’est « réconfortant » quelque part de lire certains commentaires...savoir que quelque part dans ce bas monde certaines personnes sont à même de comprendre ce singulier ressenti, cette impression d’être là sans vraiment l’être, simple spectateur de sa propre existence, cette incapacité de ressentir correctement et pleinement ses émotions au point d’en arriver à réfléchir quelle attitude adopter pour avoir l’air normal aux yeux du monde...Pour ma part, je me suis (trop) longtemps anesthésiée, un processus pas franchement volontaire que mon cerveau semble depuis longtemps maitriser. J’ai pris conscience que cet état de « stase », d’inertie ne pouvait plus durer et surtout qu’il s’auto-alimentait. En définitive, cette prise de conscience qui devrait me soulager ne semble bonne pour l’instant qu’à me culpabiliser car j’ai également conscience de ne pas faire tout le nécessaire pour y remédier. J’ai parfois du mal à faire la différence entre mes rêves et la réalité, ces derniers sont si élaborés que j’ai l’impression d’y avoir une deuxième vie avec l’avantage de pouvoir être parfois en compagnie de mes proches disparus. Et au réveil...un homme à mes côtés qui ne comprend pas tout bonnement pourquoi je suis incapable de me lever pour aller travailler. Comment lui expliquer ce que j’ai moi-même du mal à comprendre ? Que ma seule envie est de refermer les yeux, de couper tout net avec cette réalité et de replonger dans cet autre monde étrange..? J’en ai assez de n’exister et de me battre que dans l’espoir de lendemains meilleurs, j’aimerai juste pouvoir vivre ICI et MAINTENANT, profiter de l’instant présent sans que mon esprit ressente ce besoin perpétuel de s’échapper ailleurs...A 31 ans, j’aimerai enfin commencer à vivre, si quelqu’un connait un bon psy (je ne sais pas si c’est moi mais cela semble se faire rare) de préférence spécialisé dans les troubles psychotraumatiques complexes, je suis preneuse..! De même si quelqu’un souhaite échanger ses ressentis qu’il n’hésite pas (apparemment je suis de bon conseil lorsqu’il ne s’agit pas de moi :) )

    Courage à toutes et à tous en tous cas, je reste intimement persuadée malgré ma torpeur actuelle que les choses peuvent changer ou en tout cas, qu’elles ne peuvent rester définitivement en l’état, pour vous comme pour moi :)


  • Si si Dieu existe, ou le Créateur ou Création ^^
    Je viens de le voir « pour toi » ;) drôle que je lise ton article

    Bisous !


  • Il faut combattre le mal uniquement par le Bien.
    La dissociation est une division entre la conscience et le corps, il y a aussi un sentiment d’angoisse qui s’accompagne et qui accentue le phénomène : peur d’être jugé, peur de rester dans cet état, peur de perdre la raison, peur d’avoir peur, bref des boucles dont il est difficile de s’extraire. Le meilleur moyen de s’en extraire est de ne pas mettre de buche dans le feu, donc ne pas trop y faire attention, malgré les sensations étranges de notre conscience face au monde extérieur.

    Je vous propose une petite recette sur ce qui peut être utile pour résoudre ce soucis dans le temps, ce ne sera surrement pas immédiat et il faudra se battre, mais cela aura l’avantage de redonner du sens a la réalité, de plus pendant cette épreuve difficile on apprendra des choses intéressantes et importantes.

    1/ Alors, en premier lieu, il faut deja se rassurer en se disant qu’on est comme tout le monde, que ca peut arriver a tout le monde, qu’il faut désormais réapprendre a vivre avec soi-même, dans la serenite. Ne pas hésiter a rentrer en soi-même avec calme, voir ses propres erreurs pour ne plus refaire les memes erreurs, afin de progresser dans la vertu et mieux se connaitre, pour devenir plus patient et plus humble. Ce problème joue sur l’impatience : l’impatience de vouloir que l’angoisse s’arrête automatiquement, alors que l’impatience fait précisément l’inverse. Pour être plus patient, ne pas hésiter a faire des jeux de patience, châteaux de cartes, maquettes, peinture...
    2/ Il faut bien sur arrêter avec les facteurs déclencheurs ou aggravants, arrêter les drogues, elles ne remplaceront jamais le bonheur de la vérité et des choses simples. Quand on sature son esprit de plaisir qu’il ne merite pas, rien d’étonnant a ce qu’on ait du mal a apprécier les choses simples et belles, qui souvent apportent un bonheur plus eleve. Il faut rester humble et accepter sa situation avec douceur pour qu’elle puisse s’atténuer dans le temps afin de disparaitre et refaire corps avec soi-même. Soigner veut dire prendre soin.
    3/ Eviter la télévision qui est un système virtuel et assez angoissant : c’est exactement ce qu’on souhaite arrêter.
    4/ Etre bien entoure, voir sa famille, discuter des choses de la vie, de se que l’on ressent sur telle ou telle chose en parlant vrai. C’est cela qui interresse les gens au fond : la sincérité, les valeurs. Aussi, un animal de compagnie peut être un lien social et affectif interressant : un chat, un poisson rouge…
    5/ Vu que le corps et l’esprit sont dissocies il faut donc parvenir a les ressouder, et cela passe par le réel, la réalisation. Courir, sentir son corps se dépenser dans des choses qu’on apprecie. Si on n’aime pas forcement le sport, rien n’empêche d’aller se balader en foret, se ressourcer. Cultiver un potager, et contempler la vie végétale au fil du temps. Le but est de renouer avec le réel, relier son corps a son esprit, et fatiguer son corps afin que l’esprit ne soit plus contamine par des pensées inutiles et parasites.
    6/ Se nourrir avec des bons aliments : légumes non-traités par exemple, car l’alimentation est le principe de base du système immunitaire, et puis la cuisine c’est un art très sympa !
    7/ Prendre du repos physiquement, bien dormir en lisant avant un vrai bon livre ancien (L’Odyssee d’Homere par exemple) pour calmer son esprit de façon saine. La prière a Dieu, a la Sainte Vierge, est aussi d’un grand secours, car cela touche l’ame en particulier :
    http://www.traditions-monastiques.c...
    Aussi avoir un rythme de vie avec des horaires, permet d’avoir plus d’énergie et d’organiser les choses.

    En espérant que cela puisse aider, pour enfin vivre de façon libérée de cette contrainte souvent handicapante, mais dont on peut vraiment guerir.


  • Bonjour,
    J’ai fait de la dépersonalisation/déréalisation quand j’avais 17 ans. D’une impression soudaine et fugace que le monde est « désubstancialisé » et ne rien ressentir en moi-même, et puis chaque jour, un peu plus étrange, un peu plus longtemps dans la journée, jusqu’à ne plus savoir si j’existais ou même si les autres, le monde existait. Je confirme comme beaucoup de témoignage qu’on peut rester très adapté malgré tout. On peut aussi gâcher une bonne partie de sa vie en laissant ces symptômes vous gagner. Je vous encourage à retravailler, réaffirmer votre lien avec vous-même, avec les autres, avec la vie.


  • Bonjour à tous

    Je suit ce forum depuis quelques semaines maintenant car je me retrouve terriblement dans beaucoup de textes, donc ça y est, je me lance.

    J’ai 22ans et je suis angoissé. « Tout » à commencer à l’âge de 17ans, je suis d’un tempérament assez sensible de nature, à cet époque je fumais pas mal de cannabis, comme beaucoup de jeunes à vrais dire. Sauf que plus le temps passé plus je fumais avec cette sensation de vouloir controler, d’avoir l’impression que j’allais partir en « bad trip », un jours bien évidement ça à pas loupé, j’avais déjà fait plusieurs bad trip auparavant, mais là c’etait vraiment très fort, j’avais tout oublié de ce que j’avais fait de ma semaine, pourquoi j’été à cet endroit, j’été à côté de mon corp. Ça a duré à peu près 1h et j’ai essayé de m’endormir, je me suis réveillé le lendemain, tout été revenu, j’ai gardé ça comme une experience bizarre et assez choquante.

    1 semaines plus tard, j’été à un endroit ou je me sentais un peu angoissé et je me suis posé la question, « et si cela me ré-arriver ? », et en une fraction de seconde, boum, même symptome, j’été perdu, je ne savais pas pourquoi j’été là, j’avais l’impression de me détacher de mon corp. De ce fait pendant presque 1ans j’angoissais d’angoisser, j’ai été sous médicaments, suivi psychiatrique etc. C’était très dur à vivre pour un jeune de 17ans.. Bref, la premiere année fut la plus dure et puis petit à petit je suis allé à l’inverse de mes angoisses, et au bout de 3ans, c’était presque du passé et j’en ai tiré malgré tout une « bonne » expérience...

    Et puis il y a de ça maintenant 6mois, mes problèmes d’angoisses derriere moi, je me suis remit à fumer pour essayer, 1fois, 2 fois, 3 fois etc. J’été en fin arrivé à surmonter mes peurs, décrocher un job, avoir une vie « stable », l’impression de réussir en quelque sorte. Et le fait de re-fumer, et bien j’ai refait un bad trip, similaire à ceux d’il y a quelques années. J’ai aujourd’hui 22ans, tout les jours j’ai l’impression de vivre a coté de la réalité, je me pose énormément de questions en permanence, je m’interdit presque de vivre. C’est vraiment très dur car maintenant j’ai un travail, des responsabilités, et je revis en quelques sortes les mêmes angoisses que j’avais à mes 17ans. J’ai toujours du mal à prendre des décisions, je suis angoissé à peu près de tout, je suis renfermé sur moi même (mais pas vu de l’exterieur).

    J’ai envie de dire aux autres pour me dire à moi même. C’est des conneries, la meilleure des choses à faire, qui n’est pas la plus simple je vous l’accorde, c’est de dire « JE M’EN FOU », je vie, j’ai le droit de vivre.

    Accordez vous des petits plaisirs, c’est ça le plus important, car un « gros » plaisir au final comment en être sur ? Est-ce qu’on en a vraiment besoin ? Est-ce que je suis prêt ? Et bien peut être peut être pas.. En attendant c’est les petites choses du quotidien qui font avancer, chacun va à son rythme. On ne reste pas dans cet état toute une vie. L’angoisse fait partie de soi oui, mais les crises d’angoisses on apprend à les contrôler, on apprend à vivre en harmonie avec soit même petit à petit. Il faut être patient. Croire en soit c’est le plus dur mais le plus important.

    On est pas fou, on est sensible. Il faut l’accepter.

    Bon courage à tous et soyez heureux.

    Je suis prêt à parler avec plaisir en privé à ce qui me le demande et qui en on besoin .


  • Je vis la même situation que vous. Seulement la drogue qui a engendré cela est un homme... Je me suis tournée vers la philosophie comme bon nombre d’entre vous. Le pire, c’est que je suis jeune. J’ai 15 ans et je suis déjà lasse de vivre... Je vois un psy qui m’aide à y voir plus clair et grâce à elle, je découvre peu à peu les raisons de ce mal-être...


  • Salut,
    J’ai 17 ans et cela fait environ 3 mois que je suis dans le même cas. J’ai l’impression d’avoir passer toute ma vie à me créer des personnalités pour plaire aux gens jusqu’à-ce que j’ouvre les yeux sur qui je suis réellement. J’ai l’impression de perdre la tête des fois et j’ai même pensé avoir un trouble de la personnalité mais je crois simplement que tout ça a été du a ma maturité trop précoce et à la séparation de mes parents. J’ai encore de la peine à me comprendre vraiment mais je sais quels buts j’ai dans ma vie et j’ai compris que d’en parler, ça aide beaucoup, ainsi que faire des activités et avoir un rythme dans la vie, car jusqu’à maintenant, je n’ai jamais autant pris conscience du monde réel dans lequel je vis et je sais franchement pas encore comment y vivre. J’ai fini par lâcher prise, j’essaie maintenant de vivre uniquement l’instant présent, j’ai arrêté de me projeter parce que cela torturait trop mon esprit. Je vis maintenant au jour le jour et finalement certains de mes problèmes se sont régler tout seul, certaines personnes dont j’avais besoin sont venues à moi et j’ai aussi pu trouver l’homme qui me correspondait vraiment, parce qu’il vit à peu près la même chose que moi. Mais je sais que beaucoup de choses ont déclenché ça, parce que je fume de la beuh depuis 3 ans et j’ai pris du LSD. La drogue ne m’a jamais fait de mal jusqu’à maintenant et je sais que ça n’aide pas mais je ne pense pas pouvoir arrêter maintenant. En tout cas ça me fait du bien de voir, chaque jour, que je ne sis pas seule et je vais de l’avant en profitant au maximum du temps passé avec les personnes que j’aime.
    Courage à vous tous.


  • Bonjour et avant tout merci pour cette explication, je n’arrive pas à exprimer tout cela aussi clairement !
    Je suis passée par là et comme vous l’avez très bien compris, c’est votre intellect qui vous a conduit ici. Le mental est froid et mécanique, c’est une partie de la réalité qui passe par un tas de filtres et ce qui arrive jusqu’à nous a perdu toutes ses couleurs, trop occupé à tout décortiquer pour voir la beauté et la magie qui sont toujours là.
    Simplement, vous ne prenez plus le temps de vous arrêter ou plutôt de calmer la machine mentale, c’est à vous de réintégrer votre corps tout entier par la méditation, la danse (expression corporelle), je n’ai pas d’autres exemples, ceux-ci sont les plus efficaces pour moi, à chacun ses moyens d’être plus présent dans son corps, dans la réalité, dans le présent, car c’est là que ça se passe !
    Pas dans la tête, merci ma tête, tu m’es bien utile mais je ne te laisserais pas m’utiliser,
    Bonne réalisation à vous tous, avec amour


  • je sais pas par où commencer j’ai l’impression d’être fou. J’ai 30 ans et ai toujours été comme çà dès mes 13 ans. J’étais petit et gros bref le mouton noir de mon école et on m’a rabaissé jusqu’à mes 20 ans. Je suis passé à autre chose mais bizzarement ça m’a conditionné . Je me méfie de tout le monde ; ai confiance en personne et surtout pense être devenue quelqu’un de mauvais. Je n’ai que des mauvaises pensées, ce monde me dégoûte, j’ai l’impression de ne pas y avoir ma place. Maintenant j’ai la haine et encore le mot est léger enfin c’est pas nouveau mais années après années j’arrive toujours à trouver un nouveau pallier dans le dégoût et la déchéance. Je n’ai ni amis ni copine, je vis seul ; je regarde froidement cette planète. Je n’arrête pas de me dire « qui peut vouloir de moi », j’ai le sentiment d’être un nul un looser un raté, je n’arrête pas de me dire « pourquoi je suis né » si c’est pour vivre ça. Je suis jaloux des autres. Plus je les vois heureux plus ça me rends malheureux. On dirai que je refuse en bloc tout ce qui pourrai m’aider à m’en sortir comme si c’était mauvais pour moi. Je suis insomniaque dépressif épileptique. Je ne pense qu’à la mort, ma mort. Je ne travaille pas. Je passe des journées à me faire chié comme jamais surtout qu’en plus je dort rarement vu que je n’ai jamais sommeil. Le problème c’est que je n’ai pu goût à rien. Manger aussi m’indiffere. Me parler n’ai pas compliqué mais vouloir me connaître c’est une hantise pour moi, je me dis que les gens perdent leur temps avec moi. Niveau taf ça craint j’ai fait 2 formations mais me sens incapable de mettre en application ce que j’ai appris ; j’ai l’mpression que je vais tout casser. En gros j’ai le sentiment de ne mériter que les travails où il ne faut pas refflechir car je suis bête. Et puis toute ces candidatures passées sans réponses positives n’on pas amélioré les choses. Enfin bref je me lis complètement en vous peut être en pire tellement cette vie à fait de moi quelqu’un de mauvais. Je vais reciter cette phrases dîtes tout en haut : « Si Dieu passe dans le coin, ça serait bien qu’il me fasse un signe, avant que je ne croie définitivement plus en rien ». Pour finir je sais que comme moi vous êtes fortement prédisposé au suicide. Ne faîtes pas de bêtises et moi aussi je n’en ferai pas ; faut bien une entraide mutuelle et si le chantage peut être une solution...........


  • je voudrais rajouter quelque chose suite aux horreurs que j’ai dit et ne pas en rester dessus. Mon problème c’est que je suis fuyant distant envers tout. J’ai l’impression de ne pas être en phase avec cette planète, le sentiment d’être trop différent, de ne pas y avoir ma place. Mon manque de confiance en moi me bouffe. M’analyser de long en large et en travers est ma passion de tous les jours . Décortiquer l’être humain vouloir savoir pourquoi il en arrive à faire çi ou ça. Ma tristesse viens aussi de cette planète quand je vois le monde comment il tourne, comment les gens sont...........à la polluer s’entretuer, ça me rends pessimiste. J’ai beaucoup de chose à dire, mais çà serait me plaindre et il faut que j’arrête avec ça. Déjà beaucoup est dis tout en haut de page. Des fois je me dis « et si j’en sortais grandis ?? », c’est ça qui me laisse espérer, je pas avoir vécu ou supporté tout cela pour rien.


  • Bonjour, plutôt intéressant comme sujet ; je me suis posé un moment là question, si je ne serai pas atteint par une dépersonnalisation ; vu les commentaires, je dirai que non ; bien que je me sens seul face au monde et par moment que mon esprit s’exprime à travers des pensées, comme s’ils m’étaient extérieur à moi même ; l’impression aussi de voir ce que la plupart refuse de voir ou entendre ; mais, tout ceci est bien différent.

    A mon avis, l’angoisse vient aussi d’un monde qui est en perpétuelle changement, l’impression parfois de ne plus être en cohérence avec ce monde ; l’angoisse du à des changements très rapide, s’opère une réduction de celle ci de différentes façon, une sorte de protection mentale, dont la votre n’est pas facile à vivre ; mais il me semble que vous avez tous l’air des personnes qui appréciez observer en détail les choses ; seulement, certaines choses nous dépassent, dont vous ne voulez pas voir, l’impression d’un voile pour dissimuler certaines vérités très dérangeante.

    Soit des soins par des voies médicamenteuse ou bien affronter les réalités des choses qui sont inhérentes aux sociétés humaines ; comprendre les choses actuelle et vous verrez l’ordre naturel des choses d’une manière cohérente ; reste ensuite à se résigner accepter que les choses soient ainsi.


  • A vrai dire, il se peut que l’enseignement reçu est tellement éloigné des réalités, que face à une certaine réalité qui vient en contradiction avec notre enseignement et les principes qu’on n’a pu intériorisé, cela crée un trouble dans notre for intérieur ; cela dis, il me semble que vous ayez des facultés particulières de voir et ressentir les choses, une capacité de voir les choses en dehors de vous, dont vous avez du le subir plutôt que d’en faire une expérience progressive ; vous l’avez subi en parti du trop grand écart entre les réalités et l’enseignement reçu ; vous avez les capacités de voir les choses comme elles sont, mais cela vient en contradiction avec l’idée qu’on se fait des choses en général : « savoir ce que tout le monde sait, c’est ne rien savoir » (x).

    La quête de la connaissance est aussi par ce chemin la quête de soi, seulement, il faut tout réapprendre par soi même, voir les choses à chaque fois d’une manière nouvelle ; cela dis, la connaissance et le savoir sans pouvoir le mettre en pratique est inutile, le mettre en pratique revient soi même à se corrompre, ou bien comme dirait l’autre « la résignation, la sagesse et le dégoût ».

    Lucien de samosate :

    HERMOTIMUS. Tu prétends donc Lycinus que nous ne devons pas philosopher, mais qu’il faut nous laisser aller à la paresse et vivre comme le vulgaire ?

    Lycinus. Et quand m’as-tu entendu tenir un semblable langage ? Je ne prétends pas que nous devions renoncer à la philosophie. Voici ce que je dis nous voulons philosopher ; il y a plusieurs routes ; chacune d’elles a la prétention de conduire à la philosophie et à la vertu ; la véritable est inconnue ; il faut donc faire son choix avec prudence. La raison te dit qu’il ne suffit pas de voir et de parcourir nous-mêmes toutes les sectes, afin d’être à portée de choisir la meilleure, mais qu’il faut encore une chose essentielle.

    HERMOTIMUS. Laquelle ?

    Lycinus. Une critique, mon cher, une méthode d’examen, un esprit pénétrant, un jugement juste et impartial, tels qu’il en faut pour prononcer sur de semblables matières ; autrement, c’est en vain que nous aurons tout vu. Il est donc nécessaire, ajoute la raison, d’employer à cet examen un temps considérable de nous placer tout sous les yeux, et de ne faire notre choix qu’après avoir beaucoup hésité, balancé, examiné, sans égard pour l’âge, l’extérieur, la réputation de sagesse de ceux qui parlent, mais comme font les juges de l’Aréopage, où les procès n’ont lieu que la nuit, dans les ténèbres afin que l’on ne considère pas les orateurs, mais leurs discours alors seulement alors seulement il te sera permis, après un choix solide, de philosopher


  • Il me semble bien que nous soyons dans une société où c’est le règne des apparences ; tout le monde fait semblant, il suffit juste d’observer le fonctionnement de ce système pour se rendre compte de certaines réalités ou plutôt des illusions régnante, un spectacle en grand, il en n’est question de faire vivre la politique au sein de la cité (la démocratie c’est faire croire et laisser croire) ; quelque chose me fait dire que les gens le savent très bien au fond d’eux, bien qu’il refuse de se l’admettre ; les hommes ont besoin de se raconter des histoires pour pouvoir donné du sens à leur vie et à l’ensemble de la société, ces belles histoires peuvent être plus ou moins idéaliste, un idéal imaginaire pour unifier les citoyens ; seulement, chassé le naturel et il revient au galop ; la magie fonctionne un certain temps, après les illusions, voici les désillusions ; les gens s’adapte en fonction de l’environnement, quand celui ci se modifie dans des périodes caractéristiques, une perte de repère provoquant une crise du sens, une société dans un climat anxiogène ou les hommes sont pour certains dans un déni des réalités, d’autres dans la dramatisation, le désir de voir les choses s’améliorer, le besoin d’être rassurer ; il leur reste tout de même l’espoir, vouloir croire en de nouvelles illusions ; les uns et les autres sont bien plus guidé par leurs instincts que par la raison ; il me semble bien que face aux incohérences de la société, votre cerveau cherche à se protéger par une diminution de l’affect ? Pourquoi vous ? Votre âge plutôt jeune avec des capacités intellectuelles plutôt élevé ?

    Je me trompe, si je dis que plus les gens sont instruits, au plus les gens sont incapable de voir les choses par eux mêmes (sauf pour ceux qui ont l’esprit philosophique ou bien des esprits indépendant ) ? Certains le pensent, ont ils tort ? Il me semble que vos capacités naturelle peuvent vous permettre de voir les choses comme elles sont, seulement, n’ayant pas reçu d’enseignement spécifique et le fait de votre jeune âge ou pas assez de connaissance, vous n’êtes pas encore prêt pour que vous puissiez voir certaines choses sans vous faire perdre la raison, d’où un déclenchement d’une protection mentale ? Faut il développé vos capacités naturelle par l’instruction pour donné de la cohérence aux choses du monde qui nous entourent, donné de la cohérence aux choses qui paraissent désordonnée ? Ou bien donné du temps au temps et qu’avec le temps les choses s’améliore, un temps pour tout ? Je pense que la dernière solution est la plus sage.

    Tirésias : « La vie la plus douce, celle du sage, consiste à tout ignorer. Refuse désormais de disserter sur les astres, sur l’origine et la finalité des choses et sur les syllogismes fumeux de vos philosophes : dis–toi que ce n’est que du vent. Ta quête spirituelle doit se résumer à goûter l’instant présent. Ris un bon coup devant tout le reste et ne t’attache à rien ! »


  • Autant pour moi : « je dis que plus les gens sont instruits, au plus les gens sont incapable de voir les choses par eux mêmes » ? La question n’est pas d’être peu ou très instruit pour voir les choses par soi même, c’est plutôt celle des dissonances cognitive, dont chez des gens plus ou moins instruits, sera plus ou moins forte ? Voir les choses par soi même n’est pas donné à tout le monde, est ce dû à des capacités naturelle, l’expérience de son vécu ou des deux ? Ce qui est certain, ne pas chercher à s’instruire (par soi même) et notre vision des choses sera plutôt réduite.


    • Dans la déréalisation, c’est l’expérience de pensée du réel qui s’effondre. Quand on exagère la cognition, quand on pense à tout et quand on réfléchit sur tout, en envahissant et colonisant les autres fonctions psychiques, un jour le retour du refoulé se fera, par exemple sous la forme d’un symptôme affreux de déréalisation. Renforcer la cognition, comme mode de défense, pour revenir en arrière, ne peut durer qu’un temps. L’effondrement reprendra par après, encore plus fort. Les thérapies « cognitives » aggravent la situation. C’est accepter de lâcher, de se relâcher quotidiennement, qui peut aider la personne souffrante.

  • Oua la claque !!! c’est fou comme je comprends votre texte sur la depersonnalisation !

    j’en suis moi même atteins depuis le college, anxiété chronoqie lié au manque de confiance... résultat : la depersonnalisation.... j’ai 40 ans, je vis dans ce monde depuis environ de 25 ans... j’avoue, voir la vie en noir et blanc, ça manque un peu de saveur... obligé de vivre en admettant les choses puisqu’il n’y’a pas vraiment de réponses à toutes les questions que je me pose.... nous sommes ce que nous sommes, point.

    Trop de questions tuent les questions....

    Bien a vous...


  • Merci pour la réponse, je suppose que la question de votre point de vue est plutôt philosophique ? On ne peut avancer sur le chemin de la connaissance trop top, au risque de se perdre en soi, un temps pour tout, donné du temps au temps pour pouvoir s’adapter au mieux dans son environnement. Les choses en sont naturellement ainsi.

    Cordialement.


  • Bonjour, je viens de découvrir ce forum. Moi ça a commencé au collège, en 6eme. Pour éviter cet état, la solution que j’ai trouvé, c’est d’avoir des amis. Alors quand on est jeune, c’est facile de trouver des copains. Le problème, c’est que les amis qui acceptent des gens un peu paumés, ce sont aussi des paumés en général. Alors au bout d’un moment on perd son temps avec une équipe de « bras cassés » qui vous attire vers le bas. Du coup, j’ai fait l’effort de rencontrer d’autres personnes. j’ai besoin de quelqu’un pour avoir une sorte d’équilibre, le problème, c’est que quand il n’y a plus personne, je rechute dans cet espèce d’état merdique dans lequel la vie glisse à coté de vous comme une sorte de savonnette que vous n’arrivez plus à attraper. Et puis, avec l’âge, la présence de l’autre ne suffit plus, le temps (50ans)fait que vous vous apercevez que votre vie vous a échappée en grande partie et vous êtes déprimé d’avoir tout loupé, de n’avoir réalisé aucun rêve. Vous voyez autour de vous certains qui se sont réalisés, pour qui tout a été normalement pendant que vous, vous vous battiez avec une « savonnette ». Pourtant, j’ai eu des périodes de grâce, j’ai connu des périodes de réussite, plusieurs années, où tout allait dans le bons sens, des moments ou j’étais comme tous le monde, un travail dans lequel j’étais reconnu, des amis avec qui j’ai passé des super moments, des vrais moments de bonheur, ou je me sentais bien, avec parfois des histoires d’amour et parfois non, mais le bonheur était là, la savonnette étais revenu à sa place, dans mon corps, je n’y pensais même plus. Je me disait que j’étais sorti d’affaire. Et puis je me suis senti si fort que j’ai cru pouvoir réaliser des vieux rêves et je me suis planté et au bout de qlq années à me débattre, me voilà à nouveau avec ma savonnette à côté de moi, ce bien être que je n’arrive plus à attraper. Tout ca pour dire qu’on peut s’en sortir, il faut des gens positifs autour de nous, se forcer un peu à faire comme si tout allait bien, se prendre au jeux de la vie. (la meilleur image que j’ai, c’est « la chenille qui redemarre.... », et bien quand tout va bien, ce truc est marrant... et non pas pathétique, je me souviens avoir vu dans une soirée une fille qui était mal dans sa peau et avec qui j’avais discuté, elle disait que ce n’était pas en étant beauf qu’elle irait mieux et je voyais bien qu’elle ne me croyait pas quand je disais que 3 - 4 ans auparavant, j’étais comme elle. Aujourd’hui je serais assis à côté d’elle, pfff, ça m’énerve.....) . Voilà, je le dis mais je n’y arrive pas pour l’instant, mais j’y suis déjà arrivé et même si ca n’a été que quelques années de ma vie, ca vaut le coup. Même si je ne retrouve cet état (normal pour le commun des mortels) qu’une semaine dans ma vie , ça vaut le coup. En tous cas, le meilleur médicament, le meilleur psy, ce sont les autres, avoir des amis, faire des sorties, des ballades, n’importe quoi avec n’importe qui du moment que ce soit dans un esprit positif..... (et puis d’écrire sur un forum, parler à d’autres, ça a l’air de faire du bien aussi). Après, il y a le problème du fric pour sortir, mais il faut y arriver quand même. (Bon, au moins, je suis motivé pour m’en sortir...lol). Le truc trop marrant, c’est que rien que de me dire que je vais mieux en écrivant, et il y a une petite voix qui me dit que je vais surement tomber dans une grosse déprime le reste de la journée, c’est dingue ce truc....Je suis vraiment mon pire ennemi.
    Bon, ben je fais comme si vous alliez tous me lire.... En tous cas, merci d’être là.


  • Bonjour a tous,
    Je suis comme vous, spectatrice et totalement détaché de tous sentiments même si ça m’arrive d’éprouver de la joie le lendemain j’y repense ça me fait sourire mais finalement au bout d’un certain temps cette expérience je la revoie comme un vague souvenir d’une période révolu. Comme quand on repense à quand on été enfant c’est tous ce qu’on voudrait, ce souvenir n’a rien à voir avec cette période et pourtant je la vie comme telle.

    Je n’ai peut être pas la solution mais j’ai essayé certaine chose pour y remédier : avec notamment la reprise du sport ( pour essayer de revenir à cette période) ça marche pendant un temps puis c’est reparti alors j’ai décidé de faire un sport qui implique de se concentré suffisamment pour ne pas ressentir les chose ou même les voir à la troisième personne, comme un sport de combat.

    Je me connait suffisamment pour savoir que je n’abandonne pas alors si je me prends des coups je vais m’énerver et donc me concentrer pour ne plus en recevoir et en donner et finalement gagner. Je n’ai jamais pratiqué de sport de combat, la violence c’est pas mon truc. Mais j’ai besoin de ressentir les choses de manière intraseque et revenir dans cet état animal où la réflexion en permanence n’est pas nécessaire pour être applaudit ou même remarqué.

    Ce qu’il nous manque c’est de se démarqué et de faire quelque-chose sachant qu’on est le meilleur.

    Pour moi ce problème est un manque d’estime de soi et un manque de liberté. Quand on est jeune on fait ce que l’on a à faire point.

    Maintenant on fait les chose dans la limite judiciaire, pénal ou encor on se limite à cause des stéréotypes, de ce que pense les autres de notre comportement ( trop immature, pas assez adultes etc....) on est en permanence obligé de réfléchir à chacun de nos agissements alors c’est normal qu’on devienne spectateur ou que notre vie nous semble être ce « train train quotidien », puisqu’elle est dicté comme tel.
    Étude - travail - enfant - mort.

    Merci à tous ceux qui me liront et si ça peux vous aider c’est un plaisir.

    Ce qu’il faut faire c’est sortir de cette banalité si vous êtes désespéré comme je l’ai été n’ayez pas peur et mettez la dose de changement.


  • Bonjour , tout d’abord j’ai lus attentivement tout vos messages je vois que presque toute les personnes qui ressentent cette chose/état , on eu un moment très marquant dans leur vie ce qui les à amené a cette état , je vois aussi que vous ( je parle a tout le monde bien sur ) avez déjà des expériences de vie , je ne sais pas votre âge, mais je présume que vous êtes bien plus que majeurs. Enfin bref. Le problème étant que j’ai 16 ans , je ressent exactement la sensation d’être hors de ma tête enfin de mon corps j’ai l’impression d’être une conscience dans un corps , d’être ici pour une raison ( je précise , une raison absolument pas ordinaire, comme je suis dans ce corps et pas dans un autre vous voyez ? c’est complexe. ) mais la quelle ? , je vois que la vie est une routine , que tout le monde dans un sens est fait pour cette routine la , la routine de la vie. Apprendre, travailler, avoir une femme des enfants, puis cette fameuse fin. ( très court résumé oui ) certain vont penser que je me cherche ? Non j’ai un avis bien définis sur la « Vie » et hum j’ai cette impression que je sais déjà ce que cette routine va faire et également que je sais déjà tout de la vie a mon jeune âge. Et justement je veux ne pas être dans celle-ci comme je l’ai dis j’ai la très nette impression de pouvoir faire quelque choses de pas ordinaire enfin je ne sais pas comment le dire j’espère que vous me comprendrez. je tiens aussi a dire que j’ai aucune crise d’angoisse ni moment de dépression aucun symptôme de ce genre je j’ai juste cette impression. et je me pose vraiment beaucoup de questions existentielles que personnes a mon âge se pose.

    Je vous remercie d’avoir lus jusqu’au bout , vous pouvez me donner vos impressions vos avis vos critiques je peut comprendre absolument tout.

    Bonne soirée.
    PS : désolé pour l’orthographe.


  • Bonjour , tout d’abord j’ai lus attentivement tout vos messages je vois que presque toute les personnes qui ressentent cette chose/état , on eu un moment très marquant dans leur vie ce qui les à amené a cette état , je vois aussi que vous ( je parle a tout le monde bien sur ) avez déjà des expériences de vie , je ne sais pas votre âge, mais je présume que vous êtes bien plus que majeurs. Enfin bref. Le problème étant que j’ai 16 ans , je ressent exactement la sensation d’être hors de ma tête enfin de mon corps j’ai l’impression d’être une conscience dans un corps , d’être ici pour une raison ( je précise , une raison absolument pas ordinaire, comme je suis dans ce corps et pas dans un autre vous voyez ? c’est complexe. ) mais la quelle ? , je vois que la vie est une routine , que tout le monde dans un sens est fait pour cette routine la , la routine de la vie. Apprendre, travailler, avoir une femme des enfants, puis cette fameuse fin. ( très court résumé oui ) certain vont penser que je me cherche ? Non j’ai un avis bien définis sur la « Vie » et hum j’ai cette impression que je sais déjà ce que cette routine va faire et également que je sais déjà tout de la vie a mon jeune âge. Et justement je veux ne pas être dans celle-ci comme je l’ai dis j’ai la très nette impression de pouvoir faire quelque choses de pas ordinaire enfin je ne sais pas comment le dire j’espère que vous me comprendrez. je tiens aussi a dire que j’ai aucune crise d’angoisse ni moment de dépression aucun symptôme de ce genre je j’ai juste cette impression. et je me pose vraiment beaucoup de questions existentielles que personnes a mon âge se pose.

    Je vous remercie d’avoir lus jusqu’au bout , vous pouvez me donner vos impressions vos avis vos critiques je peut comprendre absolument tout.

    Bonne soirée.


  • Bonjour à tous,

    Merci pour vos temoignages, je ne sais pas si je souffre de déréalisation mais c’est le syndrome qui s’approche le plus de mon état. Je viens tout juste de sortir d’une crise qui a duré 1 mois. Le nuage s’est dissipé, ma tête, lourde et en surchauffe s’est allégé permettant au reste du corps d’exister. L’intense fatigue, je suis à Calcutta et le niveau sonore, la chaleur n’aide pas, m’a enfin quitté. J’existe enfin ! Durant ma crise je suis allé en Thaïlande acheter un appareil photo ( moins chère qu’en Inde ), je suis souvent impulsif lors d’un épisode car j’ai besoin de m’échapper, afin de me reconnecter avec le monde. La photo m’a permis de ne plus réfléchir mais de me focaliser sur l’extérieur, d’observer ce qui m’entoure sans être une distraction car j’ai tout de suite été attiré par le regard intense des inconnus qui semblaient erraient comme moi dans cette ville monstrueuse de beauté. Ils ont levé le rideau pour moi me permettant de pénétrer dans leurs intimités. Cette vitre infranchissable qui m’isole j’ai pu la franchir au travers de l’objectif. L’errance pris son sens. Le Don de soi. L’amour et la compassion dépassent les mots, les concepts et l’errance métaphysique. Cela me permit de briser la « running joke » cette mauvaise blague qui se répète inlassablement sans que l’on puisse en sortit. Oui c’est le seul conseil que je puisse donner, offre toi à l’autre, donne ton regard voilé, ton existence irréel et n’oublie pas que « cela aussi passera. » Je n’ai plus peur de la prochaine crise. Je serai prêt.

    Bonne nuit


  • Bonjour,
    Je souffre également de ce problème, et ce depuis très longtemps.
    En effet depuis tout petit (vers 8-9 ans, aujourd’hui j’en ai 19) je me demandais si cela valait la peine de vivre car je pensais qu’à l’instant où j’étais moi, l’instant d’après mon corps (qui reste lui) n’abritait plus moi mais quelqu’un d’autre. Une évolution du moi. J’ai résolu cette question du mieux que je pouvais en m’accrochant aux ressentis, en effet, lorsque je ressentais quelque chose, je me sentais vivant, je me sentais réel. Au bout d’un moment je me suis dit que l’être humain était une évolution et non un être sur un seul instant, question de point de vue (on peut très bien avoir les deux). A l’époque je faisais déjà du sport et j’étais un garçon plein d’énergie. Mais mon scepticisme allait parfois trop loin et m’empêchait de me dire que j’étais réel, que le monde autour de moi était réel.
    J’ai eu un père musicien, et la musique m’a beaucoup aidé tout au long de ma vie, car l’art est facile à prendre sans a-priori, sans scepticisme, il est subjectif, et ne doit pas forcément être décrit mais ressenti.
    J’ai eu peu d’activités ces deux dernières années, je ne voulais plus être actif dans ma vie, j’avais l’impression que je serais à jamais envahi par ces pensées que je partage avec vous et qui ne me laissent pas. En vérité j’ai peur d’avoir « grillé » cérébralement. Mais il y’a un an, pendant 3 mois, j’ai repris de l’activité, j’ai fait à la fois des choses qui me plaisaient et qui me rendaient fier ou autre chose de bénéfique. Je suis retombé dedans car mon ex était dépressive et complètement amoureux je ne pouvais pas faire des choses quand elle restait dans son lit à se morfondre, alors je restais avec elle et peu à peu je m’éteignais.
    Dans ces moments d’éteinte, le scepticisme puis la paresse m’envahissent. J’ai des bribes de paranoïa à certains moments. Et là je ne deviens plus « moi-même » mais quelqu’un qui réfléchit constamment au pourquoi du comment sans se rendre compte que la clé est ce que tu vas faire dans la seconde qui suit. En effet, la réalité est dans la prochaine seconde, mais ce n’est pas en connaissant le concept qu’on y arrive, c’est en le pratiquant.
    Pour pratiquer, il suffit de faire des choses, qui nous plaisent ou bonnes pour nous, tenter de vider son cerveau de façon physique ou mentale par tous les moyens possibles en restant en mouvement (ou non, mais c’est mieux en général). En restant en mouvement, on connaît déjà sa capacité à réagir à ce qu’il nous arrive, et c’est une chose extrêmement importante lorsqu’on ne sait plus qui on est.


  • Bonjour,
    J’apporte mon témoignage et peut-être une autre perspective sur ce « problème ».

    Je vis exactement les mêmes symptômes que la majeure partie des gens ici. Mais une chose m’étonne : pourquoi considérer ce qui vous/nous arrive sous l’aspect de la maladie ?? Je vis dans ce monde depuis 55 ans, je suis définit comme artiste, je suis ce qui est considéré comme un homme. Je m’exprime de la sorte de façon délibérée, certain que vous me comprendrez, avec cette « distance » particulière.
    Ce qui vous arrive s’est déclenché petit à petit pour moi, jusqu’à un point de non retour il y a plus de dix ans. J’ai vu ce que vous avez vu, avec ce voile qui finalement dévoile.
    Je n’ai jamais pris cela pour une faiblesse, une faille, un trouble, un déséquilibre. J’ai eu parfois peur parce que je me suis senti hyper isolé, comme la seule créature de ce monde au milieu d’êtres d’une autre espèce. Plus rien de qui faisait la chair de ce monde, des humains ne m’intéressait. Oui j’ai eu peur parfois d’être cinglé. Heureusement pour moi j’ai côtoyè la véritable « folie », de très près. Une de mes compagnes était schizophrène. J’ai donc pu faire le tri par rapport à ce que je vivais.
    Je me suis senti étranger ici-bas, dans ce monde humain. Dans cette société. Plus qu’en marge.
    J’ai consulté, aussi, deux psychanalyste, dont une médecin. Cela m’a plus aidé à faire le point avec moi même. Jamais je n’ai pensé vivre un quelconque dérèglement par rapport à ce que vous tous ici exprimez. Mais cette vision du monde soulevait nombre de questions en moi. Toutes les valeurs auxquelles je croyais n’avaient plus aucun sens réel. Et je me sentais tout à fait décalé.
    Et c’est bien de cela dont il s’agit. De croyance.
    Depuis que nous sommes nés nous sommes formatés à toutes ces valeurs : bien, mal, amour, joie, tristesse, haine, être, avoir etc
    Alors pourquoi voir ce que nous vivons comme une malédiction ? Voyez le comme une bénédiction, un élan, une marche franchie, une sorte d’éveil. Allez savoir.

    Dans le cadre de cette description, celui de toutes ces croyances réunies qui forment nos traditions, nos sociétés, il existe ce qui est nommé « évolution ». Qui sait si ce n’est pas cette évolution qui vous/nous fait sentir tout cet ensemble de lois-croyances-interfaces d’une autre manière, avec un regard plus neutre, distancié de nos émotions premières et primitives. Peut-être êtes-vous les précurseurs d’une nouvelle façon d’être « humain », plus présents, plus neutres, sans toutes ces fadaises de bonté, d’amour, d’envie, de pseudo désirs, de consommation immodérée.
    Je ne me sens ni malheureux, ni attristé, ni seul de voir le monde et toutes ces choses ainsi.
    Je sais que le corps, mon corps, ma chair ne me ment pas. Je me suis mis à l’exercice physique, je me nourris d’une manière plus simple et plus sobre, à tous les points de vue. Je n’ai plus de Tv depuis très longtemps. Je me dirige vers ce qui m’anime vraiment. Généralement des choses qui paraissent simples : la nature, la méditation, l’exercice physique, la création sous toutes ses formes, apprendre de nouvelles choses, laisser parler mes envies vraies, dormir à mes heures, me lever à mes heures, accepter le danger etc
    Soyez vous mêmes.
    L


  • Ça fait déjà 3 , 4 mois que je suis sortie de cette enfer et des idées de recommencer à fumer reviennent , des souvenirs du passe des moments des personnes reviennent , tout les jours , je me dis que ce sont des épreuves qu’on met sur mon chemin pour voir si je vais craquer , je relis des anciens témoignage pour me reparler par quoi je suis passée mais cette idée ne veut pas sortir de ma tête , j’ai lâché des amis qui fumais je me suis entouré de gens qui ne fréquente pas ce milieux , je pensais que ça irait mieux mais apres 1 ans ca revient . Est ce que certaines personnes aurait des idées à me donner pour ne pas retomber de dans ?


  • Pour ma part cet état second ou Déni d’exister, Perte d’ame pour les chamanes, m’est aparu plusieurs fois dans mon enfance a force de trop rever isolé seul dans ma chambre regardant le plafond, je crois que j’avais peur du regard des gens si je sortai de chez moi seul donc on pourrait parler d’une phobie sociale déja bien présente ou du moins un trouble de l’estime de soi.

    puis cet état a disparu instantanément a mes 16ans ou apres une periode tres difficile je me suis dit STOP ca ne peut plus durer tu es comme tout le monde capable de réussir ! toutes tes peurs ne sont que le fruit de ton imagination que tu ressasse et amplifie sans arret mais cela n’existe pas ! stop passe a l’action pour penser moins, et je me suis mis a faire beaucoup beaucoup beaucoup de sport d’activitées diverses pouvant occupper mon esprit je voulais me sentir fier de moi grace aux actions a la fin de chaque journée, un jour j’ai réalisé un saut perrieux arriere et c’est comme si d’un seul coup mon ame s’était réinstallé confortablement dans mon corps, enfin je veux dire ma conscience est redevenu pure et authentique la confiance en moi était revenu et mon mental s’était soudainement arrété de trop réfléchir... bizarre non ? alors motivé j’ai poursuivi par vouloir monter la barre de plus en plus haut en me prouvant des choses en me fixant des défis de plus en plus importants. faire un saut perrieux arriere d’un pont de 8metres, me lancer pour aller draguer une fille par jour pour prendre de l’assurance, m’entrainer sans relache pour etre le plus fort a tous les niveaux... et meme si certaines choses ne me plaisaient pas comme par exemple les matieres scolaires, hébien le soir j’étais quand meme fier de moi d’y avoir apporté autant d’interet, je me suis dit j’ai compris ! c’est la discipline et l’action qui peuvent me guerir ! oui mais encore faut il savoir ce que l’on aime quand tout nous parrait fade et avec peu de sensations... je n’aurais jamais entretenu cet état de Réalisation et personnalisation sans avoir éffectué ce saut perrieux arriere qui est un explois pour un jeune homme de 17ans. et toutes ses activitées qui ont précédé cet évenement... bref petit a petit, échecs apres échecs, formations apres formations, désilusion professionnelle et amoureuse apres désillusion, je me retrouve aujourd’hui dans la déréa déper avec le retour de cette phobie sociale qui m’emprisonne énormément me paralyse m’handicape me fait dire nimporte quoi en public je suis incohérent mais j’en ai conscience alors je m’auto juge séverement. je ne ressent plus de plaisir quand je fais l’amour quand je tombe amoureux c’est souvent le coté obsessionnel plutot que réel.. je révasse j’attend, je vagabonde je tourne en rond, seul je m’ennuie avec mes amis je prend du plaisir a exercer des activitées mais cela reste un bonheur anxieux, un bonheur voilé un bonheur sous jacent ou plutot sur jacent enveloppé dans cette bulle de reverie...

    et a force de réfléchir je me suis demandé... peut etre que la technologie les écrans l’interioriasation dans le confort nous a fait développer tout cela ? et si nous essayons de nous tourner plus souvent vers l’exterieur la nature le réel et essayer de rester dehors tous les jours de la semaine pendant un ou plusieurs mois ? au lieu de rester focaliser sur l’interieur plutot se tourner vers l’exterieur et reprendre contact avec lui non ? apres une longue rando j’ai ressenti une modification de cette déper/déréa comme une amélioration... meme si les premiers km je les ai passé bloqué dans mes pensées perché comme un fumeur de joins qui n’aurais jamais fumé bref... cela m’handicape pour travailler et vivre dignement !!

    j’aimerais vous rencontrer discuter avec vous et ainsi pouvoir échanger se soutenir s’enrichir etc...


  • Guillaume, il me semble que tu as raison : il faut sortir et se balader !
    Est-ce que tu as entendu parlé des pèlerinages ? Des chemins de Saint Jacques de Compostelle par exemple ? (Encore faut-il avoir la motivation me diras-tu...)
    Peut-être que ce film te donnera envie : https://www.youtube.com/watch?v=9HO...


  • Bonjour tout le monde, je suis atteint de ce mal depuis 2 semaines accompagnées d’une crise angoissante existentielle sévère en plus de la déréalisation / vertige, j’ai fait plusieurs démarches pour comprendre ce qu’il m’arrivait, pour faire court, il a fallu que je trouve par moi-même en utilisant les mots-clés de mon ressentie détresse, j’ai plusieurs rendez-vous pour tenter de soigner ce phénomène, je ne vais pas rentrer dans les détails et je vais tenter de rester positif. J’aimerais déjà partager avec vous mes petites découvertes. Pour le moment, j’essaye de tenir par tous les moyens possibles et de faire passer cette obsession cérébrale à vouloir définir des questions métaphysiques / quantiques / spirituelles qui n’ont pour le moment aucune réponse, j’ai bien plusieurs scénarios en tête, mais aucun n’est vraiment rassurant... Bref pour le moment, j’ai compris qu’il fallait tenter de diminuer / anesthésier la cérébrale pour retomber dans la sensation, ancrer son psychique dans la réalité, dans le présent avec rien d’autre à accomplir que de se concentrer sur sa respiration, brise d’air sur le visage, etc. Ça peut être sous plusieurs formes, méditation, danser / musique, promenade nature, voir des gens « bienveillant » et leur parler / le vélo pour ma part dès que la crise devient compliquer, je vais pédaler à n’importe quelle heure du jour et de la nuit « avec éclairage ça va de soi » / piscine, massage doux, etc. Quand vous le pouvez tenter d’avoir des pensées positives « même si ce n’est que quelques minutes dans la journée, rassurée vous en vous disant qu’elles sont toujours là » trouver des buts accessibles, chercher le changement, créer la surprise et surtout entouré vous de personnes bienveillantes et aimantes « le plus difficile pour moi qui suis isolé depuis bon nombre d’année » bref, comme un programme d’entraînement surtout quand on n’en a pas envie, ne lâchez rien ! Jamais ! Ne nous rendons pas ! De voir qu’on est autant dans cette situation, rend pour le coup, toute ça très réelle ! Ne lâchons pas !


  • Bonjour, cela fait du bien d’une certaine manière de savoir que l’on est pas seul(e) dans cette situation. Je reviens en France après avoir travaillé et vécu à l’etrAnger. Je pense que la déréalisation touche beaucoup d’expat également.
    Pour ma part, en plus du retour dans un pays où je me sens totalement détachée, j’ai l’impression que ma relation de couple (nous sommes fiancés) me fait encore plus sombrer. Suis je la seule dans cette situation ?

    Malgré l’amour, malgré toute l’attention du monde, je pense souvent que me retrouver seule m’aiderait à me sortir de cette situation. Me débarrasser du moins du sentiment de culpabilité, de devoir être Forte pour lui et d’etre Forte pour nous, pour nous permettre d’avancer en tant que couple, qu’importe ce que je ressens. Je vais voir un psychiatre, mes amis proches, amant et parents sont au courant de ce que je ressens. Mais je sens bien qu’ils ne comprennent pas vraiment :” crées toi ta bulle, trouves des activités, du boulot, etc” ... mais j’ai l’impression que tout ce que font les gens ‘normaux’, mariage, enfants, boulot routinier, ils le font pour se donner une raison d’avancer. Ce qui est de bon sens. Mais où se trouve le développement personnel, l’evolution De l’etre En tant qu’individu et non de ‘couple’ ou de ‘famille’.

    Est ce ´normal’ de se marier sans en ressentir un bien être ?

    Mon père me dit qu’il me comprend, qu’il a toujours été ainsi. Les gens m’ont toujours vu comme quelqu’un de très ´realiste ´ et forte en grandissant. A présent on me voit comme quelqu’un de très négative et que je vais me ´relever’ en un rien de temps. Et on ne me donne’ pas vraiment ce temps.

    J’ai 25 ans. Je pense avoir toujours ressenti un problème d’appartenance, de ne pas ‘appartenir’ au monde autour de moi. Du moins en France. A l étranger, étrangement, mes angoisses s’envolent. Mais, comme tout le monde me le dit, il faut que je me pose. Que je construise une vie et éventuellement , avec du temps,tout ira mieux.

    Doit on se laisser guider par les événements ou prendre des décisions drastiques ? Qu’en pensez vous ?

    Quand je pense à me laisser guider par les événements, que c’est tout ce que le monde a à offrir... c’est alors que j’ai des pensées limite suicidaire. Du moins si le monde venait à s´arreter demain, je serais enfin en paix.
    Dans un sens nous pouvons’ dire que nous ne craignons pas la mort mais malheureusement nous le voyons parfois comme unique moyen de retrouver la paix dans nos vies, dans nos pensées.

    Pas de retour sur les commentaires de 2011... quels sont vos évolutions ?
    J’ai peur que plus j’échange avec mon psychiatre et les gens autour de moi, plus je me sens malade et dans prise dans un cercle vicieu


  • Bonjour à tous,

    Je vous écris car j’ai souffert de dépersonnalisation/déréalisation il y a plusieurs années de cela avec des périodes plus ou moins aigües et ce pendant bon nombre d’années.
    Grâce à une démarche holistique, psychothérapie, changement de lieu de vie, changement de métier, activités sportives, yoga, méditation, spiritualité, je m’en suis sortie. J’ai réussi à me réapproprier la réalité, à être de nouveau habitée par elle et à plus ou moins donner un sens à ma vie.

    Il y a quelques années, au sortir de la dépersonnalisation/déréalisation, j’ai écrit un roman sur le sujet qu’aujourd’hui je souhaite mettre à disposition pour ceux qui en ont besoin.
    Aussi, je tenais à vous présenter ce livre (je remercie d’ailleurs Jacques Louys de me permettre de publier ce post sur son site) ; mon but n’étant pas d’en tirer profit (si ça avait été le cas, j’aurais choisi d’écrire sur un sujet moins spécifique et beaucoup plus commercial), mais de faire connaître le trouble et d’aider ceux qui en souffre à se reconnaître dans ce que vit mon héroïne ainsi que d’offrir une alternative, une option optimiste à cette vision du monde, même s’il n’y a pas de baguette magique pour s’en sortir et que d’atteindre le bonheur passe par un faisceau d’actions combinées.

    L’idée d’écrire sur le trouble de dépersonnalisation/déréalisation m’est venue, lorsqu’après avoir compris de quoi je souffrais et en ayant (enfin ! et grâce au site Waking Life) mis des mots dessus, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule et que bon nombre de gens autour de moi expérimentaient ou avaient expérimenté à un moment ou à un autre de leurs vies des épisodes de dépersonnalisation/déréalisation à des degrés plus ou moins intenses, même s’ils avaient du mal à l’exprimer clairement.
    Pire, j’ai réalisé que ce trouble était même assez méconnu des professionnels psys.
    Pour vous donner une idée, récemment encore j’ai fait lire le roman que j’ai écrit à une copine psychologue, qui m’a fait comme retour que mon personnage se posaient trop de questions existentielles sans savoir que les ruminations existentielles métaphysiques pratiquement obsessionnelles sont justement une des caractéristiques du trouble, d’ailleurs pour moi certainement la plus difficile à vivre.

    Mon objectif principal n’était pas tant de proposer une alternative positive à cette perception de la réalité que de décrire le trouble au jour le jour, de montrer son caractère insidieux et sournois puisque celui qui en souffre l’ignore et pense même détenir la vérité sur le sens du monde.

    Le roman que j’ai écrit est un peu le journal d’une « dépersonnalisée/déréalisée », au travers duquel j’ai tenu à faire ressortir les spécificités principales du trouble (qui sont d’ailleurs bien décrites dans l’article) :
    -  Difficulté à ressentir ses émotions
    -  Sensation qu’il y a un voile entre soi et ses émotions
    -  Sensation de froid, de sec émotionnel
    -  Impression de vivre dans un film, que ce que l’on perçoit n’est pas la réalité
    -  Difficulté à se reconnaître devant un miroir
    -  Avoir l’impression que son corps est un bout de viande
    -  Que le corps des autres est aussi un bout de viande
    -  Et surtout interrogations obsessionnelles sur le sens de l’existence (la sienne comme celle des autres), sur le pourquoi, la finalité de notre présence sur cette Terre.

    Pour être honnête, j’ai quelque peu édulcoré les perceptions de dépersonnalisation/déréalisation dans le roman afin qu’il soit supportable. Le sujet n’étant pas très agréable, il faut le reconnaître, j’ai préféré le diluer.
    D’autre part, comme vous le verrez, je l’espère, le terme de dépersonnalisation/déréalisation n’est jamais évoqué dans tout le roman. Tout comme ça a été le cas pour moi pendant très longtemps et très certainement pour beaucoup d’autres aussi, mon héroïne ignore totalement de quel syndrome elle souffre et pense être unique dans sa vision du monde.

    J’ai tenté également d’en faire une sorte de résilience et d’offrir à ceux qui l’éprouvent (et peut-être même aux autres) une autre façon d’aborder le monde, un regard différent et positif.

    Je pense sincèrement que la dépersonnalisation/déréalisation trouve son ferment dans les modes de vies monotones, ceux où il ne se passe pas grand-chose, les routines, les métiers sans impact sur l’humanité. Et que c’est pour cela, qu’il est nécessaire pour ceux qui souffrent de ce trouble et veulent s’en sortir, de revoir leurs métiers, que les métiers de bureaux soient bannis au profit de métiers de contact avec les autres, ou des métiers de plein air. De même pour le lieu de vie, exit les environnement gris et sombres, place au soleil et à la lumière et au contact avec la nature. Il est nécessaire dans ce cas de se reconnecter avec la nature. Même si la connexion avec soi-même et ses émotions ne revient pas d’un coup, cela participe au rétablissement de la perception de la réalité.
    Par ailleurs, le sport est un facteur clé de succès afin de se réunifier avec son corps. De même que le yoga et la méditation. Enfin, finalement, je crois que seul un regard vers la spiritualité permet de répondre aux questions existentielles induites de façon obsessionnelle par le trouble.

    Le roman s’intitule Hadriana ou L’Éloge de la Superficialité. Il est disponible sur Amazon où il est proposé en format Kindle et Broché https://www.amazon.fr/Hadriana-lÉloge-Superficialité-Cécilia-LAU-ebook/dp/B07CTBZ16Y/ref=sr_1_29?s=books&ie=UTF8&qid=1526313175&sr=1-29&keywords=FICTION+%2F+Psychological
    Pour ceux qui le souhaite, vous pouvez également me joindre à l’adresse email cecilia.lau@live.fr

    En espérant pouvoir apporter un peu de lumière et de réconfort à ceux qui en ont besoin.

    Sincèrement,
    Cécilia


  • Bonsoir,
    Je ne sais pas si poster ce message a une grande utilité ou non, mais je me sens tellement ... bizarre ? Même pas mal, juste terriblement bizarre.
    J’ai 17 ans, je n’ai jamais vu de psys ou suivi n’importe quel type de thérapie.
    Suite à un décès d’une personne proche et d’une situation familiale toxique (violences psychologiques&autres), j’ai en quelque sorte sombré dans la haine/le dégoût de la vie et des autres quand j’avais 15 ans. J’ai pensé à mourir mais c’était simplement des pensées, je n’y pensais pas sérieusement, et c’est finalement parti puis revenu l’année d’après, à mes 16 ans, à cause de divers éléments (notamment à cause de problème d’anxiété sociale), et comme la première fois, pendant la période hivernale, je le précise pcq ça a peut-être un rapport. J’ai cette fois-ci ressenti une très grosse envie de mettre fin à mes jours, j’étais anéantie, je me dégoûtais, détestais ma vie et je voyais pas de porte de sortie à tout ça, sachant que les seules personnes à qui je pouvais me confier étaient mes amis. C’est reparti à nouveau, et j’ai commencé à traverser une période très étrange qui a duré quelques mois, où absolument plus rien ne me touchait, les deux premiers mois surtout, où rien ne me traversait et ne semblait pouvoir m’ébranler. J’avais l’impression d’être de pierre, je ne ressentais absolument rien, pas de sentiments joyeux, ni de tristesse, j’étais simplement moi, froide ? Et tout me semblait terriblement absurde, je ne voyais de fin à rien, je ne comprenais pas pourquoi je me levais le matin et pourquoi les autres faisaient de même ou pourquoi on réalisait telle ou telle action (dans quel but ?), je trouvais tout cela totalement vide de sens. Je me rendais compte que cette vision des choses n’était pas normale, mais je me sentais simplement morte, et bien que je savais que j’aurai du trouver cela alarmant, ça me désespérait tout au plus, mais sans vraiment me causer du chagrin ou de la peur. C’était comme un sentiment de juste exister, ou survivre, sans vouloir prendre un ton trop dramatique. Bref je me rendais compte que ma manière de penser et du coup d’agir n’étaient pas normales, que quelque chose clochait, puis j’ai entendu plus tard parler de dépersonnalisation et déréalisation mais je n’y ai pas fait attention, étant donné que j’étais sortie de cette espèce de phase de flottement.
    Malheureusement cela fait quelques temps, environ 2/3 semaines que je ressens tout ça, ou plutôt que je me retrouve dans cette manière d’être à nouveau. Ça me perturbe énormément et puis ça m’empêche surtout d’être, je ne vois d’intérêt et de logique à rien et j’ai peur que ça m’emmène dans des travers plus sombres que la dernière fois, parce que c’est pas quelque chose de vivable sur le long terme, ou même sur le court terme.
    J’écris du coup tout ça un peu au hasard, je ne souffre peut-être même pas de dépersonnalisation, mais je pense avoir besoin d’aide, et je sais vraiment pas comment la trouver irl. La psychologue de mon lycée est médiocre, mes parents ne me prendront simplement pas au sérieux, et mes amis ne peuvent pas réellement m’aider.
    Je laisse donc mon twitter @wathildw pour discuter de ça, si quelqu’un pourrait m’aider à identifier ça, et voudrait simplement échanger avec moi s’il a besoin d’aide, etc.
    Bonne soirée/journée/nuit


  • Bonjour,

    Je suis une étudiante de 20 ans en école de commerce.
    Je me permets de poster un message sur ce forum car je suis dans une situation qui n’est plus vivable aujourd’hui : depuis 4 mois je me pose des questions existentielles telles que : comment a été créé le monde, comment je suis arrivée là, qu’est ce qu’il y a après la mort.. et toutes ces questions sans réponses menvahissent et m’angoissent à tel point que je n’arrive plus à vivre normalement et j’ai des crises d’angoisse en continue (la tête qui brule et vomissement). J’ai des angoisses de la mort depuis plus de 6 ans (notamment depuis que mes parents ont divorcé, jetais allée voir un psy à l’époque) mais ces peurs sur l’origine du monde et la nature de la vie sont survenus assez récemment et j’ai l’impression de ne plus vivre dans la réalité comme si le monde autour de moi n’était pas réel. Je vois un psychiatre depuis 2 mois qui m’a mis sous anti-dépresseur, je vais un peu mieux mais ces peurs reviennent tous les soirs et à différents moments de la journée.

    Est ce ces terreurs existentielles n’arrivent qu’à moi ? (Je me sens souvent seule quand je parle à mon entourage car ils n’ont pas peur de la mort et cela je n’arrive pas à le comprendre)
    Comment m’en sortir ?


  • Bonsoir deco06

    je suis dans la même’ situation, mais j’ai le sentiment de finalement réussir à sortir de tout cela et ce sans prise de médicaments ! Donc si jamais vous voulez en parler envoyez-moi un message !


  • Bonjour à toutes et à tous,

    Merci infiniment au rédacteur de ce document, souffrant soit-il ou médecin, enfin, après 26 ans, je vais mettre des mots sur mon état qui ne ma jamais quitté depuis que j’ai 18 ans. je vais faire suivre ce liens à ma femme, à ma famille, à mes amis, à mon médecin, j’espère qu’ils comprendrons enfin ce qui m’a accompagné durant toutes ces années,...

    Merci à vous autres d’exister, non pas par ce que je me réjouis de votre souffrance mais cela fait 26 ans que j’ai l’impression d’être unique tellement la déréalisation a été présente toutes ces années.

    Cela ne ma empêché d’avoir un semblent de vie : études, boulots, voyages, amour, mariage, enfant,...mais ma vie a un gout étrange, fade, sans réel engouement, un impératif de faire comme tout le monde,...je ne ressens plus les choses comme avant ce fameux jour de septembre 1993,...

    j’ai été heureux, des fois, grâce au sport à outrance, chercher cette fatigue et cette endorphine qui me remettait les pieds sur terre le temps d’une heure ou deux,...c’est arrivé ou je faisais du sport deux ou trois fois par jour pour me sentir normal, et un jour je me suis fatigué, je me suis arrêté de courir, j’étais las de me battre et j’ai fais ce qu’il ne fallait pas, prendre tous les traitements qu’on m’a donné,

    une psy à mâcon qui me prenait pour sa souris de laboratoire a tout testé sur moi, je pensais aller mieux, on se réfugie dans le sommeil et on commence à perdre pieds, petit à petit,....le chômage, le poids (185 kg aujourd’hui) et le pire dans tout ça c’est qu’on s’en fou, on ne ressent rien naturellement,.....

    j’ai l’impression que ma vie est passée à une vitesse folle. si ce n’est pas une sorte de foi qui me fait avoir peur de flirter avec la mort, des fois je suis pressé de partir pour enfin connaitre la vérité.

    je vais m’arrêter là, je ne vais pas rédiger 26 ans de vie, façonné par mon esprit, un mauvais faussaire qui ma fourni une identité de mauvaise qualité, mais si y en d’entre vous qui on des questions je me ferai une joie de raconter des passage de mon vécu dans le détail,....

    bonne vie à vous, mes camarade de galère, je vous plein car je ne veux pas réaliser qu’il y a des gens qui vivent ce que je vis,....

    je terminerai par ca, j’ai deux femmes dans ma vie, une grande belle et intelligente et une autre de 6 ans avec un visage d’ange, elles font mon bonheur mais bien souvent quand je les regarde je commence à me poser cette question, sont-elles réelles, sont-elles à moi ou a un autre, vont-elles disparaitre ou aller à leur loge pour se remaquiller et continuer leur rôle ou bien quand je clignerai des yeux, mon autre famille sera là, la vraie cette fois,...je vous laisse imaginer la joie de vivre que de vivre avec ça,...

    je ne veux pas tout étaler car j’au vu qu’il y avait des jeunes ici au début de leur vie, je ne veux pas leur faire peur, ce n’est pas le propos,...mais il doivent être fort courageux et avancer coute que coute, un jour on guérira, ici ?? depuis le temps j’en doute, ailleurs je l’espère, si il ya un ailleurs où on fera la connaissance de ce marionnettiste qui tirait sur nos ficelles,...

    bisous et je m’excuse pour les fautes d’orthographe, j’ai écris vite mais avec le coeur. je m’excuse également si j’ai fait exacerber des sentiments de certain...pardon


  • Je vis ça depuis 10 ans, depuis que j’ai 7 ans, depuis que mes parents ont divorcé. Je suis allé voir plusieurs fois un psy, cela n’y change rien. Il va vous mettre sous anti-dépresseur et puis basta.
    Le PSY, il n’a pas vécu ce que vous vivez, il ne pourra rien faire pour vous. Le seul remède pour vous guérir, c’est vous. Vous pouvez cependant parler de ce problème à quelqu’un qui connait le même pb...
    VOUS n’êtes PAS SEUL(e) ! Regardez le nombre de personnes sur ce blog qui vivent la même chose que vous !! Dites-vous juste que vous avez quelque chose d’extraordinaire que les autres n’ont pas, quelque chose en plus qui fait de vous une personne unique !! Qui sait ? Si ça se trouve nous avons raison ahah.
    Vous n’êtes pas fou, arrêtez avec ce putain de sentiment de merde qui vous emprisonne. C’est votre esprit qui vous joue des tours, reprenez le contrôle. Commencez par avoir confiance en ce que vous voyez.
    Si vous êtes comme moi, si vous vivez ce même problème, c’est sans doute que vous n’avez pas confiance en vous dans la vie de tous les jours. Et ce manque de confiance s’est amplifié en vous. Vous n’avez même plus la certitude de qui vous êtes. Mais réveillez vous bordel, le seul maître en vous c’est vous, et ce que vous voyez est bien réel.
    J’ai la certitude que vous allez réussir !!! Je crois en vous
    ce message a été écrit sur le coup de l’émotion par une personne qui vous ressemble.
    PEACE


  • Bonsoir à tous, Très intéressants tous vos commentaires, car au début je pensais être atteinte de la même chose que l’auteur du récit, mais au fur et à mesure que je lisais, je me suis rendue compte que c’était assez différent. Du moins peut-être... Je n’ai pas de souvenir de l’état d’avant, car j’ai toujours eu l’impression d’être différente des autres. J’ai toujours dû multiplier les efforts pour essayer d’être appréciée des gens, en vain la plupart du temps. Je dois toujours sacrifier beaucoup de mon « bien-être » pour les autres et en retour je n’ai jamais eu le même genre de sacrifice des autres (à part ma grand mère). Je suis toujours gentille et aimable à souhaits et je travaille sur moi-même pour ne pas porter de masque quand je suis avec des gens, et la seule chose que je récolte c’est du mépris, et les actes de gentillesse envers moi sont toujours très rares. je me sens parfois un peu orgueilleuse, alors je maîtrise l’égo afin de vivre avec lui sans qu’il me ronge, mais à côté de ça, je ne vois que des personnes qui me font constamment comprendre qu’ils valent mieux que moi. Je me dis que le monde est fou, car j’essaye de faire le bien du mieux que je peux, d’avoir toujours de bonnes pensées, de bonnes paroles qui redonnent le sourire aux autres. J’aime l’idée que les gens délaisseront peut être un jour cette société de consommation qui les dénaturent. Je n’arrive pas à conduire une voiture parce que j’ai l’impression que de l’autre côté du pare brise ce n’est pas réel... Alors j’ai peur de l’accident, j’ai peur de ne pas être assez consciente. Pour remplir un formulaire administratif, il me faut redoubler d’effort pour me concentrer. Qu’est ce que j’ai fait hier ? ce matin ? il y a 5min ? J’oublie et je sais pourquoi. Parce que j’ai l’impression que ce que j’ai fait hier, ce matin, ou il y a 5min n’a absolument aucune importance. De quelle couleur est la voiture qui vient de passer ? Je ne sais pas. J’ai l’impression de « changer de plan », de plus en plus. A l’origine, je voulais être un peu plus consciente du monde qui m’entoure, et en travaillant dessus, je me suis rendue compte que ce monde n’est pas celui que je vois. Je n’ai pas les yeux dans le vide, seulement de temps en temps comme n’importe qui. Mais j’ai une sensation de flottement dans la tête quand je fais quelque chose. Malheureusement, ce n’est pas facile à décrire. Quand je vois mon mari serrer notre fille de 2ans dans ses bras et que je les entends rire, je les regarde sans rien dire en leur souriant, et je me dis que j’aimerais qu’ils restent heureux comme cela jusqu’à la fin des temps ! Quand j’étais plus jeune (entre 17 et 22ans), il y avait des moments où j’avais l’impression de ne plus être moi, je me disais mais à quoi ça sert tout ça ? Qu’est ce que je suis sensée apprendre de tout ça ? Je regardais mes mains. Et d’un coup je « revenais ». Bref, je suis consciente sans l’être. Ces états me servent encore maintenant pour écrire de la poésie, et j’aime le fait de voir à quel point le monde peut être magnifique. Bonne nuit à vous et j’espère que vous trouverez une solution à vos soucis.


  • Il parait surprenant de constater comment ce qui est qualifié de déréalisation ou dépersonnalisation semble vécu avec souffrance.. finalement, cette dépersonnalisation n’est pas totale sinon il n’y aurait aucune souffrance puisque personne pour souffrir.. 😉


  • Bonjour, il me semble que pour un témoignage au moins (témoignage n°9 en 2011), cela pourrait être l’un des symptômes d’un syndrome de stress post-traumatique (qui fait suite à des crises de panique). Le SPT se soigne bien, avec dans un premier temps une méthode pour faire baisser l’anxiété (relaxation, yoga, hypnose) puis la méthode EMDR qui recolle les morceaux du puzzle. En effet, lorsqu’une personne subit un événement où elle pense que sa vie est en danger, ou si elle assiste à un événement mettant en danger une personne proche, son cerveau va enregistrer l’événement de façon éclatée, dans différentes parties. Les cauchemars peuvent arriver des années après l’événement traumatique et sont insupportables. Le cerveau tente de rassembler les morceaux du puzzle au cours du cauchemar pour intégrer le souvenir et le ranger pour passer à autre chose, mais le réveil du dormeur l’en empêche constamment. Le dormeur a ensuite un comportement d’évitement de toute situation qui pourrait lui rappeler l’événement, évite de dormir, devient addict à des drogues anxiolytiques (tabac, herbe, alcool) ; Sa vie devient un calvaire. Alors, ce n’est pas une fatalité, on peut en sortir par les moyens indiqués plus haut. Bon courage à tous !


Un message, un commentaire ?
modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Rechercher

Rubriques

 

Dernières brèves